NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

Octobre 2020 : pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Georges Ibrahim Abdallah, un prisonnier pour l’exemple, un détenu par vengeance.

Petit rappel historique. Qui est Georges Ibrahim Abdallah ?

Il naît en 1951, dans le nord Liban, pays confronté à une crise structurelle de l’identité libanaise, aboutissant à de très fortes répressions de la part de la bourgeoisie confessionnelle libanaise. Cette dernière cherchant à enrayer le mouvement populaire qui remet en cause ce système et se « radicalise rapidement ».

Au début des années 1970, l’affirmation de la réalité révolutionnaire palestinienne s’imbrique sur la scène régionale au Moyen Orient. Plus localement au Liban, elle y a démultiplié la portée des luttes sociales.

Les villes et les villages du sud Liban, les camps de réfugié-es forment une véritable « ceinture de misère » autour des villes telles Beyrouth. Ces ceintures de misère vont être le point de focalisation des enjeux locaux, régionaux, internationaux du mouvement révolutionnaire.

Georges Ibrahim Abdallah ( G.I.A) entre dans un premier temps au Parti National Socialiste Syrien, parti pan arabe puis intégrera le F.P.L.P rejoignant ainsi la résistance palestinienne.

En 1978 l’armée israélienne envahit le Liban détruisant de nombreux villages, massacrant les populations, jetant sur les routes des milliers de réfugié-es. Il est blessé lors d’un combat.

Le film sort le 22 octobre 2020

En 1979 G.I.A crée les Fractions Armées révolutionnaires du Liban. (FARL)

Condamné Par l’O.N.U à se retirer, Israël remet le Liban à une milice chrétienne à sa solde qui fait régner la terreur, exactions, massacres.

En 1982 l’armée israélienne pénètre à nouveau au Liban ravagé par la guerre civile. S’en suivront sous l’œil attentif de l’armée israélienne et de Sharon un massacre innommable dans les camps de réfugié Es palestiniens de Sabra et Chattila. Des milliers de morts, de blessées, de réfugié Es, la résistance palestinienne éparpillée, Beyrouth détruite, le Liban exsangue, concluent l’opération « Paix en Galilée ».

Les Fractions Armées Révolutionnaires du Liban

 La complicité des puissances occidentales a permis cette invasion et ces massacres traumatisant à jamais les ré réfugiées palestinien Es et la population libanaise.

Les F.A.R.L en réponse à ces horreurs, « délocalisent » la guerre contre le sionisme et perpètrent des attentats ciblés envers des représentants états uniens, des agents du Mossad sur la période s’étendant de 1981 à1984. G.I.A est arrêté à Lyon en 1984 en possession d’un « vrai /faux » passeport délivré par les autorités algériennes. C’est le motif de son interpellation.

Les autorités françaises s’engagent à le libérer en échange d’un diplomate français enlevé au Liban.

Parole non tenue.

LES PROCÈS

Jugé une première fois, il est condamné dans un premier temps à quatre ans de prison, pour détention d’armes et de faux papiers, alors que sa libération avait été promise dans le cadre d’un accord d’échange de prisonniers.

Il est jugé une deuxième fois par la cour d’assises spéciale pour complicité d’assassinat le 28 février 1987.

Le gouvernement américain, Reagan lui-même, n’a cessé de faire pression sur les autorités françaises, se constituant même partie civile.

Les deux procès ont lieu dans une ambiance d’angoisse et de peur liée aux attentats aveugles sur le territoire français.

Dans ces circonstances, même si aucune charge réelle autre que la détention de faux papiers, n’a pu être mis en évidence, il est condamné à la perpétuité. Il fallait un coupable.

G.I.A ne reconnaît pas au tribunal le droit de le juger, car l’État français a été parjure lors de son arrestation. Il n’a pas condamné les attentats, n’a jamais renié ses convictions politiques, son engagement internationaliste. Voilà des circonstances aggravantes !

L’argument est le risque de récidive !

LA DÉTENTION

Emprisonné depuis 1984, il ne s’est pas renié, il a continué et continue à soutenir les peuples opprimés ( grève de la faim en soutien aux prisonniers politiques tunisiens..) Il est libérable depuis 1999 !

Toutes ses demandes de libération ont été refusées, pourtant il y a eu deux décisions de justice favorables à sa libération, en 2003 et 2013. Toutes contrecarrées au plus haut sommet de l’État. Bien sur les pressions internationales des U.S.A, d’Israël y contribuent, mais c’est oublier à quel point combien tous les gouvernements français on soutenu et soutiennent le sionisme.

Le Liban est prêt à l’accueillir.

Même Yves Bonnet -chef de la DST lors de son arrestation en 1984- a reconnu que les U.S.A et Israël avaient tout fait pour le maintenir en prison. Il estimait en 2011 que la DST et le gouvernement français s’étaient comportés comme des criminels, car il n’avait fait que résister à l’invasion de son pays.

En 2013, alors que la cours avait rendu un jugement favorable à sa libération, Valls a refusé de signer son extradition.

Il s’agit bien d’un harcèlement et d’une vengeance de ‘l’Etat français face à un homme qui a su garder toute sa dignité, sa boussole politique.

Il rejoint le triste record de longévité carcérale de prisonniers qui eux aussi paient leurs engagements au service des damnéEs de la terre : nous n’oublions pas Gérard Pelletier, Mumia Abu-Jamal qui croupissent dans les geôles américaines.

Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré !

Il est de nos luttes nous sommes de son combat !

Rendez-vous à Lannemezan le 24 octobre 2020

Pour la manifestation du 24 octobre, un départ en bus est organisé

Réservation : contacter José au 06 08 60 25 61

 La Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah appelle à un mois d’actions qui précédera la manifestation du 24 octobre 2020 devant la prison de Lannemezan, où notre camarade entamera une 37e année de détention.

Vous trouverez en dessous de cet appel une déclaration de Georges, datée du 12/09/2020

APPEL AU MOIS INTERNATIONAL D’ACTIONS

POUR LA LIBERATION DE GEORGES ABDALLAH

du 22/09 au 24/10/2020

Depuis l’arrestation de Georges Abdallah, nombreux ont été les collectifs et comités de soutien qui peu à peu se sont créés pour défendre avec acharnement notre camarade et exiger sa libération. Cet héritage fondateur de cette lutte, nous l’avons depuis toujours reconnu et clamé. En 2015 néanmoins, pour le cinquième anniversaire de la manifestation organisée à Lannemezan par ces militants de longue date, volonté a aussi été exprimée d’intensifier ce combat et de coordonner les forces existantes pour amplifier la mobilisation et parvenir à établir un véritable changement du rapport de force appelé par notre camarade lui-même. De-là, l’acte de naissance de la Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah sur la base de la déclaration suivante, rédigée à l’époque :

« Nous, les participants à la réunion de soutien de Lannemezan ayant eu lieu après la manifestation du 24 octobre 2015 pour Georges Abdallah, appelons à l’intensification de la campagne de mobilisation pour la libération de notre camarade Georges Abdallah. Nous nous reconnaissons dans l’identité politique de Georges Abdallah, combattant et résistant arabe, communiste libanais, symbole d’aujourd’hui du combat contre l’impérialisme, le sionisme, le capitalisme et les Etats réactionnaires arabes. Georges Abdallah est un prisonnier politique de l’Etat français depuis plus de trois décennies et ce sous les applaudissements des Etats-Unis et de l’entité sioniste. Son combat est le nôtre. Nous voulons une Palestine libre et victorieuse. Nous voulons la fin du colonialisme à travers le monde et sous toutes ses formes, la fin du capitalisme et de l’exploitation et nous soutenons la lutte des peuples contre toutes les oppressions. Nous nous reconnaissons dans le combat de Georges Abdallah contre la guerre d’invasion du Liban par les sionistes et pour la libération de la Palestine qu’il a mené avant d’être arrêté en 1984 par la police française. Nous nous reconnaissons dans son engagement révolutionnaire sans faille durant ses 3 décennies d’incarcération et sa farouche détermination combattante face à une justice de classe. Et nous serons à ses côtés le jour de sa libération pour continuer à lutter avec lui.

Nous sommes internationalistes et nous avons pleinement conscience que c’est l’Etat français qui maintient Georges Abdallah en prison. C’est cet Etat français et ses gouvernements successifs de droite et de gauche se disant républicain ou se disant socialiste qui met comme condition à la libération de ce militant intransigeant son reniement. Depuis plus de 30 ans, Georges Abdallah est debout face à ses geôliers et comme les milliers de prisonnières et prisonniers palestiniens, il ne cède rien. Il résiste et se bat pour la liberté.

La décision de non-libération de Georges Abdallah est une décision politique et c’est pourquoi nous nous battons sur le terrain politique. Nous appelons toutes les forces militantes, comités de soutien, associations, partis, syndicats à exprimer leur solidarité et à multiplier les initiatives pour faire connaître la cause de Georges Abdallah et pour que s’élève l’exigence de sa libération.

Nous appelons à une campagne nationale pour la libération de Georges Abdallah, menée dans le respect de ses engagements et de son parcours. Nous appelons également à la multiplication des initiatives internationales : Leila Khaled du FPLP le déclare si justement : « Georges Abdallah est un symbole pour les révolutionnaires à travers le monde ». Nous appelons à ce que cette campagne soit menée sur deux axes principaux : 1. soutien au peuple palestinien et à son combat pour la victoire ; solidarité avec la lutte des prisonnières et des prisonniers palestiniens et défense du droit au retour et à l’autodétermination des Palestiniens. 2. soutien aux quartiers populaires et à leurs luttes d’émancipation ; solidarité avec les inculpés de la répression ; soutien aux révoltes contre les violences policières ; lutte contre le racisme d’Etat.

Nous appelons d’ores et déjà à des temps forts de mobilisation : rassemblements et manifestations à Lannemezan, Paris, Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux, Bruxelles, Beyrouth… A des meetings dans différentes villes de France, d’Europe ou du monde arabe. A l’implication des forces libanaises et palestiniennes qui mettent en avant la cause de Georges Abdallah (FPLP, PCL) ; à un appel à soutien des partis politiques et syndicats en accord avec la demande de libération de Georges Abdallah (PCF, NPA, CNT, FA, PIR…). A l’organisation d’événements lors de dates communes de mobilisation (journée de la terre, journée internationale des prisonniers politiques, 1er mai…). A la multiplication des efforts de sensibilisation et d’information auprès des médias à diffusion large (L’Humanité, Politis, Le monde diplo, radios et presses militantes). Nous désignons dès à présent les cibles communes à interpeller : les autorités françaises et libanaises. Plusieurs interpellations ont eu lieu dans différentes villes de France : il faut multiplier ces interpellations. Les Etats-Unis, partie civile dans le procès et toujours actifs pour bloquer la libération de Georges Abdallah, doivent également être interpellés et les autorités libanaises doivent se positionner fermement pour la libération de Georges Abdallah.

Une, deux, trois, mille initiatives pour la libération de Georges Abdallah !

Il est de nos luttes, nous sommes de son combat !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

La victoire ou la victoire !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 12 octobre 2020 par dans ETAT POLICIER, FRANCE, MANIFESTATIONS, PRISONNIER POLITIQUE.