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Un lycéen grièvement blessé par un tir de Flash-Ball devant le lycée Jacques-Monod à Saint-Jean-de-Braye !

Le parvis du lycée Jacques-Monod a été le théâtre de nouvelles violences ce mercredi matin dans le cadre des manifestations de lycéens. Un élève a été blessé à la tête par un tir de lanceur de balles de défense. Une enquête a été ouverte. ASSEZ DE VIOLENCE POLICIERE ! 

D’importantes échauffourées se sont déroulées ce mercredi matin devant le lycée Jacques-Monod, à Saint-Jean-de-BrayeUn élève de seconde a été blessé, pris en charge par les pompiers et conduit à l’hôpital de La Source. Selon nos informations, le jeune homme a été touché par un tir de lanceur de balles de défense*. Son pronostic vital n’est pas engagé, précise le rectorat.

« J’ai ouvert une enquête, confiée aux policiers de la sûreté départementale, pour déterminer dans quelles circonstances a été fait usage de ce lanceur de balle de défense », explique le procureur de la République d’Orléans, Nicolas Bessone.

« Ce que l’on sait c’est qu’un certain nombre de jeunes étaient en train de commettre des dégradations devant le lycée Monod. Des policiers nationaux et municipaux étaient en protection. Certains jeunes sont venus au contact, les policiers nationaux ont d’abord fait usage de gaz lacrymogène avant que l’un d’eux ne fasse usage de son lanceur de balle de défense. Un jeune âgé de 16 ans a visiblement été touché au front et a chuté au sol. Il a été évacué vers le CHRO. »

Plusieurs lycées orléanais ont été de nouveau bloqués ce mercredi matin. Le principal foyer de tensions s’est noué devant le lycée Jacques-Monod. De nombreux appels à la mobilisation ont circulé sur les réseaux sociaux pour converger vers l’établissement de l’est de l’agglomération.

Dès ce matin, la mobilisation était importante, mais les élèves ont toutefois pu accéder au lycée. Aux alentours de 10 heures, la situation a dégénéré. « Nous n’avons jamais connu un tel déferlement de violence », déplore Valérie Baron, proviseure. « Même à l’époque de la mobilisation contre le CPE (ndlr : en 2006), nous n’avons pas connu de telles scènes. »

Lycée Monod 05-12-2018

« Une situation de crise grave » Halte à la répression !

Depuis vendredi dernier, chaque jour, des tentatives de blocus ont eu lieu, sans succès. Contrairement à ce matin. Un groupe de jeune est arrivé par la rue Gradoux. Ils ont lancé des pierres et divers projectiles vers l’établissementDes vitres ont été cassées, des poubelles incendiées. « Nous avons été confrontés à une situation de crise grave aux abords du lycée », poursuit la proviseure. « Dans ce groupe, nous n’avons pas reconnu d’élèves de notre établissement. »

Les parents ont été alertés afin qu’ils autorisent ou non la sortie de leurs enfants à la mi-journée. Jeudi et vendredi, le lycée accueillera les élèves, « mais nous ne garantissons pas la sécurité aux abords de l’établissement ».

Le témoignage d’une lycéenne (qui souhaite garder l’anonymat) :

« Je suis arrivée vers 8h10, il y avait déjà de la fumée. Un barrage avait été installé par des lycéens venus d’autres établissements. Cela fait un moment que ça tourne sur les réseaux sociaux : et aujourd’hui, la cible des blocages, c’était Monod.
Ceux de Monod ne ne faisaient que suivre. Ils ont commencé à ramener des poubelles pour mettre le feu. Ensuite, les pompiers et les CRS (des policiers en tenue anti-émeute, NDLR) sont arrivés pour essayer de dégager la zone. Il y a eu un petit moment de calme.
Puis les lycéens sont revenus pour bloquer à nouveau. Là, les policiers ont commencé à nous gazer. C’est là qu’il y a eu un mouvement de foule et le tir de flashball.
Je n’ai pas vu exactement ce qui s’est passé : j’avais un peu peur et je m’étais mise à l’écart. Des lycéens ont essayé de secourir le blessé mais ils ont été dégagés par la police. Certains ont caillassé la police – je crois qu’une fenêtre de leur voiture a été cassée – et même les pompiers, mais le lycéen qui a été blessé ne faisait pas partie des casseurs, il était dans la foule mais ce n’était pas lui le plus agressif. »

NPA 05-12-2018

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