NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

Loi « sécurité globale » : Les rassemblements du samedi 30 janvier ont connu une moindre affluence mais ils continuent !

Les rassemblements contre la proposition de loi « Sécurité globale », combattue depuis novembre par les défenseurs des libertés publiques, syndicats et organisations politiques dont le NPA, n’ont pas fait le plein samedi 30 janvier, à travers la France.

Mots d’ordre divers et variés contre l’état capitaliste !

Dans le viseur des manifestants, le texte sur la « Sécurité globale » présenté cet automne, et notamment son article 24 qui pénalise la diffusion malveillante d’images de membres des forces de l’ordre. Une mesure défendue par le gouvernement pour qui elle vise à protéger les policiers victimes d’appels à la haine et au meurtre sur les réseaux sociaux, mais qui empêcherait selon ses détracteurs de filmer les forces de l’ordre en intervention et de documenter les violences policières.

Le collectif « #StopLoiSécuritéGlobale » a été lancé par des syndicats de journalistes et la Ligue des droits de l’Homme.

Il est soutenu par les représentants du monde de la culture, mis à rude épreuve par la pandémie de Covid, et par les teufeurs adeptes des « free parties » techno, qui s’estiment visés par une répression policière abusive après la rave de Lieuron (Ille-et-Vilaine) au Nouvel an.

« Aujourd’hui c’est le summum de la convergence des luttes : loi sécurité globale, fichage, violences policières, monde de la culture et étudiant délaissés et en souffrance, sanctions élevées sur le monde de la free party », s’est exclamée Marion, membre du collectif de teufeurs Maskarade et participante du rassemblement à Paris.

Mobilisation jusqu’en mars et au-delà !

Dans la capitale, où des « gilets jaunes » partis de la place de la Nation ont rejoint le mouvement place de la République, les manifestants étaient plusieurs milliers au plus fort de l’après-midi. Vers 17h, une heure avant le couvre-feu imposé par le Covid, des heurts ont éclaté entre une cinquantaine de jeunes, principalement de la mouvance ultra gauche, et les forces de l’ordre, alors que les organisateurs avaient annoncé la dispersion.

Après des jets de projectiles, les forces de l’ordre ont utilisé des canons à eau. La place a finalement été évacuée vers 17h30.

« On est sur un maintien de la mobilisation jusqu’en mars au moment du passage du texte devant le Sénat », a assuré Vincent Lanier, secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ). Le collectif « #StopLoiSécuritéGlobale » cible également les articles 21 et 22, sur l’usage des caméras-piétons et des drones par les forces de l’ordre.

Il s’oppose aussi au « nouveau schéma national du maintien de l’ordre » (SNMO), régulièrement invoqué par les forces de l’ordre pour limiter la couverture médiatique des manifestations. « C’est un tout, c’est une volonté de contrôler les images ».

Orléans : Manifestation du 30 janvier 2021 contre la « sécurité globale » et pour les « libertés fondamentales » 

Ils marchent contre le projet de loi pour la sécurité globale. Pour plus de liberté, plus d’égalité aussi. Quelque 300 manifestants ont pris le départ de la place de Loire à Orléans, dans l’après-midi de ce samedi 30 décembre, sous les drapeaux du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de l’Union communiste libertaire (UCL), de la Confédération générale du travail (CGT), du Parti communiste, de Sud solidaire culture…

« Je crois que notre message est clair : la loi sur la sécurité globale nuit aux libertés fondamentales. La tendance à la répression va devenir la normalité. Les restrictions de liberté dans la vie quotidienne deviennent la norme. Un jour, les jeunes ne se souviendront pas d’un autre temps », s’inquiète une habitante de l’agglomération.

Sa voisine renchérit : « Pour moi, le plus gros problème, c’est le fichage. Je n’ai pas envie que  toutes mes opinions soient fichées.

« Prenez l’exemple du téléphone : même quand le GPS est désactivé, ils peuvent savoir où on est ».

Le « droit de s’amuser, de vivre même » est revendiqué

Se sont aussi déplacés quelques dizaines de jeunes, tout de noir et de kaki vêtus, cheveux colorés, piercing au nez ou aux lèvres, canette de bière à la main.
« Nous, nous sommes là par rapport aux répressions policières, et pour retrouver la liberté, le droit de s’amuser, le droit de vivre même. Qu’on arrête de nous opprimer ! »

Et, plus particulièrement, ils demandent le droit de faire des free party. « Quand on pense qu’en Bretagne, un mec risque de faire 10 ans de prison parce qu’il a organisé une fête alors que des violeurs et des tueurs prennent beaucoup moins, et qu’il n’y a pas eu de cluster, c’est complètement abusé. Tout ça parce qu’ils ont une mauvaise image des free party, ils pensent que c’est rempli de drogués… Nous, on demande juste le droit de faire la fête ! »

Macron fait la guerre aux jeunes et sa police aussi

Avec la présence de syndicats, les sujets sociaux sont aussi au cœur des débats. « Le système cherche à accroître les profits du patronat. Les inégalités augmentent de façon dramatique. Les moyens répressifs s’accroissent pour prévenir les révoltes futures face aux injustices », estime Jean-François, de l’UCL.
« Macron nous fait la guerre et sa police aussi », scandent les militants, sous les drapeaux syndicaux.

Arrivée Place-d’Arc, la CGT dénonce « des atteintes aux libertés individuelles et collectives », le fichage des opinions politiques, religieuses, philosophiques et sur les réseaux sociaux. Et accuse les autorités de prendre prétexte de la crise sanitaire pour mettre en place des mesures liberticides…  Bref comme en Russie non ?

Tours : plus de 1.000 manifestantEs ce 30 janvier dont près de 550 teuffeurs en fin de cortège contre l’atteinte aux libertés !

550 teufeurs à Tours

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