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Hôpital: les médecins, soignants et internes aussi dans la rue mardi 17-12 !

Après neuf mois de crise à l’hôpital public, médecins, soignants ou encore internes sont de nouveau appelés à se mobiliser partout en France mardi pour réclamer davantage de moyens et d’effectifs et «rester visibles», malgré les actions prévues le même jour contre la réforme des retraites.

A Paris, un cortège doit partir à la mi-journée de l’hôpital Lariboisière (Xe arrondissement) en direction de République pour permettre à ceux qui le souhaitent de rejoindre la manifestation prévue de République à Nation contre le futur «système universel» de retraite, où un «carré blanc» sera dédié aux soignants, selon Mireille Stivala (CGT).

Mais «on est conscient que ça va être compliqué» de mobiliser des personnels épuisés et parfois confrontés depuis plus d’une semaine à des difficultés de déplacement en raison de la grève dans les transports, explique le Dr Anne Gervais, co-fondatrice du collectif Inter-Hôpitaux (CIH), sans grand espoir de réitérer le succès du 14 novembre.

Plusieurs milliers d’hospitaliers avaient alors défilé partout en France – dont 10.000 à Paris, selon les organisateurs, 7.500, selon la police – pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer un «plan d’urgence».

Plus d’un médecin hospitalier sur quatre et plus d’un personnel paramédical sur dix s’étaient également déclarés en grève, à l’appel des collectifs Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences rejoints par des organisations de praticiens et les syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, SUD, Unsa.

Une semaine plus tard, le gouvernement dévoilait son plan pour redonner «oxygène» et «attractivité» à l’hôpital: rallonge budgétaire d’1,5 milliard d’euros et reprise de 10 milliards d’euros de dette étalées sur trois ans, primes pour les personnels… Sans apaiser les contestataires.

De la même façon, les annonces de la ministre de la Santé Agnès Buzyn en juin et en septembre, chiffrées à 750 millions d’euros sur trois ans, n’avaient pas empêché l’extension à tout l’hôpital de la grève inédite des urgences démarrée en mars, qui touchait toujours 268 services le 1er décembre.

Doublement du budget alloué à la santé, revalorisation salariale générale, recrutements immédiats et ouvertures de lits supplémentaires… Les revendications n’ont pas changé. Les rangs des mécontents, eux, n’ont cessé de gonfler.

Le principal syndicat d’internes (Isni), qui appelle à rejoindre la manifestation, a lancé une grève illimitée le 10 décembre pour dénoncer la «dégradation des soins» et réclamer de meilleures conditions de formation et de rémunération.

Dans un communiqué, le syndicat appelle à une manifestation nationale à Paris le lundi 20 janvier.

– «rien n’a changé» –

A l’inverse des syndicats (CGT, FO, etc.) opposés à la réforme des retraites, le collectif Inter-Hôpitaux refuse de s’emparer du sujet «parce que ce n’est pas son rôle», justifie Anne Gervais.

Mais les soignants auraient bien «raison» de se rebiffer contre un allongement de leur temps de travail, estime-t-elle.

De son côté, le gouvernement promet notamment une meilleure prise en compte du travail de nuit pour permettre à un quart des infirmières et des aides-soignantes du public – qui perdront à terme leur droit à des départs dès 57 ans – de partir avant 62 ans, au mieux à 60 ans, mais ces annonces «doivent être précisées», selon Mireille Stivala.

Dimanche, 660 médecins hospitaliers ont menacé de démissionner pour «forcer le gouvernement à ouvrir un Grenelle de l’hôpital public avec un vrai plan financé répondant aux besoins», dans une tribune au Journal du Dimanche.

Cette nouvelle mobilisation survient après une crise dans les services pédiatriques franciliens, marquée par le transfert cet automne de 22 nourrissons en province, faute de lits et de personnel suffisant en réanimation, en pleine épidémie de bronchiolite, selon le professeur Stéphane Dauger (CIH).

«En trente ans on n’avait jamais transféré plus de trois enfants» sur une telle période, s’indigne le pédiatre.

Pour Orianne Plumet, infirmière du collectif Inter-Urgences, d’autres «situations alarmantes» sont à craindre avec les épidémies hivernales, notamment aux urgences, «où rien n’a changé».

Pour protester contre le manque de moyens prévus pour la mise en place du «service d’accès aux soins» (SAS) promis pour l’été 2020, le premier syndicat de généralistes libéraux, MG France, a de son côté appelé à fermer les cabinets le samedi.

AFP

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Cette entrée a été publiée le 19 décembre 2019 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, ETAT POLICIER, FRANCE, HÔPITAL, santé.