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Gratuité des transports urbains : Châteauroux donne l’exemple

Depuis 2002 les bus sont gratuits dans cette ville qui accueille mardi et mercredi une conférence internationale.

https://blogs.mediapart.fr/reseau-national-pour-la-gratuite-des-transports/blog/120919/appel-national-pour-la-gratuite-des-transports-publics-locaux

Si la gratuité des transports urbains figure en tête de liste des propositions de tout candidat écolo pour les prochaines élections municipales (à l’image de Dunkerque qui est souvent mise en avant) l’exemple de Châteauroux vient rebattre quelques cartes. Cette agglomération, « Châteauroux Métropole » de 78 000 habitants et 14 communes, a en effet instauré la gratuité des bus dès 2002. Et le président de cette agglomération n’était pas un illuminé quelque peu oublieux des finances locales : Jean-François Mayet était l’exemple même du maire de droite peu versé dans l’écologie politique. 17 ans après le bilan apparaît quelque peu flatteur, tant au niveau de la fréquentation (le nombre de voyageur a été multiplié par 5) que pour le budget local qui a facilement absorbé cette gratuité. Avec quelques autres villes comme Aubagne, Gap, Figeac, Castres Dunkerque ou Niort Châteauroux fait donc figure d’élève modèle.

 

Une référence pour les villes moyennes

A tel point que la ville a été retenue pour accueillir les 10 et 11 septembre les «  2èmes Rencontres internationales du transport gratuit ». Plus de 250 participants venus du monde entier sont attendus pour ces rencontres qui aborderont les aspects sociétaux, financiers et environnementaux. Gil Avérous, Maire de Châteauroux et Président de l’Agglomération attend notamment le maire de Dunkerque, une représentante québécoise, des élus de Calais, Grenoble, Niort, les présidents du groupe Kéolis (qui gère les transports de Châteauroux), de l’UTP (Union des transports publics et ferroviaires), du GART (Groupement des autorités responsables du transports) et même de Charles-Éric Lemaignen, ancien président de la Métropole d’Orléans et ancien vice-président de l’AdCF ( Assemblée des communautés de France). Gille Avérous qui ne « veut pas apparaître comme un « ayatollah de la gratuité » montrera donc l’exemple de Châteauroux qui fait aujourd’hui référence dans les agglomérations moyennes. En 2001 le réseau castelroussin totalisait 1,5 million de voyages/an, 1 million de kms/an et 21 voyages par habitant et par an avec seulement 400 000 euros de recette de billetterie. Les résultats sont éloquents avec une fréquentation triplée : 5 millions de voyages par an, 73 voyages par habitant/an (bien au-dessus de la moyenne nationale) en 2017. Et cela sans alourdir la charge pour la collectivité : une légère augmentation du versement transports que payent toutes les entreprises de plus de 9 salariés et des économies de fonctionnement (billetterie, contrôleurs) ont permis de limiter l’impact financier de la gratuité.

La gratuité des transports dépasse pourtant ce simple enjeu budgétaire : c’est aussi un moyen de penser la ville autrement, de développer la mobilité sociale, de limiter l’étalement urbain, de renforcer l’attractivité des centres villes. Mais ce débat doit quitter le seul microcosme écolo pour s’instiller dans toutes les sphères politiques. Peu à peu cette idée fait son chemin : les transports en commun sont désormais totalement gratuits dans 98 villes dans le monde – 27 aux États-Unis, 11 en Amérique du Sud, une en Australie, trois en Asie, 56 en Europe. Contre une seule en 1970… En France les grandes métropoles n’ont pas encore franchi le pas. Mais nul doute que ce débat animera les prochaines municipales notamment à Tours et Orléans deux agglomérations qui n’ont pourtant pas l’intention de s’engager dans cette gratuité, l’une privilégiant la mise en électrique de tout le réseau de bus, l’autre l’ouverture d’une seconde ligne de tram. Autant de débats qui agiteront les rencontres de Châteauroux où sera par ailleurs présentée pour la première fois dans la région Navya, une navette autonome sans conducteur et électrique (0 émission de CO²).

 

J.-J.T  Mag Centre

 

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Cette entrée a été publiée le 16 septembre 2019 par dans anticapitalisme, FRANCE, transports gratuits.