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Blocage des lycées vendredi 30 novembre 2018 Contre les politiques jeunesses discriminantes et caractérisantes

Plusieurs lycées du  Loiret bloqués !

Ce vendredi 30 novembre, ceux sont lycéen-ne-s qui se mobilisent. Des 7h, sont bloqués Benjamin Franklin, Pothier et Jean Zay à Orléans, et Maurice Genevoix à Ingré. Dans le Loiret plusieurs lycées dont celui de Gien, Bernard Palissy, ainsi que le lycée Duhamel du Monceau à Pithiviers, rejoint par des lycéens de Jean de la Taille.

Les lycéen.ne.s montrent que la jeunesse est aussi en colère. C’est au cris de non à la sélection à l’université ; non à la réforme du baccalauréat et du lycée. La réforme de la voie professionnelle offre de la main-d’oeuvre gratuite et docile au patronat.

Les lycéen.ne.s dénoncent également sur la suppression de 2650 postes d’enseignants dans le secondaire. Mais aussi ils, elles, appellent à la démission de Macron et de son gouvernement.

Les jeunes rentrent dans le mouvement, le pouvoir peu commencer à trembler. La convergence des luttes est en marche, les syndicats et partis doivent être aux cotés de ceux qui luttent, le NPA  le sera.

 

 

A l’appel de l’Union Nationale Lycéenne – UNL

La colère générale qui gronde depuis quelques jours est également partagée par les lycéen.ne.s. Il est temps que nous nous fassions entendre et écouter. Rendez-vous le 30 novembre pour un blocage massif des lycées.

La politique ultra-libérale portée par le Président de la République E. Macron, au mépris des citoyen.ne.ns, n’a fait que les précariser davantage. Casse des droits des travailleu·se·r·s, hausse de la CSG, mise en concurrence des ambulanciers. L’augmentation des taxes carburant est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le gouvernement entend faire payer plus à celles et ceux qui, faute d’accès aux transports en commun, sont contraint.e.s d’user de leur voiture pour se rendre au travail, à l’école, accomplir les tâches du quotidiens. Il aurait ainsi été plus pertinent, au nom de l’écologie, de développer les transports en commun, et de ne pas mener une réforme SNCF mettant à mal notre réseau ferroviaire.

Finalement, la colère générale qui émane est légitime à prendre la rue et à se faire entendre. Les lycéen.ne.s tiennent à rappeler que la jeunesse aussi est en colère, car depuis un an et demi elle est attaquée, bafouée, oubliée, humiliée, une simple variable d’ajustement pour le gouvernement. La sélection à l’université a laissé des milliers de lycéen·ne·s sans université au début de l’année scolaire. La réforme du baccalauréat et du lycée impose un lycée à la carte mais accroît les inégalités. La réforme de la voie professionnelle offre de la main-d’oeuvre gratuite et docile au patronat. Depuis le début du quinquennat, nous avons réclamé un investissement dans l’éducation. En guise de réponse nous avons perdu 2650 postes d’enseignant•e•s dans le secondaire. Pourtant, le Gouvernement est en capacité de débloquer 3 milliards d’euros dans un Service National Universel (SNU) rejeté par l’ensemble des organisations de jeunesse françaises. Nous remettons sérieusement en question la cohérence du Gouvernement

Notre droit à l’accès à l’éducation est attaqué ; notre droit à l’avenir est remis en doute, notre liberté de choix est entravée. A travers ces réformes lycéennes, le gouvernement ne fait qu’accroître la reproduction des inégalités sociales, et appauvrir les lycéen.ne.s.

Puisque notre avenir se joue maintenant, que nous ne voulons plus le voir se détruire par des politiques hors sol, nous appelons à nous mobiliser. Nous ne voulons plus être les ignoré·e·s de ce quinquennat. Nous exigeons que le Gouvernement respecte et suive l’avis des jeunes dans leur réforme. Notre système éducatif est à améliorer, mais cela doit se faire au travers de politiques adaptées, qui doivent passer en amont par :

L’abrogation de la loi ORE, de la sélection à l’entrée de l’université,

La suppression de la réforme du baccalauréat et du lycée,

La suppression de la réforme des lycées professionnels

L’annulation du projet du SNU,

Un budget à hauteur des moyens afin de créer les infrastructures nécessaires à l’accueil de tou-te-s les lycéen-ne-s, mais aussi de postes d’enseignant-e-s, d’AED, de CPE, ect.

UNL tract national

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Cette entrée a été publiée le 30 novembre 2018 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, ECOLE, ENSEIGNEMENT, FRANCE, LYCEENS-NES.