NPA Comité Orléans Loiret

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Greve reconduite dans plusieurs établissements scolaires de la région parisienne et ailleurs !

Voilà le communiqué définitif des établissements en reconductible en Île-de-France (pas les seuls mais ceux qui l’ont déjà validé). Vous pouvez communiquer largement !

 

 

Communiqué des enseignants en grève reconductible en Ile de France

Mercredi 6 février

 

Nous sommes enseignants à Balzac à Mitry-Mory, Jean Macé à Vitry-sur-Seine, Olympe de Gouges à Noisy-le-sec, Rodin, Duruy et Paul Valéry à Paris. Nous avons décidé de reconduire la grève ce mercredi matin.

Nous pensons que la gravité des attaques que subit le service public d’éducation à travers les réformes du lycée général et technologique, du baccalauréat, du lycée professionnel et Parcoursup, justifie une mobilisation d’ampleur.

Monsieur Blanquer affirme que les enseignants soutiennent ses réformes. Pourtant, partout en France, plus de 200 collectifs d’établissements sont déjà mobilisés et organisent la lutte contre ces reculs inacceptables, inacceptables pour les usagers du service public d’éducation, inacceptables pour les conditions de travail des agents du service public, titulaires ou non, que nous sommes.

Ces réformes vont amplifier les inégalités territoriales dans l’offre éducative, dégrader les conditions de travail des élèves et des enseignants, sacrifiées sur l’autel des réductions budgétaires. En témoignent les 2650 suppressions de postes dans le secondaire programmées pour la rentrée 2019, les 400 suppressions de postes administratifs et les heures supplémentaires qui se multiplient.

 

Nous appelons les enseignants à nous rejoindre dans la grève reconductible, les parents, les élèves et tous les citoyen-ne-s à nous soutenir. L’éducation est l’affaire de tous.

 «Libé» s’est glissé jeudi soir dans une salle des profs de Seine-et-Marne, occupée par 25 enseignants. Des centaines d’établissements se révoltent ainsi contre la réforme Blanquer.

Les sacs étaient planqués dans le coffre des voitures pendant la journée de cours. Chaussettes de laine, OK. Couverture chauffante, OK. Jeu de Uno et appareil à raclette, c’est bon aussi. Jeudi soir, au lycée de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, c’était ambiance soirée pyj. Dans ce gros bahut de 1 500 élèves, situé tout près de l’aéroport Charles-de-Gaulle, 25 enseignants ont décidé de dormir là, par terre, dans leur salle des profs. Une façon de protester contre cette réforme du lycée qui se met en œuvre, et le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, que «seuls les médias adorent».

Une petite dizaine de lycées, notamment à Toulouse et Dijon, ont aussi tenté le coup, selon eux, cette nuit-là : occuper les bâtiments avec l’espoir qu’enfin, on parle un peu plus de ce qui est en train de se passer. «On voit bien que la grève et la manif classique comme celle de mardi ne suffisent pas, alors on tente d’autres moyens d’action. La « nuit des lycées » en est une.» Tout en parlant, Renaud, prof de sciences économiques et sociales (syndiqué au Snes-FSU), étale son stock de tracts et banderoles sur la grande table. Il vient de passer une heure devant le lycée à discuter avec des parents d’élèves venus assister à la réunion d’information organisée par la direction.

«On aurait été plus, je pense, sans l’épidémie de grippe. Mais bon, c’est bien quand même. Un tiers de la salle des profs est là, toutes les disciplines sont représentées. Pas vrai les collègues ?» Les profs sont assis en grand cercle, chacun y allant de son mélange de colère-découragement, et aussi d’espoir. «Evidemment qu’il en reste un peu, sinon on ne serait pas là», dixit Camille, le prof de philo.

Puzzle.A vrai dire, ils sont tous un peu flippés de la façon dont leur proviseur va réagir quand il va les savoir là. «Je le vois mal appeler la police quand même…» veut rassurer Renaud. René-Louis, trente ans de professorat dans les pattes et la cravate, n’a jamais fait un truc pareil de sa carrière. «C’est pour dire l’ampleur de ma colère !» Parmi les points qui le hérissent : ce calendrier à l’envers. «On met en place une réforme sans aucune visibilité. En marchant, comme ils disent. On ne sait toujours pas à quoi vont ressembler les épreuves du nouveau bac. C’est quand même de la folie !» Une collègue : «Nos élèves de seconde nous demandent notre avis sur leurs chances de réussite dans telle ou telle matière. Comment répondre quand on ne sait même pas à quoi ressemblera l’épreuve ?»

Pour eux, cette réforme n’est qu’une pièce de puzzle supplémentaire. Elle s’emboîte parfaitement dans la réforme Chatel de 2010 et même celle du collège de 2015 de Vallaud-Belkacem. «Ce n’est même pas une question de bord politique, tranche Camille. Ils sont tous dans la même logique. Donner toujours plus d’autonomie aux chefs d’établissement et, petit à petit, tout dégommer… Et créer des baccalauréats locaux, qui n’auront pas la même valeur partout.» «L’objectif, c’est aussi de nous mettre en concurrence entre enseignants, ajoute Solène, prof d’histoire-géo. Qui donnera le cours de géopolitique par exemple ? Les profs d’histoire-géo ou de SES [sciences économiques et sociales ndlr] ?»Autre question : «Va-t-on vraiment laisser les élèves choisir comme le dit la réforme, ou est-ce qu’en fait ils n’auront pas le choix ?»

Anerie.Dans la nouvelle architecture du lycée, les filières S, ES et L disparaissent. A la place, les élèves doivent choisir trois spécialités parmi un éventail de douze. «Sauf que pour nos élèves, ce ne sera pas douze, mais juste sept», ce qui veut dire tout juste un peu plus de la moitié des combinaisons possibles. La spécialité «informatique-numérique» par exemple ne sera pas proposée ici. «Pour les élèves qui voudraient la suivre, ils pourraient aller dans un lycée situé à une heure de bus… Vous croyez vraiment que des gamins de 15 ans vont se taper une heure de bus le temps du midi pour aller suivre la matière dans un autre lycée ? C’est mort», rit Laure.

Renaud : «Les élèves, ils savent qu’on les carotte, ils ne sont pas débiles. Même si devant eux, on essaie d’être rassurant. En fait, exactement comme notre proviseur devant nous, qui ne dit rien parce qu’il n’a pas le choix.» Dans la salle du rez-de-chaussée, justement, la réunion d’infos avec les parents d’élèves s’achève. «Pas besoin d’y être, on sait exactement ce que [le proviseur] leur dit : le discours de confiance, blabla.» Les profs l’attendent devant la porte pour lui annoncer leur soirée pyjama, la boule au ventre, comme des enfants qui préparent une ânerie. Les grands sont envoyés devant. C’est plutôt drôle. Le proviseur se montre compréhensif (moins avec la journaliste et le photographe). Ils peuvent passer la nuit là. Quelques consignes tout de même : interdiction de mettre un orteil dans la cantine, sous peine de déclencher l’alarme. «Ah, et le chauffage s’arrête automatiquement à 21 heures…»

 

contact : collectifpvenlutte@vivaldi.net (06 18 40 51 99)

 

 

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