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SÉNÉGAL :Projection débat « Camp de Thiaroye » samedi 19 octobre 2019 à 16h30

Lieu : Paris 11e

Librairie du Monde libertaire – Publico
145 rue Amelot
Métro République, Oberkampf, ou Filles-du-Calvaire

 

Film d’Ousmane Sembene et de Thierno Faty Sow

En novembre 1944, un bataillon de tirailleurs sénégalais revenant d’Europe est acheminé vers le « camp de transit » de Thiaroye près de Dakar. Originaires des colonies de l’Afrique Occidentale Française (AOF), ces hommes sont parqués en attendant le versement de leurs arriérés de solde, de leur pécule et de leur prime de démobilisation. Après s’être battus pour libérer la France de l’Occupant allemand, ils sont confrontés au racisme de la hiérarchie militaire qui prend la décision de diviser par deux le montant de leurs indemnités. Alors que certains combattants reviennent blessés tandis que d’autres ont été enfermés dans les camps allemands comme celui de Buchenwald, ils sont victimes de la structure coloniale de l’armée française qui les a enrôlé de force, pour certains au début de la guerre. Ils décident de se révolter contre les mesures prises par le commandement et retiennent prisonnier le général Yves de Boisboissel venu les leur annoncer. Après avoir promis de revenir dessus, le général est libéré et dans la nuit du 1er décembre, il fait attaquer le camp par la gendarmerie renforcée par des soldats issus d’autres régiments de tirailleurs sénégalais et d’un régiment de l’artillerie coloniale. Un char M3 Stuart, deux automitrailleuses et une autochenille sont utilisés à titre de « démonstration de force ». Le « massacre » cause la mort de 70 tirailleurs. Le 6 mars 1945, 34 survivants sont jugés et condamnés à des peines allant d’un à dix ans de prison, à une amende de 100 francs de l’époque et à la perte de leurs droits aux indemnités de démobilisation avant d’être graciés par le président de la République Vincent Auriol en juin 1947.

Réalisé par Ousmane Sembene en 1988, le film « Camp de Thiaroye » nous éclaire sur l’histoire coloniale française en particulier en Afrique. Les relations paternalistes franco-africaines n’en finissent en effet plus de faire des ravages à travers par exemple le Franc CFA, les interventions militaires françaises, la prédation exercée sur les matières premières de ce continent par les grandes entreprises françaises, les ventes d’armes aux régimes locaux, l’envoi de mercenaires ou encore les « accords de partenariats » économiques à sens unique. Le temps est venu d’en finir avec cette exploitation qui maintient les populations des anciennes colonies africaines dans la dépendance et la soumission vis-à-vis des intérêts de la République Française.

Entrée libre

 

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Cette entrée a été publiée le 17 octobre 2019 par dans AFRIQUE, anticapitalisme, COLONIALISME, DEVOIR DE MEMOIRE, FRANCE, SENEGAL.