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EtudiantEs infirmierEs :  » Nous sommes prêtEs à aider à nouveau les professionnelLEs, mais pas à n’importe quel prix  » !

Tests PCR, transports de malades, suivi de patients par téléphone, les étudiants infirmiers sont à nouveau sollicités pour renforcer les effectifs des hôpitaux sous tension, face à la deuxième vague de la Covid-19. Leur cursus en est bouleversé, voire interrompu, et ils s’inquiètent pour leur avenir

Lors de la première vague du coronavirus, les étudiants en Santéet notamment les étudiants en Sciences Infirmières avaient été sollicités, dès le mois de mars, pour renforcer les équipes soignantes des hôpitaux et avaient été employés souvent comme stagiaires. Aujourd’hui, les étudiants s’attendent à être à nouveau mobilisés, mais ils s’inquiètent des conditions dans lesquelles ils le seront.

Une déferlante de stress lors de la première vague

En mars 2020, 85.000 étudiants en Sciences infirmières ont été envoyés dans les services hospitaliers pour faire face à la recrudescence de cas de Covid et d’hospitalisations. Ils étaient majoritairement employés à des tâches d’aide-soignants, souvent rémunérés comme stagiaires. 

En avril 2020 déjà :  « Certains ont de vrais stages encadrés mais d’autre, comme moi, occupent des postes d’aide-soignants. On travaille 35 heures par semaine payées 38 euros… la semaine, avait est-elle alors affirmé.
 

Les étudiants en soins infirmiers inquiets pour la seconde vague 

Aujourd’hui, tous les voyants sont au rouge. Nous sommes bien dans la seconde vague, et les étudiants en Soins infirmiers ne veulent pas retomber dans les travers de la première vague. Dans un communiqué intersyndical, ils lancent un cri d’alarme en direction du  Gouvernement :
 

Après la mobilisation des étudiants lors de la première vague de la COVID-19 au printemps 2020, un constat sans appel est fait par le Centre National d’Appui : 65,3% des étudiants en santé ont été mobilisés. Plus de 50% des étudiants mobilisés ont présenté un score significatif sur l’échelle de détresse psychologique. Les raisons de cette détresse psychologique sont nombreuses : préoccupation liée à la validation de leur formation, fatigue majeure générée par l’intégration d’un service déjà en tension, manque de protections, peur de prodiguer de mauvais soins aux patients par manque de formation et d’encadrement. Le dérèglement de leur apprentissage et leur mobilisation massive a exacerbé la crainte des étudiants en santé de devenir de moins bons praticiens.

Intersyndicale des étudiants en santé

Les étudiants sont prêts à venir en renfort, mais ils demandent une meilleure rémunération

Il y a quelques jours, chaque étudiant du Centre-Val de Loire a reçu une directive de l‘Agence Régionale de Santé. Ils ont l’obligation de se tenir disponibles pour donner une semaine de leur temps de stage en tant qu’aide-soignant.
« Ce sera une semaine en moins sur ma formation« , explique cet étudiant en 3e année dans le Loiret qui souhaite lui aussi garder l’anonymat. Nous ne sommes pas aide-soignants. Nous allons servir de chaire à canon et ce sera au détriment de notre formation. On ne veut pas finir notre année avec l’étiquette « promotion Covid » et par la suite, être considérés comme des professionnels « mal formés ». Au bout de tout ça, il y a les patients« . 


«  Pour cette 2e vague, tous les étudiants vont être renvoyés sur le terrain pour moins d’un euro de l’heure », explique Thomas Hostettler, secrétaire général de la Fédération Nationale des Etudiant.e.s en Soins Infirmiers. « Nous savons que les hôpitaux manquent de personnels, et nous sommes prêts à aider les professionnels, mais pas à n’importe quel prix. Nous demandons au moins à être rémunérés comme les aides-soignants, puisque nous en avons l’équivalence, et ça ne doit pas se faire non plus au détriment de nos formations. » Lors de la première vague, tout ça a généré chez les étudiants une détresse psychologique qui n’a pas été prise en compte. 

Les étudiants en soins infirmiers sont-ils les oubliés du Ségur de la santé ? 

Le 13 juillet 2020, Jean Castex, Premier ministre, et Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, ont signé à l’hôtel de Matignon les accords du Ségur de la santé avec les organisations syndicales. 8,2 milliards devront être distribués dans le but de « revaloriser la rémunération des sages-femmes, des personnels non médicaux des établissements de santé et des EHPAD, des internes et étudiants en santé, ainsi que des praticiens qui font le choix de l’hôpital public ».
Contacté il y a une semaine par l’intersyndicale, le ministère de la Santé, n’a pour l’heure pas donné de réponses aux intérrogations légitimes des étudiants inquiets. 

• En France, 60.000 des 94.000 étudiants en soins infirmiers sont employés dans les services des établissements de santé pendant cette crise du Covid-19.

• En Centre-Val de Loire, 1259 sur 3000 sont en établissement de santé. 

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