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Canal d’Orléans : comment le « dépotoir », du côté de Saint-Jean-de-Braye, a été noyé

Afin d’assurer un niveau d’eau suffisant au canal lors du Festival de Loire, un batardeau (petite digue) a été construit entre Orléans et Saint-Jean-de-Braye. Sa récente destruction a envoyé des tonnes d’eau recouvrir les déchets accumulés dans son lit, qui auraient pu facilement être évacués avant.

Un « vrai dépotoir ». C’est ainsi qu’un couple, vivant sur les rives du canal d’Orléans, le qualifie, au niveau de Saint-Jean-de-Braye. Encore que, « ça se voit beaucoup moins, maintenant que l’eau le recouvre à nouveau ». Les époux dressent à présent la liste « non-exhaustive » de ce qui repose par le fond : « Des dizaines de canettes, de bouteilles, en verre et en plastique, on a aussi aperçu des sacs plastique, un parpaing, des bottes, une roue de voiture… » Et d’estimer, face au spectacle navrant des cadavres en flottaison, « qu’on aurait peut-être pu procéder à l’enlèvement de cette pollution quand le canal était encore à sec ». Ce qui n’a visiblement pas été la priorité des autorités compétentes.

Fin septembre-début octobre encore, le canal était à sec, du côté de Saint-Jean-de-Braye. Les possibilités de pêches aux moules et aux détritus étaient parfaitement envisageables. Même pas besoin de bottes !

La suppression du batardeau…

Difficile d’affirmer que la situation écologique du canal est plus enviable côté Orléans, où (et ça s’explique) le niveau des eaux a, lui, sévèrement baissé. Mais pas assez pour juger de son état de propreté. Encore que, maintenant, plus rien n’empêche les pollutions abraysiennes de voguer vers l’ouest, les écluses, puis la Loire…

En cause, la destruction récente du batardeau (sorte de digue) créé juste avant le Festival de Loire, à hauteur du restaurant Le Cabinet vert, pour ainsi maintenir l’ouvrage à flot. Avoir « fait sauter le bouchon » a généré un effet de vases communicants. L’eau, jusque-là haute côté Jeanne d’Arc, s’est naturellement évacuée vers Saint-Jean-de-Braye, recouvrant par là même vases et détritus, pour ceux qui ne flottent pas. « Que des personnes malveillantes se débarrassent de leurs déchets dans le canal, ça n’est pas nouveau », ajoutent les Abraysiens. « Mais que les collectivités qui nous rabattent les oreilles à longueur d’année avec leurs politiques de développement durable le laissent dans cet état est inadmissible. » D’où la question : quelle collectivité est responsable du canal, là où il se jette dans la Loire ?

Une « prestation de propreté »

Comme les choses ne sont jamais simples, elles sont en fait « presque » deux, si l’on peut dire. « Entre la capitainerie et le Cabinet vert, le canal appartient à la Métropole et entre le Cabinet vert et Combleux (portion englobant Saint-Jean-de-Braye), il appartient encore à l’État. La gestion dépend de ses services », précise le Département, visiblement toujours en cours d’acquisition du canal. Donc pas (encore) responsable de son état.

Bien propriétaire de la portion de canal courant du restaurant aux écluses ouvrant sur le fleuve, la Métropole assure, de son côté, avoir prévu « cette année, comme l’année dernière (ça n’existait pas jusqu’ici), une prestation de propreté pour faire face à l’afflux de déchets pendant la période estivale ». Un prestataire avait ainsi en charge son nettoyage entre juin et septembre.

Ce qui gît par le fond, dont cette chaise en plastique pieds en l’air dans le périmètre du pont Thinat, peut en effet avoir atterri là depuis. Reste que la destruction du batardeau est bien à l’origine de ce qui courrouce aujourd’hui le couple : la présumée noyade des déchets, à hauteur de Saint-Jean-de-Braye.

« À propos du batardeau, se défend la Métropole, l’opération a été vue avec la Direction départementale des territoires (les services de l’État), avec laquelle nous sommes en lien étroit. Nous avons respecté l’ensemble de ses prescriptions techniques pour le retrait. » Il n’y a plus qu’à observer le résultat derrière. Pas très écolo…

La République du Centre

 

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Cette entrée a été publiée le 30 octobre 2019 par dans anticapitalisme, ECOLOGIE, ENVIRONEMENT, FRANCE, ORLEANS AGGLOMERATION.