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Les Etats-Unis bombardent des milices pro-iraniennes en Syrie lors d’une première attaque ordonnée par Joe Biden

  • LLUÍS MIQUEL HURTADO

L’ambassade des États-Unis à Bagdad a fait l’objet lundi d’une attaque lorsque deux roquettes de type Katiusha ont frappé à l’extérieur de ses installations au milieu de la zone verte

Le président américain Joe Biden. Evan VucciAP

Le président Joe Biden a ordonné une frappe aérienne ce matin dans l’est de la Syrie. La cible a été les forces chiites parrainées par l’Iran. Le coup d’État a été une réponse aux tirs de roquettes sur une base abritant des troupes américaines à Erbil, dans le nord de l’Irak, le 15 février dernier. Selon le secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III, l’attentat, le premier à lancer Biden depuis son investiture, était « une réponse militaire proportionnelle ».

Des sources du Pentagone ont assuré à CNN qu' »au moins une poignée » de combattants pro-iraniens – généralement d’origine afghane ou pakistanaise, parfois irakienne – ont été tués dans l’attaque, qu’il a « détruit plusieurs installations situées à un poste frontière » utilisé par des groupes armés tels que Kait’ib Hezbolá ou Kait’ib Sayyid Shuhada. L’Observatoire syrien des droits de l’homme a porté le nombre de morts à 17 morts, mais les États-Unis ne fournissent pas de chiffres concrets.

Lloyd Austin a insisté sur le fait que l’ordre de Biden est une réplique du lancement la semaine dernière près de la frontière entre les provinces irakiennes d’Erbil et Kirkouk, qui a tué un entrepreneur militaire étranger et blessé neuf personnes, dont des Américains. Une milice chiite, appelée Awliya al Dam (The Guardians of Blood), a revendiqué cette action, que Washington a lue comme une tentative de Téhéran de les faire pression pour placer leur contentieux en tête de liste des priorités.

Depuis l’assassinat du général Qasem Soleimani à Bagdad, ordonnée par Donald Trump en janvier dernier, l’Iran a prôné la vengeance en faisant sortir les forces américaines d’Irak. Bien que ce soient les plans de Trump, qui avait des plans de retrait, Biden semble vouloir parier sur une présence prolongée. En outre, les Iraniens insistent sur la nécessité pour Washington de revenir à l’accord nucléaire signé en 2015 et de lever les sanctions, et poussent également à des mesures nucléaires. Bien qu’en faveur d’un dialogue informel, M. Biden a refusé de lever les sanctions de Trump à moins que les Iraniens ne renversent toutes ces mesures. En outre, son équipe s’est montrée réticente à maintenir le même accord signé avec Barack Obama en 2015, que Téhéran préconise comme seul compromis possible.

John Kirby, porte-parole du Pentagone, dans une image récente. Alex BrandonAP

Dans ce contexte, le secrétaire américain à la Défense a estimé que « l’opération envoie un message sans ambiguïté; Le président Trump agira pour protéger le personnel de la coalition américaine. Dans le même temps, nous avons délibérément agi pour disqualifier la situation globale dans l’est de la Syrie et en Irak. Le site attaqué est une étape commune de l’entrée d’armes en Syrie, où l’Iran est venu, à la demande du gouvernement de Bachar Al-Assad, pour combattre les forces armées de l’opposition.

« Nous sommes sûrs de la cible que nous étions prêt à frapper », a souligné Austin. « Nous savons ce que nous avons frappé. Nous avons permis et encouragé les Irakiens à rechercher et à développer le renseignement, et cela nous a été très utile pour affiner l’objectif », a-t-il ajouté. Une milice smaid, certains sous l’égide des Forces populaires de mobilisation, opèrent en Irak. Bien que l’Iran insiste sur le fait qu’ils jouissent de l’autonomie et agissent en fonction de leurs intérêts, la Maison Blanche leur reproche d’avoir attaqué avec les armes et les ordres de l’Iran.

Les escarmouches entre Les Américains et ces milices en Irak ont été des motifs de rejet par son gouvernement, qui a protesté comme une « violation de la souveraineté » l’attaque de Trump contre l’une de ces forces le 29 Décembre dernier. Bien qu’une partie de l’exécutif soit favorable au départ des troupes américaines du pays, il existe également des factions qui affirment que les milices chiites jouissent d’un pouvoir suffisant pour déstabiliser leur territoire pour les intérêts des autres. Les attaques de ce matin pourraient être le prélude à de nouvelles actions contre les troupes américaines en Irak, signe d’une escalade potentielle de la tension qui rétablit la situation à celle de l’ère Trump.

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Cette entrée a été publiée le 26 février 2021 par dans AGGRESSION, GUERRE, IMPERIALISME, INGERENCE, IRAK, SYRIE, USA.
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