NPA Comité Orléans Loiret

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LES INFIRMIÈRES DU CHR D’ORLÉANS S’ORGANISENT CONTRE L’ORDRE.

L’offensive de printemps des Ordres, l’automne de nos libertés

ordres pétain

 

Les bureaucrates des Ordres professionnels repartent à l’attaque. Devant la résistance passive mais efficace du personnel hospitalier, les parasites en charge de l’ordre infirmier ont fait leurs comptes. A peine la moitié des infirmières françaises sont inscrites et pour la plupart c’est de force avec le chantage à l’embauche ou les pressions de la CPAM pour les libérales. L’Ordre récolte 10 millions d’euros par an, ce n’est pas encore assez. Les millions de dettes laissés par les gestionnaires précédents, le train de vie de ces messieurs-dames exigent beaucoup plus. Le nouveau président de l’Ordre pleure misère malgré les indemnités généreuses qu’il reçoit.

On ne peut pas dire que l’ordre ait une bonne image dans le secteur de la santé.

Résurgence du vieux fond pétainiste de l’Etat Français, béni par la droite et la gôche aux affaires ces dernières années, cet ordre réactionnaire au service de la bourgeoisie libérale fait vomir infirmières, kinésithérapeutes et podologues. Ils et elles n’en veulent pas, c’est au mieux inutile, au pire néfaste.

 

Sous la  pression des parasites ordinaux la direction du personnel a envoyé sans sourciller le fichier personnel de toutes les infirmières du CHRO. Au mépris de la loi qui oblige normalement à prévenir chaque agent individuellement de cette opération discutable sur le plan “informatique et liberté”, la direction a tout balancé sans état d’âme. Une saloperie de plus.

C’est vrai qu’au moment où l’hôpital se débat avec le déficit budgétaire, des conditions de travail dégradées par le manque de personnel paramédical et médical et des difficultés de recrutement de personnel qualifié l’urgence est à l’adhésion à l’ordre. Seul un directeur peut comprendre cette priorité des priorités. Une petite infirmière noyée dans son travail n’a sans doute pas cette vision d’avenir radieux que seul un énarque possède. Que ferait-on sans eux ?

OI racket ordre v1

 

Alors les infirmières ruent dans les brancards.

 

Convoquée par Sud qui a été submergé d’appels téléphoniques et d’interpellations des collègues, une première assemblée a réuni une trentaine de collègues inquiètes et en colère. Pour l’instant les autres syndicats n’ont pas encore réagi. Mais nous espérons que l’intersyndicale se réveillera avant qu’il ne soit trop tard. De toute façon les collègues sont partantes pour agir et vite. Avec ou sans syndicat.

Elles ont décidé mercredi 15 mai de réactiver le COLLECTIF DU LOIRET CONTRE LES ORDRES.

Prochaine échéance un rassemblement lors du comité technique d’établissement le 21 mai à La Source pour demander à la direction d’arrêter son chantage et ses pressions sur les infirmières.

Puis offensive dans les médias et en direction de la population.

Enfin si les pouvoirs publics considèrent que des centaines de milliers d’infirmières sont en exercice illégal il pourrait venir à l’idée de ces “outlaws » de cesser le travail sur le champ pour se conformer docilement aux exigences ordinales et gouvernementales. Et forcer des centaines de milliers de collègues à travailler illégalement serait assez amusant. Chiche !

OI noyade V2

Extraits du tract SUD CHRO : 

 

POURQUOI REFUSER L’ORDRE ?

 

Un vrai racket

De fait l’adhésion obligatoire est un racket même si la cotisation ramenée à 30 € est modeste. C’est encore ça de ponctionné sur des salaires tout aussi modestes.

En libéral c’est 75 € annuels. Au total 10 000 000 € seraient collectés ,?, chaque année sans que jamais aucun compte ne soit rendu public. Les Ordres adorent la

grande discrétion sur leurs comptes.

 

Des méthodes dictatoriales

Le courrier envoyé aux infirmières du Loiret illustre bien par son ton la nature même des rapports entretenus par l’Ordre avec ses ouailles : menaces, paragraphe écrit en rouge

comme un prof qui corrigerait une copie, ton comminatoire interprétant la loi à sa façon.

Il utilise les mêmes méthodes avec les employeurs. C’est un mélange permanent de menaces, de recours aux huissiers, de saisies sur salaire, de poursuites judiciaires.

Un vrai paradis cet Ordre. On s’y sent bien comme dans un cocon ou plutôt une prison.

 

De grandes libertés avec la loi

L’extorsion des fichiers confidentiels du personnel auprès des employeurs se fait la plupart du temps sans aucune information préalable individuelle des infirmières.

Ce qui compte c’est que le pognon rentre, de force s’il le faut. Des méthodes de gangsters en partie couvertes par les pouvoirs publics complices.

Les lettres “suivies » expédiées n’ont aucune valeur juridique mais elles font peur. Les jeunes diplômées dont on a bourré le crâne sur l’ordre pendant leur formation sont terrorisées et cèdent.

 

La loi prévoit que les courriers soient adressés en recommandé. Profitons-en pour les réexpédier ad patres vers la poubelle. Question d’hygiène.

Les menaces de saisie sur salaire, l’exigence d’un relevé d’identité bancaire à fournir obligatoirement sont autant d’abus de pouvoir sans fondement juridique.

Etonnant qu’une « institution » se vantant d’être un Ordre soit aussi désinvolte avec la loi.

 

Une instance disciplinaire de plus

Et surtout inutile. L’Ordre se vante de garantir aux patients des professionnels parfaits. Quel baratin !

Parce qu’une infirmière paie 30 € de cotise elle serait irréprochable ! Quelle escroquerie !

 

Ce qui fait la qualité d’une infirmière c’est d’abord sa formation, puis son engagement professionnel, l’encadrement dans son équipe, pour les hospitalières, la reconnaissance

professionnelle de son employeur qui passe aussi par la rémunération, la formation continue et la qualité de vie au travail. Autant d’exigences totalement étrangères à l’Ordre.

 

Alors en cas de faute se retrouver jugée une troisième fois par la justice ordinale après la justice civile et la justice de l’employeur, bonjour l’ambiance. Cela fait plus chasse à

l’homme ou à la femme que justice équitable.

Chaque collègue ayant eu affaire à l’Ordre s’est vue lourdement sanctionnée. Pas de quartier et pas d’humanité. L’Ordre règne !

 

ALORS POUR NOUS C’EST NON. NOUS REFUSONS DE PAYER POUR TRAVAILLER.

NOUS REFUSONS D’ENTRETENIR DES PARASITES AVEC NOS SALAIRES DE MISÈRE.

 

 

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Cette entrée a été publiée le 22 mai 2019 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, HÔPITAL, santé.