NPA Loiret

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Amazon : Rencontre internationale et lutte des travailleurs/euses.

23 octobre 2020


Plusieurs actions, dans différents pays, montrent la résistance face à ce patronat de choc.

Dans des conditions difficiles, les salarié·es d’Amazon à travers le monde luttent collectivement, pour leurs conditions de travail, leurs salaires, leurs droits collectifs… Ils et elles s’organisent syndicalement pour être plus efficaces. Notre rôle est de faire connaître leurs luttes, de les soutenir, de les aider dans la construction d’une coordination internationale des travailleuses et travailleurs d’Amazon où ils et elles décident de leurs actions.

En Allemagne, 1500 grévistes ont agi ensemble, les 13 et 14 octobre, dans les entrepôts de Bad Hersfeld, Werne, Koblenz, Leipzig et Rheinberg. Les revendication portaient sur les salaires et la convention collective.

En Italie, sur le site Amazon de Brandizzo (près de Turin) les travailleuses et travailleurs de la société sous-traitante ICTS (sécurité et contrôles des accès) ont arrêté le travail durant 24 heures, avec piquet de grève et distribution de tracts. Les revendications portaient sur les salaires, le taux horaire étant bloqué autour de 6-7 euros bruts de l’heure, avec des négociations salariales au point mort, l’accord collectif ayant expiré depuis 2013.

Aux Etats-Unis, la direction d’Amazon prépare la fermeture définitive de l’ entrepôt DCH1 de Chicago. Le 30 septembre, des salarié·es précaires ont été soumis à un chantage : être transféré à un poste avec un horaire allant de 1h20 à 11h50, ou être licencié le 6 décembre. Le collectif Amazonians United demande une transparence totale concernant les postes disponibles sur les autres sites, le droit pour tous et toutes de conserver le même horaire de travail qu’avant et divers autres aménagements du temps de travail. Par ailleurs, dans la nuit du 1er au 2 octobre, plusieurs dizaines de salarié·es de l’entrepôt de Shakopee (Minneesota) ont quitté le travail et se sont rassemblé·es, afin de protester contre le licenciement d’un collègue accusé de ne pas respecter son objectif de taux productivité et son temps de pause.

Une cinquantaine de travailleurs et travailleuses d’Amazon se sont rencontré·es, par visioconférence pour la majorité, du fait des restrictions nécessaires de déplacement en période d’épidémie.

Ils et elles représentaient les entrepôts d’Amazon de France, Italie, Espagne, Allemagne, Pologne, des Etats-Unis et du Canada. Les témoignages sont unanimes : Amazon, dont le chiffre d’affaire est astronomique, met une pression maximale sur les salarié·es, n’hésitant pas à se mettre en défaut vis à vis des législations du travail internationales et de certains pays. Salaires, conditions de travail exécrables, management très agressif et inhumain, négligence coupable de la multinationale vis à vis de ses obligations en matière de santé et de sécurité, surtout en période de pandémie : rien n’est épargné aux salarié·es !

Durant la rencontre, les participant·es sont revenu·es sur la mobilisation et l’action en justice en France, la condamnation d’Amazon par les tribunaux, et la fermeture de tous les entrepôts qui s’en est suivie, Amazon ayant été contrainte de payer leurs salaires au salarié·es pendant la période de fermeture de cinq semaines. La lutte a payé ; mais dans d’autre pays, les lanceurs d’alertes dans les entrepôts surpeuplés et exposés à la contamination sans protection suffisante, comme aux Etats-Unis, ont été tout simplement licenciés. Aujourd’hui, les salarié-es des entrepôts français subissent une répression cachée qui vise à la punir implicitement de leurs actions et mobilisations des mois précédents. Le respect des critères de sécurité dans les entrepôts devient un moyen de les surveiller et de les dissuader de recommencer.. à se mobiliser. Même chose en Allemagne, où les règles de sécurité servent aussi à tenter de mettre en défaut les personnels et de prétexte, dans certains cas, à des procédures de licenciement. Ignoble retour du bâton de la part de la multinationale, qui utilise les légitimes revendications des salarié·es contre eux : par exemple, le nécessaire respect des distances de sécurité est difficile à tenir tout le temps, étant donné la nature et le rythme de travail dans les entrepôts et les quotas de productivité imposés aux salarié·es. Amazon guette les faux pas.

Les salaires versés par Amazon restent anémiques et très éloignés des faramineux bénéfices, de dizaines de milliards d’euros qui ont décollés surtout durant la période du confinement dans différents pays. La multinationale multiplie partout les pressions antisyndicales, visant les syndicalistes les plus actifs pour les décourager par tous les moyens, y compris les licenciements.

La rencontre s’est achevée sur les décisions suivantes, outre les campagnes communes discutées :
• Une rencontre est prévue courant janvier-février prochain à Berlin si les conditions le permettent.
• Participation à la prochain conférence de Labor Notes en avril à Chicago.
• Rencontre en Italie à l’automne prochain.

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Cette entrée a été publiée le 28 octobre 2020 par dans Actualités des luttes, AMAZON, international.