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29 novembre 1947 : Le partage et l’occupation de la Palestine

Le 29 novembre 1947 les Nations unies affirment la partition de la Palestine, négociée par les grandes puissances. Les Palestiniens n’ont pas été consultés. Les grandes puissances partagent un territoire qui ne leur appartient pas et donnent ainsi à une tierce partie ce qui appartient à une autre [1].

Les grandes puissances (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, URSS) négocient des plans de partage de la Palestine qui débouchent, le 29 novembre 1947 à l’ONU, sur la proposition de la création de deux Etats et de la zone internationale de Jérusalem (résolution n° 181) [2].


Bilan du partage des Nations-Unies.

• un Etat arabe de 12.000 Km² qui comprend 735.000 habitants, dont 10.000 juifs

• un Etat juif de 14.200 Km² avec 905000 habitants dont, 507.000 arabes

• une zone internationale à Jérusalem de 205.000 habitants, dont 100.000 juifs.

Il faut cependant noter que la population palestinienne n’a jamais été consultée et son autodétermination n’a pas été respectée (ceci est contraire aux principes de la charte des Nations-Unies – chapitre 12).

Les grandes puissances partagent un territoire arabe qui ne leur appartient pas.

En 1918, il y avait en Palestine 56.000 juifs sur une population de 700.000 habitants. En 1946, il y avait 608.000 juifs sur une population de 1.850.000 habitants.

Première guerre israélo-palestinienne et expulsion des Palestiniens avant la fin du mandat britannique.

Pendant de longues années [3] , le gouvernement israélien prétendait que les Palestiniens avaient quitté leur pays sur appel des dirigeants arabes. Erskine Childers, un journaliste anglais, a été le premier en Occident à démystifier cette falsification historique. Il a auditionné la totalité des émissions radiophoniques diffusées au Proche-Orient à l’époque.

Il a démontré que les seules émissions incitant la population palestinienne à partir sont d’origine sioniste.

Ces émissions développaient de façon volontairement menaçante le thème de l’extermination à laquelle sont promis ceux qui restaient en Palestine.

Des historiens israéliens (Flapan, Morris, etc.) ont confirmé par la suite que se sont bel et bien les forces armées sionistes qui ont provoqué le départ des Palestiniens.

Dès le vote du plan de partage, le 29 novembre 1947, les groupes terroristes sionistes, agissent dans la continuité des plans A, B et C, tentent d’occuper par la force la Palestine (déjà avant le départ des Anglais, 15 mai 1948) et expulsent les Palestiniens qui résistent.

Ben Gourion dit à l’époque [4] : « La ville neuve de Jérusalem a été occupée et les guérilleros ont été chassés de Haïfa, de Jaffa, de Tibériade et de Safad quand les forces de la puissance mandataire étaient encore présentes…
La Haganah fit bien son travail… Les Arabes ont commencé à s’enfuir des villes presque dès le début des désordres, dans les premiers jours de décembre 1947…
A mesure que les combats s’étendaient, Bédouins et Fellahs se joignirent à l’exode… ».

Plan des opérations sionistes au-delà du plan de partage

L’ampleur des troubles pousse les Etats-Unis à tenter de freiner la marche vers le bain de sang [5].Le département d’Etat et le Pentagone avaient peur de perdre les « Arabes », pour lesquels ils avaient des projets de constitution de  » cordons sanitaires « contre le  » péril rouge ».

C’est pourquoi, le 19 mars 1948, le délégué américain demande au Conseil de Sécurité de l’ONU, la suspension du Partage de la Palestine et demande l’examen d’un plan de tutelle temporaire.

Les Etats unis craignent l’Union soviétique, qui compte bien tirer profit de son soutien militaire et politique au mouvement sioniste (à l’ONU), pour le Plan de partage.

Le 1er avril 1948, l’ONU vote une trêve.

Le 4, la Haganah déclenche la première guerre de Palestine.

Le Comité pour les droits inaliénables du peuple palestinien de l’ONU, nous éclaire sur les véritables intentions des dirigeants sionistes de l’époque [6] :  » Les écrits de ces derniers nous montrent à l’évidence que la politique sioniste était d’occuper, durant la période du retrait britannique, un territoire aussi étendu que possible (y compris la rive occidentale) au -delà des frontières attribuées à l’Etat juif par la résolution sur le partage »

Et de citer un haut fonctionnaire israélien : « En mars 1948, le haut commandement de la Haganah a préparé un plan opérationnel global  » D  » comme Dalet, en remplacement des plans A, B et C qui avaient orienté la stratégie de la Haganah au cours des années précédentes. La mission de la Haganah était aussi simple que révolutionnaire : s’assurer le contrôle du territoire attribué à l’Etat juif et… de ceux situés au -delà, contre des forces ennemies… ».

De nombreux massacres ont été perpétrés en 1948

Le plus connu fut celui de Deir Yassine qui a coûté la vie à 105 civils (le chiffre de 254 fut exagéré afin de pousser à l’exode), il a été perpétré par des unités Etzel et Stern.

Ce sont presque deux cent villages palestiniens qui furent ainsi attaqués et pris par les forces sionistes avant la fin du mandat, le 15 mai 1948.

De nombreux habitants furent blessés ou tués. Tous les survivants furent expulsés ou s’enfuirent, terrorisés.

Une déclaration de Ménahem Bégin aux Etats-Unis en été 1948 disait comment les choses s’étaient passées [7] : « Dans le mois précédant la fin du Mandat, l’Agence Juive décida de faire sortir les Arabes des villes avant l’évacuation des troupes britanniques…
L’Agence juive en vint à un accord avec nous (Irgoun) pour que nous exécutions ces arrangements, tandis qu’ils répudieraient tout ce que nous ferions et prétendraient que nous étions des éléments dissidents, comme ils le faisaient quand nous combattions les Britanniques.
Alors nous avons frappé avec force et mis la terreur dans le coeur des Arabes. Ainsi nous avons accompli l’expulsion de la population arabe des régions assignées à l’Etat juif ».

L’amalgame, nous dit Elias Sanbar [8], qui est fait entre la première guerre de Palestine et la première guerre israélo-arabe n’est pas innocent.

En confondant la première dans la seconde, on évite le débat sur l’expulsion massive des Palestiniens, présentée alors comme le résultat « accidentel » de l’entrée des Etats arabes en Palestine (en mai 1948) et de la guerre de défense des juifs contre une « invasion extérieure ». Les juifs y font figure d’agressés.

Mais il y a eu deux guerres : le 15 mai, date de l’entrée en guerre des troupes des différents Etats arabes, la Palestine est déjà conquise par les Israéliens, et les Palestiniens, qui ont laissé 14813 morts sur le terrain, sont déjà des réfugiés.

La déclaration de la création de l’Etat d’Israël, en mai 1948.

Le vendredi 14 mai 1948 s’ouvre, à 16 h, dans la petite salle du musée de Tel Aviv, la cérémonie de proclamation de l’Etat d’Israël. Ben Gourion lit la déclaration d’indépendance, puis la fait signer. Cela dure une demi-heure, juste avant que ne débute le shabbat.

Le texte de Ben Gourion se réfère à la décision du 29 novembre 1947 (résolution no 181 de l’ONU), mais n’en retient que le projet d’établir un Etat juif. Ni le partage de la Palestine, ni la création d’un Etat arabe, ni le statut spécial de Jérusalem ne sont évoqués. Ne sont pas précisées non plus les frontières d’Israël.

Vers minuit, le Mandat britannique prend fin. Les Anglais ne transfèrent pas le pouvoir, ils l’abandonnent. Le premier acte du gouvernement d’Israël est l’abrogation des restrictions à l’immigration juive.

La proclamation dit notamment [9] :

« Nous déclarons ici qu’à partir de la date d’expiration du mandat, c’est-à-dire le 15 mai à 0 heure, une constitution nationale devra être établie par une Assemblée Constituante dont les travaux devront être terminés au plus tard le 1er octobre 1948.

Le Conseil national actuel fera fonction de Conseil d’Etat provisoire, et son organe exécutif – l’administration nationale – constituera le gouvernement provisoire de l’Etat d’Israël.

L’Etat d’Israël sera ouvert à l’immigration des Juifs de tous les pays, et leur arrivée permettra de favoriser le développement de tous ses habitants.

L’Etat d’Israël sera bien fondé sur les préceptes de la justice, de la liberté et de la paix qu’ont enseignés les prophètes hébreux.

Il établira une complète égalité des droits de tous les citoyens sans distinction de race, de foi ni de sexe, et garantira la pleine liberté de culte, l’éducation et la culture pour tous.

Il garantira le caractère sacré et l’inviolabilité des lieux saints de toutes les religions.

Il se conformera aux principes de la Charte des Nations Unies ».

Première guerre israélo-arabe.

Les armées des pays arabes pénètrent en Palestine dès le 15 mai 1948.

En 1949, l’armistice est signé entre Israël, l’Egypte, le Liban, la Jordanie et la Syrie.

Le 3 avril 1949, la Jordanie annexe la Cisjordanie (20,5 % de la Palestine), et fonde le « Royaume hachémite de Jordanie ». L’administration égyptienne contrôle la bande de Gaza (1,5 % de la Palestine) [10].

Les Palestiniens interdits de retour dans leurs foyers.

Le 11 mai 1949, Israël a été admis en tant que membre de l’ONU.

Le préambule de la résolution 273 (III), relative à cette admission, renvoie à la résolution 194 du 11 décembre 1948 qui reconnaît aux réfugiés palestiniens qui le désirent, le droit « de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins et [stipule que] des indemnités doivent être payées à titre de compensation, pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé ».

Ce droit au retour a été confirmé plus de 110 fois par les Nations-Unies mais il a toujours été rejeté par Israël. Des réfugiés ont essayé de revenir dans leur pays à travers les frontières. L’Etat d’Israël cependant les expulsait à nouveau.

En 1954, une loi a été promulguée prévoyant des sanctions sévères contre les « infiltrés » et leur ré-expulsion.
Cette loi n’est appliquée qu’à l’égard des non-juifs qui reviennent dans leurs pays.

Le comte Bernadotte, observateur de l’O.N.U, affirme [11] : « Ce serait une violation des principes de justice les plus élémentaires, si les victimes innocentes du conflit (les réfugiés arabes palestiniens) se voyaient refuser le droit de retourner dans leurs foyers, alors que les immigrants juifs affluent et ferment ainsi la porte au retour des réfugiés arabes dans les terres qu’ils possédaient depuis des siècles.
De nombreux rapports font état de l’usurpation, du pillage et de la destruction de villages entiers, sans aucune raison militaire apparente. »

Le lendemain de la présentation de son rapport aux Nations-Unies (16 septembre 1948), le comte Bernadotte est assassiné par les sionistes du groupe Stern.

Ben Gourion affirme :  » Nous devons tout faire pour qu’ils (les réfugiés palestiniens) ne reviennent jamais ».

Au total, Israël détruisit 531 villages afin d’interdire définitivement le retour des expulsés palestiniens qui sont au nombre d’environ 6 millions de personnes. Ils constituent aujourd’hui les deux tiers du peuple palestinien. Ils sont les oubliés de l’histoire.

Le nombre des réfugiés en 1948 [12]

Selon Elias Sanbar environ 900 000 Palestiniens seront expulsés (Livre : « Palestine 1948 ») déjà un mois avant la guerre de mai 1948.

En 1948, après la guerre, 8,2 % du peuple palestinien vivait à l’intérieur de la ligne verte (Israël), 30,8 % en Jordanie et Egypte, et 61 % peuplaient les 57 camps de réfugiés répartis comme suit : 15 camps au Liban (14 % des réfugiés), 10 en Syrie (9 %), 24 en Jordanie (55 %) et 8 dans la bande de Gaza (22 %).

« C’est une histoire d’adolescent : j’ai eu de la chance d’être élevé dans une école palestinienne, pour réfugiés palestiniens. Je me le rappellerai toujours…
A l’école, sur la première page de tous les livres qu’ on avait, que ce soit en histoire, en géographie, en grammaire ou en n’importe quelle matière, il y avait toujours le portrait de notre fameux roi Abdallah. La seule chose qu’on faisait la première journée de l’année scolaire, c’était notre prof qui venait le matin : on le saluait…

La première chose qu’il disait, « Les enfants ouvrez vos livres ».
Au lieu de nous demander d’ouvrir le livre à la page qui nous intéressait pour étudier, il disait : « D’abord la première page ».

La première page bien entendu, c’était le portrait du roi.
Il disait : « Déchirez-la » ! Alors chaque enfant commençait à déchirer le portrait du roi.

A ce moment, il précisait : « Les enfants, c’est le portrait de celui qui nous a trahis, qui a vendu la Palestine : alors on ne peut l’admirer tous les jours… » (Souvenirs d’exilés).

[1] voir aussi René Naba, article publié le 29 novembre 2008 :

Le 29 novembre 1947, une nuit funeste pour les arabes

C’était il y a soixante ans de cela, une nuit particulièrement funeste pour les arabes, qui brisa la continuité territoriale du Monde arabe, la rupture stratégique du continium entre la rive asiatique et la rive africaine de l’ensemble arabe, au point de jonction de la voie continentale et de la voie maritime de la « Route des Indes », à l’intersection du couloir syro-palestinien et son prolongement égyptien, des voies d’eaux de la frange méditerranéenne et des gisements pétroliers du Golfe, pour constituer le point de percussion d’une des plus grandes déflagrations de l’époque contemporaine, l’abcès de fixation du conflit ente le Monde arabe et le Monde occidental.

Cette nuit là, le 29 novembre 1947, l’Assemblée Générale des Nations-Unies, la nouvelle communauté des nations créées selon le schéma de prépondérance occidentale, proclamait le plan de partage de la Palestine.

Pour les survivants du génocide hitlérien et les innombrables et nouveaux sympathisants de la cause juive tout heureux de compenser par une arabophobie lancinante, une judéophilie naissante, comme soulagés de leur passivité antérieure devant l’un des grands points noirs de l’histoire occidentale avec la traite négrière, la création d’Israël constituait une juste réparation d’un dommage à l’égard d’une communauté continuellement persécutée en Europe depuis plusieurs siècles dans leurs propres pays par leurs propres concitoyens.

Pour les Arabes, spécialement les Palestiniens, le Plan de Partage de la Palestine signifiait l’amputation d’un patrimoine national au profit d’une communauté exogène, en compensation de massacres dont pas plus les Arabes que les Palestiniens n’en étaient responsables.

Le malentendu né, ce jour là, ne se dissipera jamais. Il explique les dérives mortifères de la dialectique entre le Monde arabe et le Monde occidental, dans un premier temps, entre l’Islam et l’Occident, dans un deuxième temps.

Le Royaume Uni, artisan de la promesse Balfour portant création du « Foyer National Juif » s’abstiendra lors de ce vote, conscient du caractère explosif du sujet, la France, en revanche, encore souillée par sa honteuse collaboration avec l’Allemagne nazie, emboîtera le pas aux Etats-Unis, se prononçant en faveur de ce partage toute heureuse de se dédouaner à bon compte. La surprise viendra de l’Union soviétique, qui pensait naïvement à l’époque que les Kibboutz israéliens étaient plus proches de leur schéma idéologique que les « féodaux » « arabes », pourtant sous l’emprise coloniale occidentale.

La fonction pédagogique de Maxime Rodinson « Un intellectuel du XXème siècle ».

Un homme, un seul, tentera, dès le départ, de combler ce fossé. De par sa formation intellectuelle, sa culture polyglotte, ses origines, son parcours professionnel, tout le prédestinait à ce rôle d’intermédiation, de faire fonction de passerelle entre sa culture d’origine et ses sympathies intellectuelles.

Issue d’une famille juive d’Europe orientale, communiste français parfaitement arabisant, enseignant le Français dans la ville de Saida, au sud du Liban, homme de courage et de conviction, Maxime Rodinson, assumera, cette nuit là, la terrible responsabilité pédagogique d’expliquer à ses camarades arabes les dispositions de la résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU. Peine perdue.

L’Urss ne s’en remettra jamais de cette méprise. Erreur de jugement fatale qui vaudra aux communistes arabes d’être pourchassés pour athéïsme et matérialisme. La caution soviétique au plan de partage va en effet déclencher une vague de désertion dans les rangs communistes arabes désormais constamment tenus en suspicion et une vague de répression à leur encontre. Le dirigeant communiste libanais Farjallah Hélou sera dilué dans l’acide par les services syriens aiguillonné par les Egyptiens, le parti communiste soudanais décapité par Gaafar el-Nimeiry avec l’aide du libyen Mouammar Kadhafi, de même que les partis communistes d’Iran, d’Egypte et d’Irak.

Maxime Rodinson se refusera, lui, de « faire de la question juive une question métaphysique », préférant l’insérer dans une condition historique précise. Il demeurera fidèle à sa ligne de conduite, malgré les tracasseries en tous genres dont il sera l’objet de la part de ses présumés coreligionnaires. Une ligne de conduite qui se résumait par une formule. A savoir : « le combat pour la liberté ne saurait se concevoir que dans un cadre global de progrès de la société toute entière », expliquera l’économiste égyptien Samir Amine, un de ses interlocuteurs privilégiés, dans un témoignage recueilli par le politologue Sebastien Boussois dans un livre « Maxime Rodinson, un intellectuel du XX me siècle » paru à l’automne 2008 à Paris.

Vingt ans plus tard, il empruntera une démarche identique auprès de l’opinion occidentale, en 1967, avec son retentissant article de la revue « Les Temps Modernes » au titre ravageur : « Israël, fait colonial ? », récidivant son argumentaire dans un ouvrage paru aux Editions « Le Seuil » « Israël et le refus arabe » afin de sensibiliser l’opinion occidentale sur les raisons qui fondent le refus arabe de l’existence d’Israël. Au delà de ses deux titres de gloire, l’œuvre de Maxime Rodinson foisonne d’ouvrages de référence tels « Mahomet », « Marxisme et Monde Musulman », ou enfin « Peuple Juif ou problème juif ? », qui lui vaudra d’être traité d’ « antisémite »et de « renégat ».

Maxime Rodinson « antisémite » comme se plairont à le traiter des folliculaires poussifs et haineux, rejetés depuis longtemps dans les oubliettes de l’Histoire telle la revue « Le temps retrouvé », à l’instar des intellectuels non-conformistes contemporains voués aux mêmes gémonies tels l’ancien dirigeant de l’organisation humanitaire « Médecins sans frontières » Rony Braumann, l’écrivain Eric Hazan, éditeur de Norman Finkielstein, auteur de « L’Industrie de l’Holocauste » ou encore le « négationiste » Noam Chomsky , ou enfin le mensuel « Le Monde diplomatique » ?

Non Maxime Rodinson n’est pas « antisémite ». Non franchement pas. Absolument. C’est un intellectuel transversal, un pluridisciplinaire transcendant les données de sa naissance. Le grand mérite de Sebastien Boussois est de nous avoir restitué, dans un livre compact, à travers le témoignage de certains de ses compagnons de route, les riches facettes de « Maxime Rodinson, un intellectuel du XX me siècle », au « parcours hors norme », à « l’humanisme hors pair ».

Non pas de le sortir de l’oubli, Maxime Rodinson ne s’oublie pas tant est monumentale et impérissable son oeuvre, mais de secouer la léthargie mentale amiante pour le plus grand bénéfice de l’exigence de l’esprit critique.

« Un intellectuel comme Maxime Rodinson dans un mouvement irréversible d’américanisation de la connaissance et de vulgarisation du savoir sera de plus en plus rare dans nos sociétés », diagnostiquera l’historien algérien Mohamad Harbi, un des interlocuteurs de Maxime Rodinson dont le témoignage figure dans l’ouvrage.

« Maxime Rodinson, un intellectuel du XX ème siècle » par Sebastien Boussois, Riveneuve Editions- Paris Collection « Bibliothèque des idées », 15 euro.

Chercheur associé à l’Ecole pratique des hautes études (Sorbonne), Sebastien Boussois est également l’auteur avec Dominique Vidal du livre « Comment Israël expulsa les Palestiniens » (Editions de l’Atelier)- 2007

[2] Les Palestiniens, BT2 n° 253, 1993, l’Ecole moderne française

[3] El Deeb Sami, La liberté religieuse en Israël, (inédit), Assoc. Emmaüs, Suisse.

[4] Origines et évolutions du problème palestinien, 1917 – 1988, ONU, New York, 1990, 301 p.

[5] Sanbar Elias, Les Palestiniens dans le siècle, Paris, Découvertes Gallimard, 1994, 176p.

[6] Origines et évolutions du problème palestinien, 1917-1988, ONU, NewYork, 1990,301 p, p 144-145.

[7] Journal libanais « El Hayat », 20 déc 1948. Citée par Musa Alami, « The lesson of Palestine. Middle East journal, vol 3, oct 1949, n°4, pp 381 – 382.

[8] Sanbar Elias, Les Palestiniens dans le siècle, Paris, Découvertes Gallimard, 1994, 176p. p.57.

[9] La création de l’Etat d’Israël, La documentation française, Paris, Dalloz, 1993.

[10] Ibid.

[11] Les Palestiniens, BT2 n°253, l’Ecole Moderne Française, 1993.

[12] Sanbar Elias, Palestine 1948, l’expulsion, Paris, éd. la Revue d’Etudes Palestiniennes.

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