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Film et débat sur le nucléaire : « On atteint la fin d’une époque »

Thierry Gadault, co-auteur du film Nucléaire, la fin d’un mythe, présentera son œuvre au cinéma Les Carmes, à Orléans, samedi 12 janvier. La diffusion sera suivie d’une conférence-débat.

Thierry Gadault est co-auteur du film Nucléaire, la fin d’un mythe et auteur du livre Nucléaire, danger immédiat. Il plaide pour l’abandon du nucléaire.

Projection.

 La diffusion du film Nucléaire, la fin d’un mythe sera suivie de la conférence-débat, ce samedi 12 janvier, à 15 h 30, au cinéma orléanais Les Carmes, par le journaliste Thierry Gadault. Prix d’entrée habituel.
Cette manifestation est soutenue par Acirad-Centre, Amis du monde diplomatique, Attac 45, MNLE 45, le réseau « L’EPR, ça suffit », Sortir du nucléaire 41 et Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye.

 

Votre film évoque un « mythe du nucléaire ». De quoi s’agit-il ?

C’est la croyance que le nucléaire est une filière d’exception qui a permis à la France de disposer d’une industrie de pointe, et d’une électricité sûre, peu chère et qui nous garantit l’indépendance énergétique. C’est un travestissement de la réalité.

En quoi est-ce faux, au juste ?

On atteint la fin d’une époque : 48 des 58 réacteurs nucléaires atteignent leurs 40 ans, la limite de vie qui leur avait été fixée au début. Un certain nombre d’entre eux ne pourront pas être remis en état sans poser de grave danger.

En même temps, EDF connaît des difficultés financières, est endetté, et n’a pas les moyens de reconstruire le parc nucléaire. Un EPR coûte 6 à 7 milliards d’euros. Vu qu’il en faudrait une trentaine, il faudrait investir au moins 180 milliards d’euros. Pas une banque ne mettra l’argent dans une électricité qui coûtera plus cher que les énergies renouvelables.

Du coup, nous finançons massivement, par les impôts et nos factures, un renouvellement impossible dans le contexte actuel.

Pourquoi ce renouvellement serait-il impossible ?

Le complexe nucléaire sera rattrapé par la réalité d’ici quelques années. Car il serait très surprenant que l’Autorité de sûreté nucléaire, en voyant l’état des réacteurs, ne ferme rien. Comme Tricastin 1 (Drôme/Vaucluse), qui connaîtra sa grande visite décennale à partir de juin.

Dans votre livre, vous évoquez spécifiquement la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher)…

C’est là qu’est un des trois réacteurs en plus mauvais état. Il y a déjà eu un double accident grave en 1969 et 1980, qui a entraîné une pollution locale. On l’oublie trop souvent.
Je dévoilerai aussi, samedi, des informations sur les liquidateurs, ces personnels d’EDF et sous-traitants qui ont été envoyés pour nettoyer et remettre en marche les réacteurs de Tchernobyl ou Fukushima. On a aujourd’hui des infos inquiétantes sur leur santé.

Exit le nucléaire donc. Comment compenser les besoins énergétiques sans transformer la France en parc éolien géant ?

Cette crainte provient d’une mauvaise analyse de la situation générale. La France a l’une des premières façades maritimes en Europe, dont l’Atlantique. Elle a une extraordinaire capacité à exploiter l’éolien en mer. Or, nous n’avons aucun parc offshore, seulement des projets. Nous sommes très en retard sur l’Allemagne ou les pays scandinaves…

Ne risque-t-on pas de déclencher la colère des associations de protection de la faune et du littoral ?

Ces champs sont à 20 kilomètres de la côte, pas sous la fenêtre ou dans le port. De plus, les éoliennes ancrées dans les fonds marins font des récifs, permettant le repeuplement des mers. Là où ça existe, on a observé un effet très positif pour la vie marine.
Personnellement, je préfère une éolienne qu’on aperçoit au loin quand il fait beau à une poubelle nucléaire dans mon jardin.

Donc le renouvelable suffirait à remplacer le nucléaire ?

Ces énergies connaissent un progrès très important en terme d’efficacité. Les coûts décroissent à une vitesse à laquelle on ne s’attendait pas, y compris pour ce qui est du stockage.
Certains critiquent la pollution de l’extraction des minéraux nécessaires au solaire ou à l’éolien, et c’est juste. Mais l’extraction de l’uranium, nécessaire au nucléaire, l’est tout autant !

 

Interview C. Bozec

nucleaire_fin_d_un_mythe

 

 

 

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Cette entrée a été publiée le 11 janvier 2019 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, DEBATS, FRANCE, nucléaire.