NPA Loiret

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Pour l’emploi 3000 personnes devant la SAM en Aveyron

3 000 participants au rassemblement organisé dimanche 21 février devant l’usine de la SAM à Viviez dans le bassin de Decazeville en Aveyron. Dans une communauté de communes de moins de dix mille habitants, cela se remarque ! Avec aujourd’hui 365 salariés, l’usine de la SAM est devenue la principale entreprise autour de Decazeville, héritière des luttes qui ont rythmé, dans cet ancien bassin minier, tout le 20ème siècle

Sous traitant pour l’industrie automobile, spécialisée dans la fonderie et le traitement des métaux non ferreux, la SAM, de redressement judiciaire en reprises foireuses, se retrouve maintenant avoir comme seul donneur d’ordre Renault. Un prochain repreneur pourrait être désigné, après plusieurs reports faute de candidats, le 5 mars, mais les éventuelles propositions dépendent du plan de charge de l’usine, c’est à dire de Renault qui  ne respecte aucun de ses engagements.

La très grande majorité des travailleur(se)s de l’usine était présente. Et parmi les participant(e)s, outre la population de Decazeville, des délégations venues d’autres lieux de l’Aveyron mais aussi du département voisin du Lot. Le rassemblement initié par la CGT était soutenu par les autres syndicats de Decazeville y compris la Confédération paysanne, mais les seules banderoles syndicales visibles étaient celles de syndicats CGT. Des drapeaux du PCF, de la France Insoumise et du NPA étaient aussi déployés.

A la petite tribune dressée devant l’entrée de l’usine se sont succédés des responsables de la CGT et des représentants des institutions mairie, département, la région Occitanie, bref un éventail politique allant des Républicains… au Parti socialiste. La plupart furent accueillis froidement mais c’est une bronca générale qui accompagna l’intervention de la députée de la République en Marche. Elle qui vote sans discontinuer toutes les lois Macron avait osé affirmer une solidarité avec la SAM. Ce rassemblement était bien celui de la colère !

Les interventions des responsables CGT furent des appels à mobilisation. La représentante de la CGT de l’usine, Ghislaine Gistau, afficha sa détermination de femme métallo présente dans l’usine depuis plus de vingt ans, et n’exclut aucune forme de lutte face aux menaces. Le secrétaire de l’UD CGT Aveyron qui travailla et milita dans cette usine affirma la nécessité de défendre tous les emplois refusant par avance toute solution qui aboutirait à des suppressions d’emplois. Une exigence de zéro licenciement en quelque sorte !

Leurs interventions ont bien montré comment la Sam était plongée dans cette guerre de tous contre tous qu’organise Renault. Mais force est de constater que dans cette situation parler de « souveraineté économique », n’aide pas construire la riposte de tous les salariés dépendant de Renault par delà les frontières.

Philippe Martinez était aussi venu : il pointa les responsabilités de Renault avec ses cinq milliards d’euros reçus en subventions publiques et celles du gouvernement, l’État étant le principal actionnaire de Renault. Mais devant une usine menacée dans un bastion enclavé du centre du pays et appartenant au secteur des fonderies pour l’automobile partout attaqué, il n’ y eut pas d’appel à des mobilisations d’ensemble qui pourraient aider à changer le rapport des forces.

Il n’empêche : les menaces sur les emplois de de SAM se font de plus en plus précises et le rassemblement qui s’est tenu le 21 février devant l’usine est, par son ampleur et son dynamisme un encouragement à la résistance de ceux et celles de la SAM. Pour qu’ils gagnent !

Correspondants Aveyron

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