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Nissan soupçonné de vouloir fermer ses usines de Barcelone

Publié le 11 mai 2020 par NPA Auto Critique : informations presse

 

Un article du quotidien El Diario

Après avoir appelé à une grève illimitée depuis le 5 mai, l’absence de réaction de la part de l’entreprise fait soupçonner aux employés que la décision de la multinationale est déjà prise

Selon les travailleurs de l’entreprise, les nuages sur l’avenir des usines de Nissan en Catalogne sont de plus en plus sombres. L’absence de réponses de la compagnie après plusieurs jours de grève illimitée fait soupçonner aux représentants syndicaux que la décision de fermer l’usine de Barcelone est déjà prise.  » L’entreprise a disparu », note Xavi Hernández, secrétaire général d’UGT Zona Franca.

Le plan de développement à moyen terme que la multinationale japonaise présentera le 28 mai prochain prévoit, selon les information données par l’agence Reuters, que Nissan se retirerait d’Europe et concentrerait son activité aux Etats-Unis, en Chine et au Japon. Cette nouvelle stratégie impliquera la fermeture de l’usine de la Zone Franche, avec un effectif de 3.000 travailleurs.  » Toutes les informations que nous avons nous amènent à penser cela », poursuit-on à l’UGT. « Ni l’entreprise ni l’administration ne parient cinq pesetas* sur nous ».

La mobilisation a commencé lundi 4 mai 2020 à l’usine de Montcada i Reixac, où la participation à la grève a été de 100%, et a progressivement affecté les autres centres de Nissan autour de Barcelone. La stratégie syndicale, selon l’agence ACN, vise à bloquer une commande de plus de mille véhicules pick up que la multinationale doit livrer à Mercedes au mois de mai. C’est la première fois que les employés de Nissan sont appelés à une grève illimitée dans cette usine, où ils produisent également 60 unités quotidiennes du fourgon électrique Nissan eNV200. Avant Pâques, la cadence était de 102 par jour.

Et ce jeudi 7 mai, l’usine de la Zone Franche a dû arrêter sa production par manque d’approvisionnements suite à la grève dans les autres usines. Le chômage a également touché le site de Nissan à Sant Andreu de la Barca, où la production a également été paralysée ce jeudi.

La direction de l’usine de la zone franche a demandé à la plupart des travailleurs de rentrer à leur domicile en restant payé en raison de l’impossibilité de continuer à travailler. La mesure ne concerne pas le service de maintenance, qui continue à travailler en équipes régulières.

La mobilisation n’a pas permis aux travailleurs d’obtenir pour l’instant, une clarification sur l’avenir envisagé pour l’entreprise. La principale revendication des syndicats, à savoir un engagement à maintenir les emplois pendant 12 mois, n’a reçu aucune réponse et les travailleurs insistent pour connaître les intentions de la direction.  » Tout ce que nous demandons, c’est de savoir ce qui va se passer pour commencer à nous chercher une vie future », ajoute Hernandez. « C’est très dur de ne pas savoir ce qui va se passer ».

Les différentes administrations ne cachent pas non plus que l’avenir de l’entreprise automobile est plus que compliqué. Cependant, au siège de la Généralité de Catalogne, on essayait ce jeudi de faire passer le message selon lequel la décision finale n’était pas encore prise. « Nous ne jetons pas l’éponge, nous continuons à travailler pour que Nissan continue en Catalogne. Nous travaillons en coordination avec le ministère de l’Industrie de Madrid avec l’objectif de garantir les emplois », a assuré un porte-parole du gouvernement régional catalan.

En novembre dernier, une représentante de la Généralité de Catalogne s’était rendue au Japon, pour rencontrer au siège de Nissan, les plus hauts dirigeants de l’entreprise. Nissan avait alors « réaffirmé » son « engagement vis-à-vis de l’usine de Catalogne ».

La Généralité de Catalogne avait annoncé en avril dernier un plan de soutien à l’industrie automobile, le secteur représentant en Catalogne 10% du PIB ainsi qu’environ,143.000 emplois avec les sous-traitants.

La semaine dernière, l’usine de Seat, la plus importante de Catalogne, a repris son activité après cinq semaines d’arrêt à cause de la pandémie, mais avec une production réduite de moitié, et en maintenant  des mesures de chômage partiel (ERTE). Les travailleurs de Nissan exprimaient l’hypothèse que l’entreprise ne rouvrirait pas ses portes.

 

Traduction Ramon

 

Los trabajadores de Nissan asumen que la empresa cerrará su planta de Barcelona

Los nubarrones sobre el futuro de las plantas de Nissan en Catalunya son cada vez más oscuros, según aseguran los trabajadores de la empresa automovilística. La falta de respuestas de la compañ…

https://www.eldiario.es/catalunya/trabajadores-Nissan-empresa-cerrara-Barcelona_0_1024698178.html

A prendre en compte : cet article du New York Times qui alerte sur la grévé chez Nissan comme annonce possible de résistances das toute l’industrie automobile en Europe.

La réouverture de la principale usine de montage de Nissan en Espagne devait être un moment de fête pour une industrie qui est un pilier de l’économie espagnole. Cela s’est avéré être de très courte durée. L’usine automobile a été forcée de fermer mercredi — un peu plus de deux jours après le redémarrage — en raison d’une grève déclenchée par les syndicats pour exiger que la société japonaise s’engage à maintenir sa présence en Espagne.

Dans un pays confiné depuis la mi-Mars, la grève est le conflit de travail le plus visible en Espagne. Malgré les règles de distanciation sociale toujours en vigueur, les autorités ont autorisé jusqu’à 10 travailleurs à la fois à tenir des piquets de grève à l’extérieur d’une usine de Nissan dans la banlieue de Barcelone.

Les syndicats en Europe ont récemment exprimé leurs préoccupations au sujet de la sécurité des des saalriés de retour au travail. Mais la grève chez Nissan met en évidence ce qui pourrait être la prochaine préoccupation majeure des organisations syndicales de l’automobile : protéger les emplois dans cette situation économique post-pandémique.

Le coronavirus a provoqué une récession qui devrait être la pire de l’Union européenne, une récession qui poussera probablement les entreprises à fermer des usines en difficulté.Les constructeurs automobiles en particulier sont connus avoir des capacités de production excédentaire, car la demande pour de nouvelles voitures a baissé ces dernières années. Environ 20 % de la capacité de production automobile dans le monde n’est pas utilisée.

La grève chez Nissan “peut être considérée comme un exemple de choses à venir”, a déclaré Anna Ginès, directrice de l’Institut D’études du travail de l’université espagnole Esade. Elle a dit qu’elle s’attendait à plus de conflits de travail, d’autant plus que certaines entreprises vont chercher transformer le chômage partiel en suppressions d’emploi

 

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