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Grève aux urgences : manifestation nationale à Paris pour « maintenir la pression » !

Les personnels soignants des urgences sont appelés à défiler mardi. Ils revendiquent 300 euros de hausse de salaire, des effectifs supplémentaires et un « moratoire » sur les fermetures de lits.

Après plus de trois mois de grève et malgré des « avancées », des soignants manifestent dans toute la France, mardi 2 juillet. Il s’agit pour eux d’une « dernière ligne droite » pour « maintenir la pression » sur le gouvernement et tenter d’étendre le mouvement à tout l’hôpital d’ici à la rentrée. Après des manifestations en ordre dispersé en juin, l’intersyndicale CGT-SUD-FO et le collectif de paramédicaux Inter-Urgences ont décidé ensemble de cette journée d’actions, à laquelle l’ensemble des personnels hospitaliers étaient conviés.

A Paris, plusieurs centaines de soignants venus de toute la France sont ainsi partis à la mi-journée du ministère de l’économie en direction de celui de la santé, où une délégation espérait être reçue. En blouses blanches ou affublés de costumes de robot en carton, les manifestants brandissaient pancartes et banderoles sur lesquelles on pouvait lire « ensemble sauvons les urgences » et « Y’a de la colère dans le cathéter », en référence à une chanson enregistrée par des infirmières des urgences de Valence et diffusée sur les réseaux sociaux.

Selon notre journaliste sur place, les manifestants sont arrivés devant le ministère de la santé peu avant 16 heures, où ils espéraient être reçus :

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Série d’agressions

Inédit par son ampleur et largement soutenu par la population, selon un récent sondage Odoxa, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Et ce, en dépit des réponses apportées depuis par la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

Selon le collectif Inter-Urgences, 154 services étaient en grève mardi, contre 106 le 14 juin, quand Mme Buzyn a annoncé le déblocage de 70 millions d’euros, dont 55 millions pour financer une prime de risque de 100 euros net mensuels pour les 30 000 personnels (hors médecins) des urgences, et 15 millions pour faciliter les recrutements dans les services en tension cet été.

La prime, entrée en vigueur lundi en vertu d’un décret paru dimanche au Journal officiel, sera désormais cumulable avec une autre dédiée aux travaux dangereux, a souligné la ministre dans un communiqué, rappelant « tenir l’engagement du gouvernement ». Mais « la mobilisation continue », a assuré à l’Agence France-Presse Didier Birig (FO), fustigeant des « annonces insuffisantes au regard des revendications des agents » : 300 euros de hausse de salaire, des effectifs supplémentaires et un « moratoire » sur les fermetures de lits. En Ile-de-France, où d’importants moyens ont été mis sur la table pour éteindre la grève, « il y a des avancées », a reconnu le syndicaliste, « mais pas sur le plan national ».

 « Zéro brancard dans les couloirs »

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a ainsi offert de créer 230 postes dans ses 25 services d’urgences, tandis que l’agence régionale de santé (ARS) a proposé « un contrat d’objectif zéro brancard dans les couloirs » avec « une incitation financière » à la clé pour les hôpitaux concernés. Concernant l’AP-HP, « on va dire que c’est sérieux », mais « dans le cadre donné par la ministre, qui n’est pas bon », a commenté Hugo Huon, infirmier à Lariboisière et membre du collectif Inter-Urgences.

« Martin Hirsch [directeur général de l’AP-HP] ne peut pas nous donner 230 postes, d’un côté, et maintenir son plan de retour à l’équilibre et la suppression [de plusieurs centaines] de lits de gériatrie », dénonce, pour sa part, le médecin urgentiste et cégétiste Christophe Prudhomme, interrogé par l’AFP.

Plus généralement, « il faut ouvrir des lits », a-il insisté, soulignant que « même » la Fédération hospitalière de France (FHF) porte cette revendication. Si une nouvelle manifestation nationale semble peu probable en plein été, des « opérations coup de poing » pourraient avoir lieu localement, a prédit M. Prudhomme, qui entend mobiliser l’ensemble du monde hospitalier à la rentrée pour peser sur le prochain budget de la Sécurité sociale.

Grande grève hospitalière ?

Appelés à manifester mardi par l’intersyndicale, les personnels des « maternités, des Ehpad, des services de chirurgie, etc. » pourront être tentés de rejoindre ceux des urgences qui ont « obtenu des choses », a abondé Didier Birig.

Du côté de l’Inter-Urgences, Hugo Huon pense qu’« il y a des chances » qu’une « grande grève hospitalière prenne ». Mais « ce n’est pas notre rôle de porter tout le monde », a-t-il prévenu. En attendant la rentrée, le collectif devrait, selon lui, « continuer à se structurer au niveau régional ».

Grévistes et autorités sanitaires tenteront localement de gérer le manque de personnel accentué par les vacances, la ministre de la santé visant des services sans « trou dans les lignes de garde ». Mais la tâche s’annonce compliquée : selon une enquête pré-estivale de l’ARS francilienne, au moins 1 000 « plages de 12 heures » sont « non pourvues » en médecins – et autant en infirmières – pour juillet et août.

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Cette entrée a été publiée le 2 juillet 2019 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, EPHAD, FRANCE, HÔPITAL, santé, URGENCES.