NPA Loiret

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Le patronat des entreprises BTP du Centre-Val de Loire veut du fric et demande aux maires de lancer des chantiers !

En cette année d’élections municipales retardées et de confinement, les entreprises de travaux publics de la région ont reçu un tiers d’appels d’offres en moins par rapport à 2019. Elles craignent que cela ne soit pire l’an prochain.

Rénover les routes, les réseaux d’eau (qui laisseraient s’échapper un litre sur cinq dans la nature), créer des pistes cyclables, améliorer l’éclairage public, renouveler les réseaux d’assainissement… 

Autant de travaux qui ont été moins lancés que d’habitude, cette année. Christian Bodin, le président de la Fédération régionale des travaux publics (cet entrepreneur de l’Indre a succédé à François Huret en septembre) en appelle aux élus locaux pour que cela ne soit pas pire en 2021.

Après de très bons niveaux en 2019, l’activité est attendue en baisse de 15 %, cette année, dans la région, même si le secteur figure parmi les moins touchés en cette période de crise sanitaire. A cela plusieurs raisons.

Durant le premier confinement, bien sûr, la plupart des chantiers se sont arrêtés pendant cinq à six semainesL’activité a chuté de 56 % en avril et 25 % en mai.
Mais, finalement, elle est remontée dès le mois de juin (-6 %), sans rattraper totalement le retard. L’activité, toujours en baisse de 10 % en octobre, est attendue à – 20 % en décembre. Bref ils ne sont pas parmi les plus malheureux !

Le problème est surtout venu du report du deuxième tour des municipales, la démocratie et les mesures sanitaires ne font pas bon ménage avec les profits. Les nouveaux élus n’ont pas encore eu le temps, pris dans la tourmente qu’ils sont, de lancer de nouveaux investissements. 

Or la commande publique représente 66 % du chiffre d’affaires (de 1.460 millions d’euros dans la région) de la profession, forte de 670 entreprises (dont 456 de moins de dix salariés) et de 10.129 salariés voilà la menace brandie ! 

Un signe de bonne santé l’emploi intérimaire n’est pas encore touché

Le plus gros poste est représenté par les travaux routiers (41%), suivis par les réseaux eau et assainissement (16%), le terrassement (15 %), les travaux d’électricité (14%), les ouvrage d’art (7%), les travaux de voies ferrées (5%)…
Pour l’instant, la situation n’a pas encore joué sur l’emploi, car le secteur fait travailler 1.365 intérimaires dans la région. L’enjeu est de conserver les compétences pendant la période d’étiage.

Au plan national, les appels d’offres ont ainsi chuté de 70 % en avril (contre -34 % en 2014, précédente année d’élections municipales), de 41 % en mai (-47% en 2014), de 27 % en octobre (-23 % en 2014).

Dans la région, au total, sur les huit premiers mois de l’année, les appels d’offres publics (1.200 contre 1.750 en 2019) sont en recul de 32 %.
« Nous sommes inquiets pour le début 2021. La commande des départements est revenue à un niveau normal, mais celle des communes et communautés de communes n’est pas remontée. Elle est tombée à -70% pendant le premier confinement. Elle est encore en baisse de 45 % aujourd’hui », souligne Christian Bodin.

Celui-ci lance donc un appel aux élus locaux, même si leur budget sont contraints.
« Les élus locaux peuvent faire appel au plan de relance, au fonds de dotation d’équipement des territoires ruraux, à l’abondement DSIL, dotation de soutien à l’investissement local, à la Banque des territoires », poursuit le président régional.
Il appelle aussi à des procédures simplifiées. « Certains projets sont dans les cartons, mais les maires doivent faire face à des tracasseries administratives qui leur font perdre du temps. » Et oui ce sont encore les fonctionnaires et les contrôles pour éviter les fraudes qui empêche le fric de couler !

« Ne confinons pas la relance » : tel est le mot d’ordre national de la profession. « Il faut que les acteurs jouent le jeu car si on arrête la commande publique, on est mort ! »

Les dirigeants du BTP sont comme les autres patrons : Ils veulent du fric avec menaces de chantage à l’emploi ! Alors que les salariéEs sont couvertEs par le chômage partiel (pour l’instant !), pognon pris dans les caisses de la sécu ! C’est pour leurs actionnaires que ces BTP réclament !

La SNCF par exemple, qui vient de se voir doter de 4 milliards d’euros pour survivre va en larguer 2,3 aux entreprises du BTP pour la rénovation du réseau, des gares et infrastructures ! Quid de son personnel ?

L’Etat capitaliste à ouvert le robinet pour les actionnaires sans aucun contrôle ce qui n’empêche pas les entreprises de licencier sous couvert de la crise ou non la liste s’allonge dans le Loiret : Hutchinson, Sandvick, John Deere, Duralex, etc.

Les municipalités ont d’autres priorités dans cette période en particulier l’aide et le soutien aux populations les plus fragilisées par la crise ….Mais ça pour les patrons c’est difficile à comprendre !

NPA Loiret 19-11-2020.

(chiffres République du Centre)

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Cette entrée a été publiée le 19 novembre 2020 par dans AFFAIRES, B.T.P., PATRONAT, REGION CENTRE VAL DE LOIRE.