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« L’hôpital public se meurt », disent 660 médecins, menaçant de démissionner

Ils demandent « de réelles négociations pour desserrer la contrainte imposée à l’hôpital », car « la rigueur est devenue austérité, puis l’austérité, pénurie ».

Le Monde avec AFP

  • PHOTO : Des internes de l’hôpital se rassemblent pour une marche lors d’une grève de masse à Marseille, dans le sud de la France, le mardi 10 décembre 2019. Les employés des aéroports français, les enseignants et d’autres travailleurs se sont joints aux grèves nationales mardi alors que les syndicats ont fait pression sur le gouvernement pour qu’il abandonne les changements à venir dans le système national de retraite du pays. (AP Photo/Daniel Cole)Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite) Daniel Cole / AP

« L’hôpital public se meurt. » Quelque 660 médecins hospitaliers menacent de démissionner si le gouvernement « n’ouvre pas de réelles négociations pour desserrer la contrainte imposée à l’hôpital public », dans une tribune publiée, dimanche 15 décembre, dans le Journal du dimanche.

« Les médecins hospitaliers ont eu beau sonner l’alarme, la rigueur est devenue austérité, puis l’austérité, pénurie », écrivent les signataires du texte, venus de « toutes spécialités, de tous hôpitaux, de toutes régions » et membres du collectif Inter-Hôpitaux qui appelle à la mobilisation mardi. Ils regrettent que « le vrai ministère de la santé soit désormais à Bercy ».

 

Il manque 1,3 milliard d’euros

« Comment forcer le gouvernement à ouvrir un Grenelle de l’hôpital public avec un vrai plan financé répondant aux besoins ? », interrogent-ils. Ils rappellent la « grève du codage » mise en place dans certains établissements il y a plusieurs mois pour bloquer « la facturation des séjours hospitaliers à la Sécurité sociale ». Puis les manifestations du 14 novembre, qui ont réuni plusieurs milliers de soignants et personnels hospitaliers dans toute la France.

« Las : les mesures gouvernementales se résument pour 2020 à moins de 300 millions supplémentaires, alors que de l’avis général il manque 1,3 milliard d’euros pour répondre à la seule augmentation programmée des charges », poursuivent les signataires. Ils promettent que lorsqu’ils seront 1 000 signataires ils adresseront leur « lettre à la ministre pour lui enjoindre d’ouvrir les négociations avec le collectif Inter-Hôpitaux… ou de [les] rejoindre ».

Après neuf mois de crise à l’hôpital public, médecins, soignants ou encore internes sont de nouveau appelés à se mobiliser partout en France mardi, par des collectifs Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences rejoints par des organisations de praticiens et les syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, SUD, UNSA.

A Paris, un cortège doit partir à la mi-journée de l’hôpital Lariboisière (10earrondissement) en direction de République pour permettre à ceux qui le souhaitent de rejoindre la manifestation prévue de République à Nation contre le futur « système universel » de retraite, où un « carré blanc » sera réservé aux soignants, selon Mireille Stivala (CGT).

 

Manifestation nationale le 20 janvier

Le 14 novembre, plusieurs milliers d’hospitaliers avaient manifesté partout en France – dont 10 000 à Paris, selon les organisateurs, 7 500, selon la police – pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer un « plan d’urgence ». Plus d’un médecin hospitalier sur quatre et plus d’un personnel paramédical sur dix s’étaient également déclarés en grève, à l’appel des collectifs Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences rejoints par des organisations de praticiens et les syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, SUD, UNSA.

Une semaine plus tard, le gouvernement dévoilait son plan pour redonner de l’« oxygène » et de l’« attractivité » à l’hôpital : rallonge budgétaire de 1,5 milliard d’euros et reprise de 10 milliards d’euros de dette étalée sur trois ans, primes pour les personnels… sans apaiser les contestataires.

De la même façon, les annonces de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, en juin et en septembre, chiffrées à 750 millions d’euros sur trois ans, n’avaient pas empêché l’extension à tout l’hôpital de la grève inédite des urgences démarrée en mars, qui touchait toujours 268 services le 1er décembre.

Doublement du budget alloué à la santé, revalorisation salariale générale, recrutements immédiats et ouvertures de lits supplémentaires…, les revendications n’ont pas changé. Les rangs des mécontents, eux, n’ont cessé de gonfler.

Le principal syndicat d’internes (ISNI), qui appelle à rejoindre la manifestation mardi, a lancé une grève illimitée le 10 décembre pour dénoncer la « dégradation des soins » et réclamer de meilleures conditions de formation et de rémunération. Dans un communiqué, le syndicat appelle à une manifestation nationale à Paris le lundi 20 janvier.

 

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Cette entrée a été publiée le 19 décembre 2019 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, ETAT POLICIER, FRANCE, HÔPITAL, santé.