NPA Comité Orléans Loiret

Nos vies valent plus que leurs profits! Mel de Contact : npa45@npa-mail.org

Le Coronavirus CONTRE le droit du travail et contre les travailleurs … dans le prolongement des lois travail !

« Nos vies valent plus que leurs profits ! »

Les macroniens auront beau dire, que c’est temporaire, que c’est exceptionnel et bla-bla-bla et bla-bla-bla  les faits sont là : le projet de loi sur l’urgence sanitaire déléguant au gouvernement la possibilité de décision par ordonnances dans son article 7 en particulier prévoit de fortes dérogations au code du travail.

Et fait majeur indicatif de sa philosophie pro-capitaliste donne de fait tout pouvoir de décision au patronat et aux chefs d’entreprise sur des questions qui concernent la vie des salariés.

Réalité confirmée hier à la commission de l’Assemblée nationale discutant du projet au cours de laquelle les députés LREM ont refusé TOUTES les propositions émanant notamment des groupes communistes et France insoumise ayant pour but d’encadrer les décisions patronales et/ou prévoir une consultation et une négociation avec les salariés.

On peut donc le constater du côté du pouvoir c’est, à l’occasion de cette épidémie, feu sur le code du travail  dans le droit fil des lois travail d’une part et d’autre part pas l’ombre d’une confiance aux salariés et à leur esprit de responsabilité.

Visuel coronavirus travailleurs

Et Laurent BERGER viendra nous vanter les vertus du  » dialogue social » quand seule la lutte et la résistance collective des travailleurs pourront faire pièce à des décisions unilatérales au service exclusif de la finance.

Comme on peut le constater avec ce qui se passe dans les dépôts AMAZON où par exemle un auditeur de France inter pouvait signaler que dans la Drôme à Montélimar les 1000 salariés ont dû faire jouer leur droit de retrait pour manifester leur inquiétude en l’absence de toute sécurité sanitaire.

Alors que les organismes publics de défense des salariés comme l’inspection du travail ont été mis hors d’état d’intervenir pas les différentes lois travail.

En un mot les mesures d’urgence prévues par le pouvoir macronien en cette période de crise sont dans la droite ligne des politiques engagées en  » temps normal » au service du patronat et de la finance.

Et du côté des travailleurs il est impératif de ne pas céder aux sirènes de l’union sacrée du type de la déclaration commune des syndicats  (dont la CGT !)  avec le MEDEF!

 

Alors que les Français se tournent vers l’e-commerce pour s’approvisionner en période de confinement, les salariés d’Amazon s’inquiètent. Ils posent des jours de congés ou exercent leur droit de retrait. Des salariés de plusieurs sites en France du leader du e-commerce font valoir le « danger grave et imminent » auquel ils sont exposés, faute, disent-ils, de pouvoir respecter les règles de sécurité sanitaire face à l’épidémie de coronavirus.
Ce mercredi, environ 50 % des CDI ont fait valoir leur droit de retrait ou étaient en débrayage à Montélimar (Drôme), selon des sources syndicales. La veille, au moins 200 salariés du site près de Douai (Nord) avait fait de même.

 

« Danger grave et imminent » pour les salariés

« Personne ne se sent en sécurité chez Amazon aujourd’hui en France », explique Jérôme Guilain, délégué Sud-Solidaires à Lauwin-Planque, près de Douai, qui a alerté sur un « danger grave et imminent » lundi. « Ils ne mettent pas les moyens nécessaires pour sécuriser les travailleurs », assure-t-il.

D’après lui, « les gens ne veulent plus venir ». « Ils ont peur d’être présents sur le site » où travaillent 1.700 salariés, sans compter les centaines d’intérimaires, selon les périodes. Entre 80 et 100 salariés du site débrayaient mercredi après-midi, selon plusieurs sources syndicales.

Manque de gel, pas de masque ni de gants

« Les salariés demandent au minimum de travailler en sécurité et au maximum de fermer le site pendant quinze jours », écrit l’intersyndicale dans un communiqué. Selon les syndicats, il n’y a pas assez de gel hydroalcoolique, pas de masque FFP2, ni de gants ni de lingettes désinfectantes. Et la distance physique d’au moins un mètre n’est pas applicable partout dans le centre logistique : croisement des équipes dans les allées, proximité sur les lignes d’emballage…

« A certains endroits, impossible de garder les distances de sécurité, notamment dans les vestiaires. Ils ont rajouté une pause en plus pour qu’on ne soit pas trop nombreux en salle de pause mais les trois pauses s’enchaînent sans nettoyage des locaux », renchérit Guillaume Reynaud, secrétaire CGT d’Amazon Montélimar.

 

« Est-ce qu’un DVD, c’est de première nécessité ? »
A Boves, près d’Amiens (Somme), il y a cinq suspicions de cas de Covid-19, affirment les syndicats. « Tout le monde a peur ; ça tourne à la panique », affirme Sandra Holota, déléguée syndicale CGT. Mais seuls une « dizaine de salariés » ont fait valoir leur droit de retrait ces derniers jours. « Beaucoup ne le font pas parce qu’ils ne seront pas payés ».

Selon la déléguée syndicale, « la direction a fait savoir que leur absence serait considérée comme une absence autorisée non payée. On ne sera pas sanctionné, pas licencié, mais pas payé ».

« Est-ce qu’un DVD ou une clé, c’est un bien de première nécessité ? », s’interroge un élu CFDT voulant garder l’anonymat, affirmant que la part de la vente alimentaire représente « très peu » du chiffre d’affaires. Contactée par l’AFP, la direction d’Amazon n’était pas joignable dans l’immédiat !

 

 

 

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