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Près de 300 citoyens manifestent pour le climat à Orléans, ce dimanche 27-01-19

Les participants à la marche pour le climat, événement international, se rassemblent devant la mairie d’Orléans, ce dimanche 27 janvier après-midi. Ils souhaitent transmettre les doléances citoyennes pour la préservation de l’environnement aux pouvoirs publics.

Les défenseurs de l’environnement étaient déjà mobilisés ce samedi 26 janvier, réalisant plusieurs « die-in » dans le centre d’Orléans, aux côté des gilets jaunes. Ils remettent le couvert ce dimanche après-midi.

Les participants à la marche pour le climat ont commencé une chaîne humaine, peu après 15 heures, sur le parvis de la mairie, pour faire passer une enveloppe symbolique avec les doléances des citoyens.  Le courrier en carton, adressé à  « Monsieur le maire d’Orléans », est passé de main en main, jusqu’à la boite aux lettres de la mairie.

Les doléances qui concernent le Département et la Région seront plutôt envoyées sous forme de mails. Les citoyens prévoient de solliciter un rendez-vous auprès des institutions.  Toutes les générations sont mobilisées dans les rues orléanaises.

Une marche jusqu’au quai de Prague

Après le parvis de la mairie, les manifestants ont pris la direction, vers 15 h 30, de la rue Royale. Le cortège est composé de 200 à 300 personnes environ – 300 selon les manifestants -, toutes générations confondues, soit une mobilisation moins importante que lors de la marche pour le climat de décembre dernier. Les défenseurs de l’environnement prévoient de se rendre sur le pont George V pour observer une minute de silence. Ils devraient ensuite rejoindre le quai de Prague.

Cette marche pour le climat s’inscrit dans un mouvement d’envergure internationale. La manifestation qui a lieu ce dimanche dans la cité johannique, a été organisée par le collectif « Il est encore temps Orléans ». Celui-ci rassemble plusieurs associations orléanaises, telles qu' »Alternatiba », « Colibris 45 » ou encore « Vélorution Orléans ».

Parmi les propositions transmises, certaines sont liées aux compétences de la Mairie et de la Métropole. Les citoyens demandent, par exemple, le soutien à l’isolation thermique des bâtiments, la gratuité des transports publics dans la métropole orléanaise, ou encore le développement des infrastructures pour favoriser le déplacement à vélo.

Les citoyens s’adressent également au Conseil départemental, lui demandant entre autres l’abandon de la déviation routière de Jargeau, ou que « l’argent des espaces naturels sensibles serve à la reconquête de la biodiversité ».

Des doléances sont enfin adressées au conseil régional, avec la demande de la fin des subventions publiques pour l’aviation ou encore la réouverture de la ligne Orléans – Châteauneuf-sur-Loire. Et adressées à l’État, avec la demande d’un plan Marshall pour le climat et la lutte contre la fraude fiscale pour financer la justice sociale et internationale, entre autres.

gj orleans 27-01-19

27-01-19 Les gilets jaunes forment des chaînes humaines à différents endroits du Loiret

Les gilets jaunes se mobilisent, ce dimanche matin, à différents endroits du Loiret, pour former des chaînes humaines.

Une grosse centaine de personnes forme, ce dimanche 27 janvier en fin de matinée, une chaîne humaine, près du centre commercial de Saran, sur la RD2020 et à Cercottes. « C’est une autre forme [de mobilisation] pour le même message, la solidarité contre ce gouvernement, explique François, employé retraité. Ce gouvernement nous a retiré près de 600 euros par an ! Ce sont des incapables ! ».

Nous on ne lâchera pas tant que ce gouvernement n’aura pas démissionné

Près de François, Antoine « simple gilet jaune » souvent croisé sur les ronds-points et les manifestations à Orléans, s’interroge sur la faible mobilisation. « Je ne sais pas ce qu’il faut aux gens. C’est une démarche pacifique, on est dimanche, et les gens ne se mobilisent pas ! Nous on ne lâchera pas tant que ce gouvernement n’aura pas démissionné. »

La chaîne humaine doit s’achever vers midi. Mais le mouvement continuera dans l’agglomération d’Orléans. Un peu divisé et parfois en proie à certains doutes mais toujours en action.

Ce samedi, à Orléans, les gilets jaunes étaient déjà mobilisés. Ils ont manifesté, une partie de l’après-midi, aux côtés des défenseurs de l’environnement. Ils ont réalisé avec eux un « die-in » (fait de s’allonger par terre pour simuler la mort, ndrl.).

Mobilisés à Cercottes

À quelques kilomètres de Saran, ce dimanche matin, ils sont à peu près le même nombre à être mobilisés, à Cercottes. Ils longent la RD2020. Toutefois, les manifestants ne sont pas suffisamment nombreux pour rejoindre Saran, sous la forme d’une chaîne humaine.  Les gilets jaunes forment une chaîne humaine à Cercottes, en s’aidant de cordes.

Une (faible) mobilisation à Gien

Ce matin aux alentours de 9 h 45, un groupe de 18 gilets jaunes s’est rassemblé devant le centre hospitalier de Gien. Le rassemblement annoncé, devait à l’origine réunir nombre de manifestants afin de créer une chaîne humaine importante.

 

En raison des conditions climatiques et du petit nombre de manifestants présents, le cortège s’est donc dirigé à pied vers le centre-ville de la Cité d’Anne de Beaujeu. Reliés par une corde, les gilets jaunes ont déambulé le long de l’avenue Leclerc et au carrefour du Vieux-Pont.

L’opération a pris fin rapidement, aux alentours de 10h45, en raison de vifs débats au sein du groupe. La raison de ces discussions houleuses : le grand débat national organisé à Gien. La première réunion proposant des débats locaux se déroulera le vendredi 1er février à Gien, et promet d’ores et déjà de ne pas laisser les manifestants et citoyens giennois sans voix.

Les gilets jaunes du Pithiverais mobilisés à Cercottes

Les gilets jaunes d’Escrennes n’ont semble-t-il prévu aucune mobilisation, ce week-end, dans le Pithiverais. Toutefois, ils sont une vingtaine à gonfler les rangs de la chaîne humaine formée à Cercottes, ce dimanche 27 janvier au matin.

À Saran, Momo, gilet bien connu aussi à Orléans, s’enquiert lui du lieu de rendez-vous donné par Jacline Mouraud, qui lance son mouvement à Orléans, ce dimanche soir. « Qu’est-ce qu’elle vient faire là ? Elle n’a qu’à aller en Bretagne ! Personne ne l’a vue là-bas sur les ronds points ! Personne n’en veut de Jacline Mouraud ! ».

Et de protester aussi contre les répressions policières dont le mouvement est victime. « Hier ils nous ont gazés devant la préfecture d’Orléans ! »

mairie de bonnée 20-12-18

Trois gilets jaunes condamnés à de la prison ferme après avoir incendié la mairie de Bonnée !

Trois gilets jaunes étaient jugés, ce vendredi en comparution immédiate, pour avoir incendié la mairie de Bonnée le 20 décembre dernier. Michel Auger, le maire de la commune, était présent.

Le 20 décembre, à 1 h 45, Brian, 21 ans, Jeremy, 31 ans, et Ersel, 37 ans, ont incendié la mairie de Bonnée. Quelques heures plus tôt, ces trois gilets jaunes, qui se retrouvaient sur le rond-point de Tournebride, à Bray-Saint Aignan, avaient tenté de brûler le radar des Bordes. Interpellés dimanche et lundi, tous trois ont reconnu les faits lors de leurs auditions.

Une vengance, après la destruction de leur cabane

Le soir des faits, les trois hommes, qui reconnaissent avoir bu, décident de faire une action, comme d’autres gilets jaunes en ont fait ailleurs. Leur rond-point a été évacué et ils veulent se venger des agents des services techniques de la mairie de Bonnée, qui ont fait le ménage sur le site et démonté la cabane. Les trois compères apprendront plus tard que ce sont les agents de Bray-Saint-Aignan qui sont intervenus.

Après avoir tenté de neutraliser le radar, c’est vers Bonnée qu’ils se dirigent. Leurs véhicules, contrôlés précédemment sur le rond-point de Tournebride, seront identifiés au cours de leur périple par différents systèmes de vidéosurveillance.

Sur les lieux, ils hésitent. Ils envisagent de mettre le feu à des pneus, dans un parterre de fleurs, à proximité de la mairie. Ce sera finalement devant la porte du bâtiment. « On avait bu, mais on savait ce qu’on faisait », a déclaré Brian au cours d’une audition.

Des dégâts estimés à 154.000 euros

Les pneus s’embrasent, la mairie aussi. Les dégâts sont aujourd’hui estimés à 154.000 euros. Le procureur de la République, Loïc Abrial, a évoqué ce vendredi, au tribunal de Montargis, « des actes de destruction inadmissibles ».

Il a réclamé des sanctions exemplaires : 18 mois dont 12 mois avec sursis pour les trois accusés. Pour l’un d’eux, Ersel, de nationalité turque, il a aussi demandé 5 ans d’interdiction du territoire français. Celui-ci a en fait dû se faire assister d’une interprète. « Que depuis 18 ans qu’il vit en France et ne parle pas français, et ose s’en prendre à un symbole de l’État français, quel mépris ! », a déploré le procureur.

Maitre Lyzan, l’avocat des trois gilets jaunes, a pour sa part demandé que la justice ne fasse pas un symbole de ces hommes, « dépassés par leur bêtise ».

Brian est finalement condamné à 18 mois de prison, dont 14 avec sursis (son sursis de quatre mois prononcé précédemment a été révoqué en totalité). Il est maintenu en détention à l’issue de ce procès.

Ersel est quant à lui condamné à 18 mois, dont 10 avec sursis. Il est fait l’objet d’une interdiction de territoire durant cinq ans, et est maintenu en détention.

Enfin, Jérémy est également condamné à 18 mois de prison, dont 10 avec sursis. Il reste en liberté pour le moment.

 

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Cette entrée a été publiée le 27 janvier 2019 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, écologie, CLIMAT, FRANCE, GILETS JAUNES.