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A Montchanin, les revendications de classe des patrons de PME à l’opposé de celles des « gilets jaunes »

En Saône-et- Loire, des adhérents à la Confédération des petites et moyennes entreprises expriment leurs doléances. La plupart regrette le Macron conquérant du début de mandat.

FRANCOIS GUILLOT / AFP

« Est-ce qu’on peut demander au “gilet jaune” de sortir ? » Après un moment d’hésitation, les rires fusent. Le pull moutarde en grosses mailles de Sylvie Boudot ne ressemble pas vraiment à une veste de la sécurité routière. Mais, comme celle qui le porte, les treize patrons invités à se gaver oh pardon à déjeuner, vendredi 18 janvier, à l’hôtel Kyriad de Montchanin (Saône-et- Loire), sont adhérents à la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Et leurs revendications ne sont pas tout à fait en phase avec les doléances portées par les manifestants du samedi.

Après la peur du « rouge » la peur du « jaune » !

« Ils font chier tout le monde », résume, entre le duo de cabillaud-saumon et la crème caramel, Thierry Buatois, dirigeant d’un bureau d’études industrielles. Son voisin de droite, le bijoutier Yves Toitot, opine. Les commerçants du département ont perdu « jusqu’à 70 % de chiffre d’affaires certains week-ends »« Nous, ça fait des années qu’on demande des simplifications administratives qui n’arrivent pas, ajoute-t-il. S’il faut qu’on crame des pneus, qu’on fasse brûler des palettes un peu partout, on devrait peut-être s’y mettre… »

La discussion de ce midi, rappelle Damien-Marie Giraud, le secrétaire général de la CPME locale, est censée porter sur le grand débat national. « Ce mouvement aura eu au moins un intérêt,esquisse-t-il : les têtes pensantes là-haut se rendent compte qu’elles ont besoin des remontées de ceux qui se lèvent le matin à 6 heures, du chef d’entreprise qui va travailler avec un cruciforme, une clé de 12, et qui sait ce que c’est que transpirer. On se plaint trop qu’on n’a pas la parole, profitez-en. » « Arrête de rigoler, ils nous prennent pour des cons ! », balaie Yves Toitot. « Moins qu’avant… », tranche, conciliant, Thierry Buatois.

 « On est dans une dictature fonctionnaire »

La tablée a beau se trouver à un jet de pierre du rond-point Jeanne-Rose et d’une cahute des « gilets jaunes » dominée par deux drapeaux bleu-blanc-rouge, il n’y est pas question de référendum d’initiative citoyenne ni d’élection à la proportionnelle. En revanche, la pression fiscale est unanimement jugée « trop importante »« Assommante », même. L’idée d’un impôt symbolique, dès le premier euro gagné, a été évoquée lors d’un débat similaire à Mâcon, une semaine plus tôt. Elle fait son chemin. « Le prélèvement à la source est passé chez moi le 11 janvier, témoigne Thierry Buatois, dont l’entreprise emploie 130 salariés répartis entre la France et le Maghreb. J’ai été surpris du peu de gens qui payaient sur leur revenu. En comparaison, au Maroc, c’est un salaire, un impôt. Ils ne parlent jamais en brut. »

 

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Cette entrée a été publiée le 22 janvier 2019 par dans AFFAIRES, anticapitalisme, MEDEF, PATRONAT, RICHES.