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Communiqué «Pas de tests, pas de masques = droit de retrait» des coordinations nationales Education et lycéenne, Parents pas confiants, Stylos Rouges et Bloquons Blanquer

Bonjour,

 

Depuis la Coordination nationale de l’Éducation (1er et 2nd degrés) de mercredi dernier, de nouveaux éléments essentiels au sujet de la réouverture des écoles et établissements sont apparus dans le débat public. Ce jeudi 23 avril, le groupe de travail Enseignement scolaire du Sénat a rendu ses préconisations dans un rapport particulièrement critique. Ce samedi 25 avril ont aussi été publiés deux documents du Conseil scientifique : un avis du lundi 20 avril et une note du vendredi 24 avril concernant le déconfinement et les différentes problématiques autour de la réouverture des écoles et établissements (épidémiologie, prérequis, préconisations…). La communication gouvernementale a tout fait pour en brouiller le sens réel.

 

Ces derniers développements rendent d’autant plus d’actualité le nouveau communiqué commun du 23 avril de la Coordination nationale de l’Éducation, de la Coordination Lycéenne Nationale, des Stylos Rouges, du collectif Parents pas confiants et de Bloquons Blanquer. Vous trouverez en pièce jointe une version maquettée de ce communiqué au message très clair, à diffuser largement : « La deuxième vague ne passera pas par nos écoles : pas de tests, pas de masques = droit de retrait ».

 

Enfin, la situation présente justifie plus que jamais la tenue d’AG des personnels pour s’opposer à la réouverture des écoles et établissements à partir du 11 mai. Un formulaire est présenté à la fin de ce mail pour recenser les prises de positions collectives quelle que soit leur forme (vote d’AG, motion, communiqué intersyndical…) et les faire apparaître sur une carte des résistances, comme cela avait été fait avant la bataille contre les E3C du Bac Blanquer.

 

Le Conseil scientifique, pour une «fermeture des écoles jusqu’en septembre», ne peut que «prendre acte de la décision politique» contre son avis sanitaire

Sans même avoir besoin de lire entre les lignes, l’avis du 20 avril est un véritable pavé dans la mare de Macron et Blanquer !
Cet avis couche noir sur blanc – bien que de manière très policée évidemment – les préconisations du Conseil scientifique à Macron en amont de l’annonce, le lundi 13 avril, de la réouverture des crèches, écoles, collèges et lycées à partir du 11 mai. Or le Conseil scientifique, installé en mars par Macron lui-même, se prononce sans ambiguïté pour une réouverture en… septembre !

À la page 16 de son avis du 20 avril, le Conseil scientifique déclare en effet : « Le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrières particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes. En conséquence, le Conseil scientifique propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre. »

Mais voilà, les avertissements du Conseil scientifique ont été allègrement bafoués par Macron, qui a mis devant le fait accompli aussi bien « ses » scientifiques que ses propres ministres, de même que tous les élèves, parents et personnels de l’Éducation. Cela n’empêche pourtant pas le Conseil scientifique, une semaine entière après les annonces de Macron, de maintenir le 20 avril sa préconisation de réouverture en septembre, et de « constater » dans le même temps la « décision politique » qui va à l’encontre de son avis : « Le Conseil scientifique prend acte de la décision politique prenant en compte les enjeux sanitaires mais aussi sociétaux et économiques, de réouverture progressive et prudente des crèches, écoles, collèges et lycées. »

En langage administratif, c’est au mieux une manière de se dégager de sa responsabilité à l’avenir, jugeant peut-être que celle-ci pourrait être engagée juridiquement, au pire un désaveu cinglant. C’est cette même phrase qui ouvre la note du Conseil scientifique du 24 avril concernant spécifiquement la réouverture des écoles, « prenant acte » que son avis n’a pas été pris en compte et répondant de fait à la commande politique.

C’est pourtant cette « note » du Conseil scientifique dont a osé se féliciter Blanquer sur Twitter samedi soir (passant honteusement sous silence l’avis principal lui-même pour une réouverture en septembre), et sur laquelle le ministère prétend s’appuyer pour élaborer son fameux « protocole sanitaire national » pour rouvrir les écoles et établissements.

Note du 24 avril : des préconisations minimales, mais pour lesquelles rien ne peut être prêt !

Depuis l’annonce surprise de Macron le 13 avril, tout indique pourtant que rien n’est prêt et ne pourra être prêt pour assurer la sécurité sanitaire de la communauté éducative, ni même pour pouvoir appliquer les préconisations de la note du 24 avril du Conseil scientifique, pourtant déjà minimales par rapport à ses propres exigences sanitaires.

Le SNPDEN-Unsa, syndicat très majoritaires des chefs d’établissements dans le secondaire, parle lui-même ce dimanche 26 à la une de son site de « Mission impossible », surtout « au regard des responsabilités légales particulières qui sont les leurs » :
« Si, prises une par une, les dispositions contenues dans la note du 24 avril apparaissent le plus souvent comme très compliquées, voire quasi impossibles à mettre en place dans le cadre des moyens humains, des installations et équipements, des principes de fonctionnement et des modalités d’organisation interne d’un établissement secondaire public, il est par contre certain que la somme des préconisations à appliquer conduirait elle à nous confier en tant que responsables des questions sanitaires et de sécurité une mission impossible à assurer et à assumer dans nos collèges et lycées. »

Ainsi, le Conseil scientifique recommande que « chaque élève et chaque membre du personnel des établissements scolaires doit être en mesure de procéder à un lavage des mains (eau, savon liquide, papier à usage unique) » au minimum quatre fois par jour. Or l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement (ONS) rappelle qu’un quart des écoles et établissements n’ont de toute façon pas de points d’eau en nombre suffisant, ni avant ni après le confinement, dans une enquête se fondant sur 6184 écoles et 1900 collèges et lycées entre les 11 et 15 mars.

De même, le Conseil scientifique préconise un « bionettoyage de l’établissement (salles de classe mais aussi parties communes) » qui « devra être réalisé plusieurs fois par jour ». Comment imaginer que cela puisse être réalisé sérieusement quand on connaît le sous-effectif permanent des personnels techniques en temps « normal » ?

Dans la même veine, le Conseil scientifique préconise que « des masques alternatifs de production industrielle ou artisanale antiprojection devront être portés par les personnels des établissements scolaires et par tous les enfants à partir du collège ». Puis aussitôt : « Pour les élèves en école de maternelle le port de masque est impossible. »

Non seulement il faudra expliquer pourquoi c’est nécessaire pour les uns et pas pour les autres, alors que le fait de ne même pas généraliser les masques « alternatifs » ruine déjà le peu de protection qu’ils pourraient offrir. Mais de plus, à des âges où la distanciation sociale est illusoire (sans compter la simple impossibilité pour les AESH ou les ATSEM de l’appliquer) et où le Covid-19 est très souvent asymptomatique, comment éviter une contamination des élèves, des personnels et de leurs familles respectives ? D’ailleurs, Olivier Véran a déjà commencé à instiller l’idée que « il n’y a aucune recommandation scientifique qui dise qu’il faille faire porter des masques à des enfants », et que ceux-ci « sont distribués aux enfants quand cela se justifie ».

Or comme le montre encore hier un article de MediapartFaute de protection, des soignants souffrent, contaminent et succombent »), la situation de pénurie reste alarmante dans l’hôpital public. Plus que jamais, comme nous le déclarions déjà dans notre précédent communiqué commun du 16 avril, « vu les retards énormes dans la production de masques et de tests », alors « la priorité absolue est d’équiper les personnels de santé ». Inutile d’expliquer la situation de tension et de concurrence sur les tests et protections qu’induirait la rentrée de tout ou partie des 14 millions de personnes de la communauté scolaire.

Tout cela ne fait que confirmer ce que tout le monde a déjà bien compris : même les préconisations sanitaires minimales du Conseil scientifique sont inapplicables, comme le constate le SNPDEN, mais aussi le groupe de travail Enseignement scolaire du Sénat dans son rapport du jeudi 23 avril, qui dénonce sans ambage « une impression d’impréparation et d’improvisation plus de 10 jours après l’annonce de cette réouverture » et des « des scénarii de travail ne reposant pas sur un avis scientifique ».

 

Par ailleurs, nous rappelons que les conditions préalables à toute réouverture des écoles ne peuvent que rester celles demandées par le CHSCT ministériel du 3 avril (qui « demande un dépistage généralisé des personnels et des élèves comme préalable à toute reprise d’activité ») et par la lettre ouverte du 17 avril commune à la très large intersyndicale nationale de l’Éducation, à la FCPE et aux organisations lycéennes (qui pose « des conditions sine qua non à la reprise », comme une « politique massive de tests », des « masques chirurgicaux ou FFP2 » pour tous les élèves et personnels, du savon et du gel hydro-alcoolique, la désinfection des bâtiments, des effectifs et dispositions permettant la distanciation sociale, etc.).

 

 

Deuxième vague épidémique : en avant les « écoles-clusters »

On comprend donc pourquoi le Conseil scientifique recommande en fait une réouverture des écoles et établissements en septembre… ce qui est d’ailleurs la décision qui a été prise ce dimanche 26 en Italie, alors que ce pays est « en avance » dans l’épidémie par rapport à la France et qu’il a connu un confinement plus strict. Le premier ministre italien Giuseppe Conte s’en explique dans une interview à La Repubblica : « L’école est au centre de nos pensées […] mais tous les scénarios préparés par un comité d’experts prévoyaient des risques élevés de contagion en cas de réouverture. […] C’est la santé de nos enfants qui est en jeu. »

Rappelons que le risque de deuxième vague épidémique directement dû à une réouverture prématurée des écoles est tout sauf une vue de l’esprit : l’exemple du Japon est à lui seul un avertissement que Macron et Blanquer devraient méditer. Après une réouverture des écoles – pourtant très partielle et assortie de précautions – dans certaines préfectures à partir du 6 avril, l’épidémie a aussitôt repris, obligeant à fermer de nouveau ces écoles seulement une semaine plus tard, comme le 13 avril à Hokkaido, et à déclarer l’état d’urgence national. En Allemagne également, on assiste actuellement à un rebond épidémique.

Une étude de l’Institut Pasteur sur un lycée de Crépy-en-Valois (Oise) démontre d’ailleurs la forte contagiosité en milieu scolaire, et comment un établissement peut devenir un « cluster » à lui tout seul : sur 661 personnes reliées à ce lycée, 26 % ont été contaminées par le coronavirus. Plus précisément, « parmi les [personnels et lycéen·ne·s] ayant fréquenté le lycée, le taux d’attaque est de 41 %. Parmi les proches des lycéens, le taux d’attaque est de 11 %. » De plus, l’Institut Pasteur explique : « On a pu estimer le risque de contamination au sein d’un même foyer. Le risque d’être infecté au sein du domicile passait de 9 % à 17 % pour les parents si le lycéen était infecté, et de 3 % à 21 % pour la fratrie si le lycéen était infecté. » Ces chiffres sont déjà très au-delà de la prévision de 5,7 % de personnes ayant rencontré le coronavirus en France à la date du 11 mai. L’auteur principal de l’étude conclut : « Le virus a beaucoup circulé dans le lycée et la fermeture pour les vacances scolaires a eu un impact très fort : la transmission s’est arrêtée et le confinement au 1er mars à Crépy a mis fin à l’épidémie. » C’est à l’heure actuelle la seule étude sérologique référencée par le Conseil scientifique sur la propagation de l’épidémie dans une communauté en France (voir ici l’article complet et ici la vidéo de présentation).

« Pas de tests, pas de masques = droit de retrait »
Communiqué commun personnels – parents – lycéen·ne·s

Dans ce contexte, Édouard Philippe doit présenter, ce mardi 28 avril à 15h à l’Assemblée nationale, le plan de déconfinement prévu par le gouvernement. Au vu de l’avis très clair du 20 avril du Conseil scientifique pour la fermeture des écoles jusqu’en septembre en raison du « risque de tranmission important », au vu de l’écart béant entre ses préconisations minimales du 24 avril et la réalité de nos écoles et établissements, une seule conclusion s’impose : si le gouvernement ne revenait pas sur sa décision de réouverture des écoles, alors il prendrait la responsabilité de mettre les personnels en situation de danger grave et imminent, de même qu’il mettrait en danger les élèves, leurs familles, et tout simplement la santé publique.

C’est le sens du communiqué commun personnels – lycéen·ne·s – parents d’élèves (adopté suite à la Coordination nationale de l’Éducation de mercredi 22 avril, qui a réuni plus de 80 personnels de l’Éducation du premier et du second degrés en provenance de 18 académies), en commun avec la Coordination Lycéenne Nationale, le collectif Parents pas confiants, les Stylos Rouges et Bloquons Blanquer (communiqué à retrouver en pièce jointe, via les liens ci-dessous et à la fin du mail).

Tests généralisés, masques en nombre suffisant, gel hydroalcoolique et savon, conditions pour la distanciation sociale, bâti scolaire, personnel en nombre suffisant… Au vu de l’impossibilité matérielle que soient réunies les conditions minimales de sécurité sanitaire le 11, le 18 ou le 25 mai, la Coordination nationale de l’Éducation demande au gouvernement de « revenir à la raison et renoncer d’ici le 11 mai à la réouverture des écoles et établissements : mieux vaut le faire comme au Québec sous la pression de l’opinion, plutôt que de devoir le faire comme au Japon face à la reprise de l’épidémie. » Et si le gouvernement s’obstine à passer en force en dépit du bon sens et des préconisations sanitaires, alors elle « appelle les person­nels à ne pas accepter d’être mis dans une telle situation de danger grave et imminent, et donc à exercer leur droit de retrait dès le 11 mai, ou avant pour les personnels techniques ou administratifs qui seraient convoqués pour organiser la réouverture des écoles et établissements ».

S’organiser, prendre position, se coordonner
Formulaire et carte des prises de positions collectives sur le 11 mai

Au lendemain de la publication des rapports du Conseil scientifique, deux semaines après les annonces de Macron, les réactions et prises de positions nombreuses, déterminées et unitaires, aussi bien chez les personnels que chez les parents d’élèves, peuvent et doivent donc se multiplier et être diffusées, se prononcer sur l’impossibilité d’une réouverture des écoles le 11, le 18 ou le 25 mai, exiger des conditions de sécurité, et se positionner sur les modalités d’action. Pour cela, la tenue à distance d’AG d’établissement ou de heures syndicales, de conseils des maîtres ou de RIS, d’AG de ville ou de département, avec des expressions en direction des syndicats, des hiérarchies et des collectivités territoriales, doit devenir un élément déterminant pour obtenir, comme au Québec, le recul du gouvernement sur sa décision irresponsable.

La Coordination nationale de l’Éducation se propose de centraliser et de faire apparaître sur une carte les prises de position concernant la réouverture des écoles et établissements le 11 mai, comme cela avait déjà été fait en amont de la bataille contre les E3C. Ces prises de positions peuvent émaner d’AG d’écoles ou d’établissements, d’AG locales de circonscription, ville, bassin, département, académie ou région, d’intersyndicales locales, de CHSCT départementaux ou académiques ou de Commission Hygiène et Sécurité d’établissements, etc. Elles peuvent aussi bien être un simple vote, un communiqué, une lettre aux hiérarchies, aux syndicats, une lettre ouverte, une pétition, etc.

Pour cela, voici le formulaire à renseigner dès maintenant, qui couvre le maximum de cas et de formes possible :

https://frama.link/formulaire-positions-education-11-mai

Nous vous tiendrons informé·e·s quand la carte sera disponible ; celle-ci sera mise à jour régulièrement.

N’hésitez pas à diffuser largement toutes ces informations et les différents communiqués communs. De même, pour partager sur les réseaux sociaux le communiqué commun de la Coordination nationale de l’Éducation avec les Stylos Rouges, Bloquons Blanquer, la Coordination Lycéenne Nationale et Parents pas confiants, voici les différents liens utiles :

La prochaine réunion de coordination nationale de l’Éducation aura lieu ce mercredi 29 avril à 13h45 par conférence téléphonique (connexion au 07 56 75 00 20, puis taper le code 397750#).

Salutations militantes.

 

La deuxième vague ne passera pas par nos écoles :

pas de tests, pas de masques = droit de retrait

 

Communiqué commun du jeudi 23 avril 2020
Coordination nationale de l’Éducation (La Chaîne des Bahuts et des Écoles) • Les Stylos Rouges • Coordination Lycéenne Nationale • Parents pas confiants • Bloquons Blanquer

 

La Coordination nationale de l’Éducation, qui se réunit depuis plusieurs mois, s’est à nouveau tenue ce mercredi 22 avril. Elle a réuni plus de 80 personnels de l’Éducation de toutes catégories, du premier et du second degrés, en provenance de 18 académies. Étaient également invité·e·s des représentant·e·s de la Coordination Lycéenne Nationale et des parent·e·s d’élèves organisé·e·s dans des collectifs ou fédérations.

Après les annonces de Macron le 13 avril, Blanquer a abattu ses cartes ce 21 avril, alors même que ses « concertations » étaient censées être encore en cours et que le décompte macabre de l’épidémie venait de dépasser les 20 000 victimes. Le ministre a ainsi annoncé une réouverture des écoles et établissements selon les niveaux de classe en trois vagues, le 11, le 18 et le 25 mai. Quant aux personnels, ils se réuniraient en « pré-rentrée » dès le 11 mai, tandis que les agent·e·s des collectivités territoriales seraient donc obligé·e·s de reprendre massivement le travail avant même la fin du confinement.

Pourtant, tout indique que les écoles et établissements ne pourront pas rouvrir le 11 mai, ni le 18 ou le 25, avec les conditions sanitaires et matérielles minimales.

Impasse délibérée sur les tests et les masques, manque structurel de points d’eau dans les écoles et établissements, sans compter l’étude de l’institut Pasteur parue ce 23 avril sur un lycée de Crépy-en-Valois (60), qui montre « parmi les [personnels et lycéen·ne·s] ayant fréquenté le lycée, le taux d’attaque est de 41 % », et que le risque de contamination des parents ou de la fratrie montait à 21 %, très au-delà de la prévision de 5,7 % de personnes ayant rencontré le coronavirus à la date du 11 mai. Enfin, l’exemple du Japon est à lui seul un avertissement : après une réouverture des écoles – pourtant très partielle et assortie de précautions – à partir du 6 avril, l’épidémie a aussitôt repris, obligeant à fermer de nouveau ces écoles seulement une semaine plus tard, et à déclarer l’état d’urgence national.

La réalité objective est donc très claire, et est très largement rejetée par les personnels, les parents d’élèves et l’opinion publique : malgré l’alibi social mis en avant par Blanquer et démenti tous les jours de l’année, c’est une véritable mise en danger de la santé publique au profit des intérêts économiques !

La Coordination nationale de l’Éducation affirme que les conditions pour une réouverture des écoles ne seront réunies ni le 11 mai, ni le 18, ni le 25. Le gouvernement doit revenir à la raison et renoncer d’ici le 11 mai à la réouverture des écoles et établissements : mieux vaut le faire comme au Québec sous la pression de l’opinion, plutôt que de devoir le faire comme au Japon face à la reprise de l’épidémie.

En tout état de cause, une réouverture des écoles et établissements ne pourrait être envisagée sans que ces conditions ne soient réunies : des avis validés par les institutions scientifiques et médicales concernant la situation épidémiologique et la possibilité de rouvrir les écoles et établissements ; des tests systématiques pour tous les personnels et élèves, comme le demande le CHSCT ministériel ; les équipements de protection revendiqués pour tous les personnels et élèves, y compris dans les transports : masques en nombre suffisant, gel hydroalcoolique, savon, conditions pour la distanciation sociale, etc.

Dans les écoles et établissements touchés en mars par l’épidémie, notamment dans les « clusters », tout le monde garde en tête les atermoiements et les coups de pression des hiérarchies, entre négation de l’épidémie et négation du droit de retrait. Plus de 20 000 morts plus tard, une telle attitude des hiérarchies serait criminelle.

Si le gouvernement ne revenait pas sur sa décision d’ici le 11 mai, alors il prendrait la responsabilité de mettre les personnels en situation de danger grave et imminent, de même qu’il mettrait en danger les élèves, leurs familles, ainsi que les personnels soignants et la santé publique.

La Coordination nationale de l’Éducation appelle les person­nels à ne pas accepter d’être mis dans une telle situation de danger grave et imminent, et donc à exercer leur droit de retrait dès le 11 mai, ou avant pour les personnels techniques ou administratifs qui seraient convoqués pour organiser la réouverture des écoles et établissements.

Et si notre droit de retrait était contesté par l’employeur, alors nous rendrions publique cette décision mettant en danger les personnels, et nous prendrions nos responsabilités en utilisant notre droit de grève, afin de sauvegarder notre santé, celle des élèves et de leurs famille, ainsi que la santé publique.

Pour rappel, des préavis de grève nationaux sont déposés par les organisations syndicales, et couvrent d’ores et déjà l’ensemble des personnels sur toute la période jusqu’en juin, si le droit de retrait, pourtant légitime, ne leur était pas reconnu.

Pas de tests, pas de masques, pas de réouverture ! La deuxième vague ne passera par nos écoles !

 


Appels des dernières AG : https://bloquonsblanquer.fr/ag-parisiennes/
Caisse de grève : https://www.lepotcommun.fr/pot/tdnghgr1
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Communiqué CNE-CLN-SR-BB-PPC 23 avril A4 light

 

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