NPA Comité Orléans Loiret

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Les jeunes menacés d’une mise à la rue au 31 août prochain. Rassemblement lundi 26 août, à 17H00 devant la préfecture.

Vous étiez encore nombreuses et nombreux à être venu-e-s, ce mercredi 21 août 2019, soutenir les jeunes menacés d’une mise à la rue au 31 août prochain.

Merci à toutes et tous.

La délégation reçue par la préfecture était composée de 3 représentants des jeunes et 2 soutiens.

Nous avons été reçus par Madame Sylvie Gonzalez, directrice des sécurités et Monsieur Stéphane Perrin-Boisson directeur de la sécurité publique.

Les jeunes ont exposé leurs angoisses de l’avenir sans hébergement, les problèmes très concrets qu’ils allaient rencontrer.

Nous avons rappelé nos demandes déjà connues de la préfecture.

Madame Gonzalez a indiqué que des titres de séjour avaient été délivrés rapidement, en juillet et août, que la préfecture était en attente d’une dizaine de dossiers supplémentaires non encore déposés par le Conseil départemental mais que certains titres n’avaient pas été retirés au guichet.

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Les 3 représentants des jeunes se sont exprimés sur la nécessité d’obtenir des titres de séjours Vie Privée et Familiale (VPF) ou Salariés, facilitant la recherche de travail et leur intégration. Pour les titres non encore retirés au guichet, ils ont signalé que la directrice de l’ASE s’était engagée à ce que le Conseil Départemental les finance (surtout le titre étudiant qui coûte la modique somme de 419 euros au total, sachant que les jeunes présents à la délégation ne touchent par exemple que 110 euros de bourse d’entretien par mois et qu’il n’ont rien perçu pour le mois d’août). Madame Gonzalez apprenant cette information doit revoir le Conseil Départemental, en plus des dossiers en attente.

Concernant l’hébergement, Monsieur Perrin-Boisson a confirmé avoir fait remonter nos demandes auprès du secrétaire Général de la préfecture. Cependant, ce dernier n’a pris aucune décision.

Le nouveau préfet arrive le 26 août, ce sera donc lui qui prendra la décision. Il est déjà informé de la situation,  mais il n’a pas fait connaître sa décision.

Madame Gonzalez nous assuré à plusieurs reprises qu’il y aura une réponse avant le 31 août.

Nous avons demandé le titre VPF pour les jeunes à partir de la date de prise en charge et non de celle de l’ordonnance du Juge des Enfants (afin de ne pas pénaliser ceux qui n’obtiennent une décision du juge que de longs mois après leur arrivée), l’abandon du titre étudiant au profit du titre salarié, et bien sûr le maintien de l’hébergement pour l’ensemble des jeunes.

Enfin, pour ceux qui ont terminé leur cursus, nous avons demandé une équipe spécialisée qui les aide à préparer leur sortie rapide et sereine du dispositif!

A la sortie de la délégation tous les manifestants qui attendaient une réponse ont décidé de revenir lundi prochain, le 26 août, à 17H00 devant la préfecture pour que le nouveau préfet comprenne l’urgence de la situation à la veille de la rentrée scolaire.

 

Le Collectif Jeunes Isolés Etrangers (COJIE) appelle donc l’ensemble des soutiens à venir aux côtés des Jeunes afin qu’ils aient enfin connaissance de la décision du préfet.

 

Rassemblement lundi 26 août, à 17H00 devant la préfecture.

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Parallèlement, il faut continuer à diffuser et faire signer la pétition en ligne : www.educationsansfrontieres.org/P3457 ou en version papier.

RESF45 et le COJIE.

 

Les jeunes isolés attendront le nouveau préfet de Région devant la grille de la préfecture du Loiret le 26 août

Une nouvelle manifestation en soutien aux jeunes isolés, qui pourraient se retrouver à la rue au 31 août, car ils sont désormais majeurs, avait lieu ce mercredi. Elle s’est terminée par un entretien avec la préfecture : la décision ne tombera pas avant le 26 août et l’arrivée de Pierre Pouëssel, nouveau préfet de la région Centre-Val de Loire.

Le rendez-vous était donné à 16h30, place du Martroi. Le Cojie (Collectif de soutien aux jeunes isolés étrangers du Loiret), a proposé un tournoi de football aux jeunes, pour « changer un peu », et « ramener du monde ».

Raynaldo, membre du Cojie, rappelle les objectifs du rassemblement. « Environ 150 mineurs isolés étrangers, qui sont actuellement logés à l’hôtel, risquent de se retrouver à la rue au 31 août parce qu’ils ont atteint 18 ans. La prise en charge, qui ne prévoit aucun suivi éducatif, va s’arrêter net, ne leur permettant pas de continuer à suivre des études, une formation. On demande à ce que les jeunes soient logés, et le retour des contrats jeunes majeurs, qui permettaient d’assurer la période entre 18 et 21 ans. »

Selon le collectif, un peu moins de 200 personnes étaient au rendez-vous. Selon la police, 110 personnes sont venues défendre la cause. Une cinquantaine de jeunes se sont relayés sur le « terrain », parfois rejoints par des passants.

Des jeunes terrorisés par l’avenir

« Je suis arrivé en février, je ne suis pas scolarisé. Je voudrais faire une formation, trouver un patron pour un CAP parce que j’ai le niveau collège. Mais s’il n’y a pas quelqu’un pour expliquer ta situation avec toi, tu n’es jamais pris. La confiance, c’est pas si simple. Et on n’a pas les papiers qu’il faut pour trouver directement un travail. Mais de toute façon si on dort à la rue, on ne pourra pas travailler. J’ai vraiment peur pour le 31 août, je ne trouve pas le sommeil », déclare Loua, de Guinée-Conakry, tout juste majeur.

Pour Aliou, arrivé il y a deux ans du même pays, la situation est différente. « J’entame ma deuxième année en CAP aluminium vert, mais j’ai peur de rater si je dors dans la rue. Je n’ai pas de famille, alors on demande aux amis pour trouver où dormir, en prévision du 31 août. » D’autres indiquent qu’ils sont déjà attentifs, lorsqu’ils sont en ville, aux endroits qu’ils pourraient investir de nuit.  

Une délégation reçue par la préfecture

Munis de tentes, de bidons sur lesquels ils tapent avec des bouts de bois, de djembés, les jeunes et le collectif crient leurs slogans à travers la ville : « Un toit, une école, des papiers, c’est un droit ! » ou encore « Eh la préfecture, on arrive ! ». Sur leurs pancartes, des messages qui interpellent. « Je suis humain comme toi. » « Je suis formé, je veux travailler. » « À l’aide. » « Des réponses svp. »

Pour trouver ces réponses, direction la préfecture, où une délégation de trois jeunes et deux adultes sont reçus, pendant que les autres attendent plusieurs dizaines de mètres plus loin, stoppés par des barrières.

La date fatidique arrivant à grand pas, Raynaldo, du collectif, attend beaucoup de cette rencontre. « Mais si rien ne se passe, nous sommes prêts à continuer la lutte, à faire des actions fortes. Les jeunes resteront dans les hôtels, et il faudra envoyer la police », déclare t-il, déterminé. « Il faut comprendre que c’est aussi ce qui arrive aux jeunes isolés français, dépendant de l’Aide sociale à l’enfance également, qui eux dorment en foyer ou en famille d’accueil. À 18 ans, ils sont lâchés dans la nature. »

 

Ségolène, du COIJE, décrit la rencontre avec Sylvie Gonzales, directrice des sécurités, et Stéphane Perrin-Boisson, chef du bureau de la sécurité publique. « On nous a fait comprendre qu’ils avaient déjà pensé à quelque chose et que le nouveau préfet prendra une décision. Il arrive le 26 août et il est au courant. Il nous ont dit qu’ils avaient accéléré les réponses pour les droits de séjour et c’est vrai. Mais ils fournissent des titres étudiants qui ne permettent pas d’accéder à des dispositifs pour obtenir un logement, et qui sont parfois trop cher pour les jeunes. »

Les trois jeunes de la délégation ont fait comprendre à leurs camarades qu’il fallait rester mobilisés, car rien n’était gagné : leurs interlocuteurs ont sous-entendu que les réponses apportées à chacun pourraient être différentes selon les situations.Le défi est donc de rester unis. « Nous avons déjà décidé d’accueillir le préfet, Pierre Pouëssel, le 26, devant la préfecture ! »

 

Lucile Preux La République du Centre, Photos La République du Centre

 

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