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Office Dépôt la nouvelle victime d’un fonds vautour. 150 emplois menacés à Meung sur Loire !

L’entreprise de fournitures de bureau Office Dépôt, qui emploie notamment 150 personnes dans le Loiret, serait menacée de fermeture. La société est la propriété d’un fonds d’investissement allemand aux méthodes douteuses. IL FAUT EXPROPRIER TOUS LES BIENS DE LA SOCIETE AURELIUS ET LA METTRE AU BAN DE L’EUROPE ! Condamnation des dirigeants d’AURELIUS et nationalisation d’Office Dépôt !

 

Les syndicats dénoncent un « fonds vautour »

C’est en 2017 que le fonds d’investissement a acquis la filière française de l’entreprise Office Dépôt, en difficulté financière. A peine deux ans plus tard, des rumeurs de liquidation. L’UNSA et la CFE-CGC l’affirment : ils sont victimes d’un « fonds vautour », un fonds d’investissement spécialisé dans le rachat d’entreprises en grande difficulté, et avec eux leurs titres de dette. Le but : voir ce qu’ils peuvent obtenir… si l’entreprise disparaît. 

« Aurelius a fait disparaître du capital et remonter vers le fonds vautour, par différentes techniques juridico-financières, au minimum 98 millions d’euros de la filiale opérationnelle française » accusent les deux syndicats. En plus de leur dépôt de plainte, ils ont sollicité une audience auprès du ministère de l’Economie, avec l’appui du sénateur PS du Loiret, Jean-Pierre Sueur.

C’est qu’effectivement, le fonds Aurelius a un passif plutôt lourd, et difficile à mettre sous le tapis. Si le cas Office Dépôt est avéré, il s’agirait de la quatrième entreprise liquidée par Aurelius depuis 2009, la troisième depuis 2017. De son côté, Office Dépôt « dément formellement tout projet de liquidation« .

Quelle, première victime

En 2017, l’entreprise de vente par correspondance Quelle, et son site d’Orléans-La Source, sont rachetés par Aurelius pour un euro symbolique. C’est dire les difficultés que traverse Quelle, et l’espoir que suscite la promesse de restructuration faite par le fonds allemand. Pourtant, en 2009, l’entreprise dépose le bilan.

508 employés attaquent alors Aurelius en Justice, l’accusant d’avoir orchestré la faillite de Quelle. Le tribunal de commerce d’Orléans se prononce en leur faveur, en juin 2012. Aurelius est condamné à verser près de 3 millions d’euros aux anciens de Quelle, dans un verdict sans appel.

« L’assèchement de la trésorerie, du fait de sa durée, a contribué directement à maintenir la société Quelle et ses deux filiales dans une situation financière chaotique », observent les juges, qui décrivent le comportement d’Aurelius comme une « dérive financière contraire à la conception même de l’entreprise »

Isochem, deuxième victime

L’année suivant le dépôt de bilan de Quelle, en 2010, le fonds d’investissement Aurelius se fait cadeau d’Isochem et son site de Pithiviers. La Société nationale des poudres et des explosifs (SNPE), alors propriété de l’état, cède en hâte son entreprise de chimie, dans le rouge depuis plusieurs années. Elle est reconvertie à l’industrie pharmaceutique.

En 2016, Isochem atteint enfin l’équilibre financier. Pourtant, en 2017, elle est placée en redressement judiciaire. Officiellement, un gros client, Gilead France, vient de se retirer du carnet de commandes. Mais pour les salariés, la faillite vient avant tout d’un manque d’investissement, dont Aurelius avait pourtant bien les moyens puisqu’en 2014, le fonds avait revendu la filiale hongroise d’Isochem, empochant 32 millions d’euros.
Une nouvelle plainte est déposée pour abus de bien social, en juillet 2017.

Prisme, troisième victime

La série noire continue avec Prisme, une imprimerie qui a plusieurs sites en France, y compris dans l’Indre et l’Eure-et-Loir. Aurelius ramène Prisme dans son giron en 2016, là encore à la faveur d’une situation financière délicate. Cette fois, le processus ne traîne pas : Prisme est placé en redressement judiciaire en 2018. 

64 salariés perdent leur emploi à Droue-sur-Drouette (28). La réputation d’Aurelius l’avait précédée, et n’a pas tardé à se vérifier. Auprès de l’Echo Républicain, le représentant du personnel Alain Guérin témoigne alors : « On le sentait venir. (…) Nous étions déjà en difficulté financière. Depuis qu’ils nous ont rachetés, ils nous ont laissé couler. Nous n’avions plus de directeur. Il s’agissait seulement d’un actionnaire qui nous a abandonnés ». 

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Cette entrée a été publiée le 30 mai 2019 par dans Actualités des luttes, AFFAIRES, anticapitalisme, ANTISOCIAL, FRANCE.