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Montargis conseil d’agglo du 15-12 : Orientations budgétaires, mobilité urbaine, campus connecté trois points à retenir

Le conseil de l’Agglomération montargoise s’est réuni ce mardi 15 décembre. Parmi les 45 points à l’ordre du jour, dont plusieurs rapports sur les services publics, voici ce qu’il faut retenir de ce dernier rendez-vous de l’année pour l’assemblée communautaire.

Comme souvent, le menu du conseil d’agglomération proposé ce mardi 15 décembre était gargantuesque. Diffusée en direct sur Youtube, pour ceux qui ne pouvaient être dans la salle du Tivoli, la réunion a duré pile trois heures. Voici les informations principales à retenir, si vous n’avez pas tenu le choc.

Une situation financière saine, mais l’opposition déplore « une politique d’austérité »

Selon le rapporteur, René Béguin, « la situation financière de l’AME est saine et permet d’absorber les effets de la crise ». Le vice-président en veut pour preuve l’épargne brute, passée en 5 ans de 17,3 à 23,2 %. « L’AME doit veiller à conserver des marges de manœuvre, car la période à venir est source d’incertitudes », prévient l’élu.

La règle restera la prudence extrême, avec la maîtrise stricte des dépenses de fonctionnement…Effectifs en moins ?

Bruno Nottin (PCF) y voit une stratégie différente : « Vous continuez la même politique que M. Supplisson en proposant que notre agglomération accompagne le mouvement national d’austérité et de baisse de la dépense publique décidé par le gouvernement pour rembourser la dette ».
Le niveau d’investissement restera sensiblement identique aux années précédentes : 9 millions d’euros. Parmi les principaux chantiers, priorité à ceux entamés : le stand de tir, la rénovation des bourgs de Pannes et Vimory, le déploiement du très haut débit ou les transports.
Pour les plus gros projets du mandat, qui disposent de leurs propres budgets, rappelons que la construction de l’usine d’eau potable coûtera 7,2 millions d’euros, celle du port Saint-Roch, 12 millions.

2,5 millions de voyages en 2019, mais des bus de plus en plus vieux . Kéolis veux, comme toujours, le beurre et l’argent du beurre. La « droite » municipale laisse faire !

Depuis le 1er janvier 2019, un nouveau contrat a été signé entre la société Kéolis et l’Agglo montargoise pour le transport urbain. Le réseau a été revu assez largement. L’offre, qui ne manque pas de défauts, comme le rapporte régulièrement l’opposition, a néanmoins trouvé son public, puisque selon le rapport de l’exploitant, étudié par le conseil ce mardi, le réseau a enregistré plus de 2,5 millions de voyages en bus, soit une hausse de 9 % par rapport à 2018.

Le gros hic, c’est l’état du parc de véhicules. Si le nouveau contrat de 5 ans implique l’achat de six nouveaux bus sur la durée, la flotte est pour l’heure passablement obsolète :  12,3 ans d’âge moyen. Pire, cette moyenne ne fait qu’augmenter depuis 2012, et certains bus vont bientôt souffler leurs vingt-cinq bougies. On est donc plus très loin de véhicules de collection…

C’est donc sans surprise que le taux de pannes « immobilisantes » des véhicules a encore bondi en un an : + 36 %.

Un campus connecté pour pallier le manque de formations post-bac sur le territoire

Après de longues semaines de tergiversations, l’Agglo a finalement décidé de répondre à l’appel à projet du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation concernant les campus connectés, qui favorisent l’enseignement à distance. « Un tiers lieu de l’enseignement supérieur, innovant et collaboratif », a annoncé Christian Bourrillon, le rapporteur de cette délibération. Ce type de structure, habituellement complémentaire des établissements de formation, permettrait de pallier le manque de propositions post-bac sur le territoire. D’ici le dépôt de sa candidature (la date limite est fixée au 29 janvier), l’Agglo devra préciser le lieu et les moyens matériels de son futur campus, s’il est retenu par le ministère.

Enseignant d’université, l’élu châlettois Alexis Christodoulou (PCF) s’est abstenu de voter cette délibération, pointant « le manque d’interactions sociales » de l’enseignement à distance, que de nombreux étudiants ont adopté avec le confinement. Autre réserve, pour l’élu, « la technologie ne peut être qu’un outil au service d’un projet. Notre projet politique devrait être la mise en place d’une formation supérieure de qualité dans le Montargois, renforcer l’IFSI de Chalette, créer un IUT, et, dans ce cadre, le campus connecté deviendrait un service complémentaire ».

 Jean-Baptiste Dos Ramos

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Cette entrée a été publiée le 29 décembre 2020 par dans BUDGET, LOIRET, MONTARGIS.