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Unédic. Le patronat provoque les chômeurs !

Jeudi, 6 Décembre, 2018

Cécile Rousseau

Faisant fi du contexte social, le Medef propose de baisser les droits des privés d’emploi.

Un sentiment de déconnexion totale. Hier, lors de la quatrième séance de négociation de la convention d’assurance-chômage, le patronat a donné de multiples pistes de baisses massives des droits des chômeurs et précaires. Une tonalité offensive faisant fi du contexte social tendu, avec le mouvement des gilets jaunes et leurs revendications de hausse du pouvoir d’achat.

Le Medef, qui n’avait pas mis de texte sur la table, a donc avancé oralement un festival de régressions pour réaliser 1,5 milliard d’euros d’économies par an, soit plus que les 3 à 3,9 milliards sur trois ans prévus par la lettre de cadrage du gouvernement. Il faudrait ainsi avoir travaillé quatre mois dans les douze derniers mois, et non plus dans les vingt-huit, pour se voir ouvrir des droits. Moins de demandeurs d’emploi seraient donc affiliés au système d’indemnisation.

400 millions d’euros d’économies en réduisant les allocations

La mensualisation des allocations a également été avancée, c’est-à-dire la fixation d’un montant sur 30 jours et le report du reliquat pour les mois de 31 jours à la fin de la période d’indemnisation. L’objectif est de faire près de 400 millions d’euros d’économies, en réduisant les allocations et en tablant sur la non-utilisation de ces jours de reliquat, car plus de 60 % des chômeurs retrouvent un emploi avant la fin de leurs droits. Une autre idée du Medef consiste à tenir compte de « l’intensité du travail » pour baisser les allocations. Enfin, en changeant le mode de calcul des indemnités, une forme de dégressivité des allocations pour les plus hauts salaires serait instaurée. Le patronat a aussi envisagé d’ajuster le montant des allocations en fonction du taux de chômage dans le bassin d’emploi.

Alors que le Medef, par la voix de son représentant, Hubert Mongon, assure qu’une négociation n’est « jamais hors-sol », pour Denis Gravouil, de la CGT, « c’est une provocation, c’est purement irresponsable au vu de la situation sociale ». La CGT spectacle appelle d’ailleurs à un rassemblement le 11 décembre, date de la prochaine séance au siège du Medef. Du côté de la CFDT, pour Marylise Léon, « c’était opération bazooka ». La CFTC a également dénoncé des « économies farfelues ». Quant à Michel Beaugas, de FO, il estime que « ce n’était pas politiquement correct vu le contexte. On est là pour élargir le spectre des gens indemnisés ». C. R.

 

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Cette entrée a été publiée le 7 décembre 2018 par dans anticapitalisme, CHOMAGE, FRANCE, PATRONAT, SOCIAL ?, SOCIETE.

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