NPA Comité Orléans Loiret

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Budget Gilets Jaunes. Il est examiné ce vendredi par le Sénat et devrait logiquement être adopté.

Après des semaines de lutte, parfois violente, les revendications, pourtant claires, des Gilets Jaunes en particuliers sur des hausses de salaires et plus précisément du SMIC vont se traduire de la volonté du pouvoir par des mesurettes et du saupoudrage sous forme de primes. Au bon vouloir du patronat grand chéri de Macron ! Les flics, pour avoir bien cogné, ont obtenu en une journée toutes leurs revendications salariales ! NOUS NOUS EN SOUVIENDRONS !

Prime exceptionnelle, heures supplémentaires défiscalisées, exonération élargie de hausse de CSG pour des retraités… les députés ont adopté dans la nuit de jeudi à vendredi  les mesures d’urgence décidées par le gouvernement pour répondre à la crise des « gilets jaunes » .

Après plus de 13 heures de débats, le projet de loi portant « mesures d’urgence économiques et sociales » a été approuvé à 4h30 du matin par 153 voix contre 9 et 58 abstentions. Le texte, examiné en procédure accélérée, passera dès aujourd’hui même au Sénat.

 

Un examen par les sénateurs qui devrait être une simple formalité. Le président du Palais du Luxembourg, Gérard Larcher, a en effet souhaité un « vote conforme » de la Chambre haute, à majorité de droite. Si tel est le cas, le texte pourra ainsi être adopté avant les vacances parlementaires.

Un plan « pas à la hauteur »

Ces mesures apportent « des réponses rapides, fortes et concrètes » à la crise des « gilets jaunes », condition d’un apaisement même si « cela ne suffira pas », a affirmé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, présente aux côtés de sa collègue de la Santé, d’Agnès Buzyn.

 

Une affirmation dénoncée par la gauche de la gauche qui préfère voir dans ces mesures « trompe-l’oeil ». « Vous pensez que vous allez régler le problème avec quatre mesures et un grand débat […], il ne vous restera qu’à croiser les doigts pour que les gens s’en contentent », a ainsi affirmé Jean-Luc Mélenchon, avant de prophétiser que le gouvernement aura des « Noël aux ronds-points ».

 

Heures sup’: une « mesure sarkozyste dangereuse »…qui laisse grand nombre de salariéEs sur le carreau !

Communistes et Insoumis ont réclamé en vain le retrait de la mesure portant sur la défiscalisation des heures supplémentaires, une « mesure sarkozyste dangereuse » selon eux. Le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires, « nous savons que c’est une bonne chose depuis Nicolas Sarkozy en 2007 », a au contraire salué Eric Woerth (LR). Ce qui n’a pas empêché l’ancien ministre du Budget, lors du quinquennat Sarkozy, de critiquer le projet de loi.

Celui-ci « présente, comme souvent quand on veut régler dans la précipitation, quelques erreurs et deux failles politiques majeures. La première c’est qu’il crée de nouvelles injustices en tentant d’en réparer d’autres. La seconde touche à la crédibilité politique », a en effet estimé Eric Woerth.

La demande des députés Les Républicains (LR) d’exonérer ces heures supplémentaires de cotisations patronales a été rejetée elle aussi, la majorité ne souhaitant pas que les entreprises recourent à ce moyen au lieu d’embaucher de nouveaux salariés.

La prime de 1.000 euros jugée « injuste » car qui va la toucher ?

Les oppositions de gauche et de droite ont jugé « injuste » la prime exceptionnelle de 1.000 euros détaxée que les entreprises auront la possibilité de verser, d’ici le 31 mars, à des salariés rémunérés jusqu’à 3.600 euros. « De nombreuses petites et moyennes entreprises ne pourront néanmoins pas les verser » faute de trésorerie suffisante, a souligné Gilles Lurton (LR). Sur la CSG, les Républicains ont défendu, sans succès, des amendements pour que la mesure s’applique à l’ensemble des retraités.

 

      100 euros au SMIC : comment la prime d’activité va être « dopée » et non le salaire !

 

L’article 4 du projet de loi, qui prévoit un rapport du gouvernement sur « la revalorisation exceptionnelle de la prime d’activité au 1er janvier 2019 » (la mesure de revalorisation elle-même ne passant pas par la loi mais par le règlement), a donné lieu à des débats houleux sur la promesse d’Emmanuel Macron (hausse de revenu de 100 euros autour du SMIC).

La tension est montée entre Agnès Buzyn et les socialistes Boris Vallaud et Valérie Rabault. Cette dernière a accusé le gouvernement d’avoir présenté un budget pour 2019 « insincère » avec des crédits insuffisants pour la prime d’activité. « Vous nous avez laissé une ardoise de 800 millions d’euros. Ca, c’est un budget insincère ! »

 

21-12-2018

 

 

 

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Cette entrée a été publiée le 21 décembre 2018 par dans anticapitalisme, FRANCE, GOUVERNEMENT, PATRONAT, POUVOIR D'ACHAT.