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Assemblée publique transnationale de coordination des migrants : organisation au-delà des frontières 22-11-2020. 17h

Le 17 octobre, des milliers de migrants sont descendus dans la rue dans plusieurs villes européennes – comme Paris, Marseille, Bruxelles, Barcelone et Bologne – pour protester contre le racisme institutionnel et réclamer un permis de séjour inconditionnel. Des actions symboliques ont eu lieu dans des capitales comme Madrid et Ljubljana, où les mesures de confinement covid-19 ont rendu impossible la démonstration. À Istanbul, différents mouvements se sont rassemblés, défiant l’interdiction des manifestations publiques, et ont organisé un rassemblement contre le racisme et l’exploitation. Au Liban et au Maroc, des groupes féministes et migrants ont partagé notre lutte, et l’appel du public, promu par la Coordination transnationale des migrants, a recueilli des dizaines de signatures de la France, de l’Italie, de l’Espagne, de l’Autriche, de la Slovénie, de la Belgique, de la Turquie, du Maroc et de nombreux réseaux européens.

Après ces manifestations, afin de procéder à notre organisation transnationale et d’approfondir la communication politique entre migrants, nous invitons chacun à se joindre à une assemblée transnationale en ligne ouverte le 22 novembre.

Contre toute attente de la pandémie, les migrants ont haussé le ton en disant que leur vie est plus essentielle que leur travail. Ils ont renversé la rhétorique des « travailleurs essentiels », qui obligent les migrants à effectuer des emplois dangereux et mal rémunérés, en montrant l’essentialité de leur lutte transnationale pour reprendre la liberté. Après les mobilisations du 30mai et du 20juin, et après la manifestation transnationale du 17octobre, nousvoulons faire un nouveau pas en avant dans l’organisation des migrants.

Plus de gens, plus de pays, plus de groupes, se joignent à la Coordination. Les germes d’un discours commun se sont répandus avec la revendication d’un permis de séjour européen inconditionnel et illimité comme outil de lutte contre les hiérarchies imposées par les lois et les documents entre les migrants, les réfugiés, les demandeurs d’asile, sans papiers, les personnes vivant en Europe et les personnes qui tentent de l’atteindre ou de vivre dans d’autres pays et de se déplacer d’un pays à l’autre. Si nous savons que cette revendication ne peut pas être la solution définitive à l’«exploitabilité » des migrants, à la violence raciste et patriarcale, il est fondamental de lutter contre toutes ces questions et de refuser les exigences imposées à la vie des migrants pour obtenir et rénover le permis de séjour. Parce que nous savons que ce chantage génère la plupart de nos problèmes : problèmes de logement, problèmes de santé et sur toute notre pauvreté.

En répondant aux exigences et à la durée limitée des documents, la demande de résidence européenne inconditionnelle et illimitée montre ainsi nos multiples refus : le refus du lien entre les documents, le travail et le revenu, un lien qui vise à contraindant les migrants à accepter tout type de contrat, d’heures de travail et de salaire, aggravant les conditions de travail de tous les travailleurs. Le refus de l’exploitation et de la violence à l’égard des femmes migrantes par les patrons et le régime frontalier. Le refus de la violence masculine à l’égard des femmes, exacerbé par le regroupement familial qui associe les femmes migrantes aux documents de leurs partenaires. Le refus du racisme institutionnel à l’encontre des enfants de migrants considérés comme des étrangers à l’endroit où ils naissent et grandissent. Le refus de la distinction entre les pays d’origine sûrs et dangereux qui affecte le droit d’asile. Le refus de considérer les migrants comme des fardeaux, ou comme des colis à trier en fonction des besoins de la capitale. Comme les femmes migrantes l’ont dit haut et fortle 17 octobre, il est maintenant temps de briser l’isolement et de montrer notre pouvoir transnational. Construire une organisation transnationale, discuter de stratégies communes et de discours politiques puissants, sont les premières étapes fondamentales pour renverser le système actuel d’exploitation, de racisme et pour empêcher l’UE et ses États membres de décider de la vie de millions de migrants.

La Coordination transnationale des migrants discute de ces questions depuis des mois. Nous reconnaissons que les luttes nationales sont importantes, et cela est possible d’obtenir quelques victoires au niveau local, par exemple des procédures plus courtes pour obtenir des documents, la reconnaissance des droits fondamentaux pour les sans-papiers, ou de meilleurs abris. Toutefois, si nous voulons un changement radical, nous devons reconnaître que les luttes locales et nationales peuvent être habilitées et efficaces, seulement lorsque nous les appliquons dans un cadre transnational, parce que les problèmes des migrants sont déjà transnationaux. Alors que des milliers de personnes continuent de défier le régime frontalier, les hiérarchies sociales et la position qu’elles sont censées occuper dans le système de production, nous devons développer une plate-forme politique pour transformer la force des migrants en un puissant mouvement transnational collectif.

Questions:

– Comment s’organiser et lutter ensemble contre le racisme institutionnel dans les conditions pandémiques ?

– Comment développer des stratégies communes contre le nouveau pacte européen sur la migration et l’asile ?

– Comment rassembler les luttes de travail des migrants contre l’exploitation ?

– Comment imaginer une grève transnationale des migrants ?

Objectifs:

– Construire un espace politique transnational pour connecter et autonomiser les luttes des migrants

– Partager une vision commune afin de faire respecter notre organisation commune

– L’avenir : un permis de séjour européen inconditionnel pour tous

Rendez-vous le 22 novembre à 17h. Vous trouverez ici le lien pour participer à l’Assemblée publique transnationale de coordination des migrants, qui sera en anglais et en Français : https://us02web.zoom.us/j/81635886157

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Assemblée publique de la Coordination transnationale des migrants: pour s’organiser au de là des frontières

Le 17 octobre, des milliers de migrants sont descendus dans les rues de plusieurs villes européennes – comme Paris, Bruxelles, Barcelone et Bologne – pour protester contre le racisme institutionnel et revendiquer un permis de séjour européen illimité et sans conditions. Il y a eu des actions symboliques à Madrid et à Ljubljana, où les restrictions dues au Covid-19 ont rendu impossible de manifester. A Istanbul, des différents mouvements se sont réunis, en défiant l’interdiction de faire des manifestations publiques, et ont organisé un rassemblement contre le racisme et l’exploitation. Au Liban et au Maroc, les groupes féministes et migrant.e.s ont partagé notre lutte. L’appel commun à se mobilisateur, promu par la Coordination Transnationale des Migrants, un obtenu des dizaines de signatures de la France, de l’Italie, de l’Espagne, de l’Autriche, de la Slovénie, du Belgique, de la Turquie, du Maroc et d’autres réseaux européens.

Après ces manifestations, afin de continuer notre organisation transnationale et de renforcer la communication politique parmi les migrant.e.s, nous vous invitons à participer à notre assemblée transnationale publique en ligne le 22 novembre.

Malgré les difficultés, pendentif la pandémie les migran.e.s ont fait entendre leur voix pour dire que leurs vies sont essentielles plus que leurs boulots. Ils ont bouleversé la parole de « travailleurs essentiels » qui a forcé les migrant.e.s à faire des travaux dangereux et mal payés, en démontrant l’essentialité de leur lutte transnationale pour se reprendre leur liberté. Après les manifestations du 30 mai et du 20 juin, après la mobilisation transnationale du 17 octobre, nous voulons avancer encore dans l’organisation des migrants.e.s.

Plus de personnes, plus de pays, plus de groupes sont en train de rejoindre la Coordination. Nous avons partagé un discours commun, axé sur la revendication d’un permis de séjour sans conditions et illimité en tant qu’instrument de lutte contre les hiérarchies, imposées par les lois et les papiers, entre migrant.e.s, réfugiés, demandeurs d’asile, sans papiers, personnes qui vivent en Europe et ceux qui essaient d’y arriver. Si nous savons que cette revendication ne peut pas être la solution finale à « l’exploitabilité » des migrant.e.s et à la violence raciste et patriarcale, il est fondamentale de lutter contre ces problèmes et de refuser les conditions imposées sur les vies des migrants.e.s pour obtenir et renouveler le permis de séjour. Car nous savons que ce chantage génère la plupart de nos problèmes : les problèmes de logements, les problèmes liés à la santé et surtout la pauvreté.

En adressant les conditions et la durée limitée des documents, la revendication d’un permis de séjour européen sans conditions et illimités, donc, montre nos refus multiples : le refus de la connexion parmi documents, travail et revenu, c’est-à-dire un privilège qui a le mais de forcer les migrant.e.s à accepter tout type de contrat, horaires de travail et salaires, en aggravant les conditions de travail de tous travailleurs. Le refus de l’exploitation et de la violence contre les femmes migrantes poursuivie par les patrons et le régime des frontières. Le refus de la violence masculine contre les femmes, qui est aggravé par le regroupement familial qui mentent les femmes migrantes aux documents de leur mari. Le refus du racisme institutionnel qui concerne les enfants de migrants qui sont considérés comme des étrangers dans le lieu où ils naissent et grandissent. Le refus d’une distinction entre pays d’origine sûrs et non sûrs qui affect le droit d’asile. Le refus de considérer les migrants comme des poids, ou comme des colis qui doivent être rangés en fonction des besoins du capital. Comme les femmes migrantes l’ont dit le 17 octobre, il est temps maintenant de briser l’isolement et de montrer notre pouvoir transnational.

Construire une organisation transnationale et partager nos stratégies politiques communes sont les premiers pas fondamentaux pour bouleverser le système d’exploitation présent, le racisme et pour arrêter les décisions de l’Union européenne et de ses membres sur les vies de millions de migrants.e.s. La Coordination Transnationale des Migrants fait face à ces questions depuis des mois. Nous reconnaissons que les luttes nationales sont importantes et qu’il est possible de gagner quelque chose a choisi dans le niveau local – par exemple raccourcir les procédures pour avoir les papiers, faire reconnaitre les droits fondamentaux des personnes sans-papiers ou obtenir de meilleurs logements. Toutefois, si nous voulons un changement radical, nous devons reconnaître que les luttes locales et nationales ne peuvent être plus efficaces que si nous les renforçons dans un cadre transnational parce que les problèmes des migrant.e.s sont déjà transnationaux. Alors que des milliers de migrants continuent à défier le régime des frontières, les hiérarchies sociales et la position qu’ils sont présumés d’occuper dans le système de production, nous devons développer une plate politique pour transformer la force des migrants.e.s en un puissant mouvement collectif transnational.

Questions:

– Comment s’organisateur et lutter ensemble contre le racisme institutionnel dans les conditions de pandémie ?

– Commentaire développer des stratégies communes contre le nouveau pacte européen sur l’immigration et l’asile ?

Commentaire connecter les luttes des travailleurs et travailleuses migrant.e.s contre l’exploitation ?

Commentaire imaginer une grève transnationale des migrants ?

Les objectifs:

– Construire un espace politique transnational pour connecter et renforcer les luttes des migrants

– Partager une vision commune afin de renforcer notre organisation commune

– Un permis de séjour européen inconditionnel pour tous

Rendez-vous le 22 novembre, à 17h, connectez-vous à ce privilège pour participer à l’assemblée publique de la Coordination Transnationale, qui sera en anglais et français: https://us02web.zoom.us/j/81635886157

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Cette entrée a été publiée le 22 novembre 2020 par dans Actualités des luttes, CONVERGENCE DES LUTTES, international.