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Enseignants et élèves du lycée Duhamel-du-Monceau (Pithiviers Loiret) protestent contre la baisse du nombre d’heures de cours

Des enseignants et des élèves du lycée Duhamel-du-Monceau à Pithiviers se sont rassemblés ce jeudi 4 février pour protester contre la baisse de la dotation horaire globale attribuée à l’établissement pour la rentrée prochaine.

Ils étaient une petite centaine, ce jeudi matin, qui se sont d’abord rassemblés devant le lycée Duhamel-du-Monceau. Une manifestation initiée par les enseignants et les parents d’élèves du lycée, qui tenaient à protester contre la baisse de la dotation horaire globale, c’est-à-direl’enveloppe d’heures attribuée à l’établissement par l’inspection académique. »Nous passons de 1.462 à 1.381,68 heures postes, soit une baisse de 80 heures postes », expliquent les manifestants.

Si les initiateurs du mouvement n’avaient pas souhaité appeler les élèves à se joindre au mouvement, « pour ne pas instrumentaliser », certains lycées se sont tout de même greffés au mouvement.

Les manifestants se sont ensuite déplacés vers le collège Denis-Poisson, la rectrice de l’académie Orléans-Tours Katia Béguin étant en visite à ce moment-là dans le cadre de la campagne de tests antigéniques lancée ces jours-ci. Mais ils n’ont pas pu la rencontrer.

« Dégradation des conditions d’enseignement »

« On ne comprend pas cette diminution de la dotation, car on aura le même nombre d’élèves que pour la rentrée précédente 1.210 élèves cette année, 1.209 prévus l’année prochaine », explique Didier Mathonat, professeur du physique-chimie au lycée.

La baisse, qui touche l’ensemble des établissements, est particulièrement problématique pour le lycée pithivérien : « On est un établissement rural, isolé, on n’a pas les mêmes moyens qu’un lycée à Orléans pour fonctionner en réseau, là-bas si un établissement ne propose pas une spécialité, un autre peut le faire« , explique Didier Mathonat. Les manifestants soulignent aussi les bons résultats du lycée, estimant qu’ils « ne sont pas pris en compte ».

Quelles conséquences de cette baisse ? « Certaines spécialités actuellement proposées risquent de disparaître, des classes ne pourront plus être dédoublées ce qui conduira à une dégradation des conditions d’enseignement ». Autre grief, les heures d’accompagnement personnalisé qui vont diminuer ou disparaître. Les TP de SVT et de physique-chimie, par exemple, pourraient passer d’1h30 à 1 heure en seconde.

« Cette baisse est dramatique, dans un lycée où le taux de population défavorisée flirte avec les 60%, un lycée qui brasse tout le bassin du Pithiverais« , souligne Quentin, élève de Terminale et vice-président du Conseil de vie lycéenne (CVL). 

On veut avoir les mêmes chances que les élèves qui viennent d’Orléans.

Dimitri Crozet La République du Centre

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