NPA Loiret

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Vive les luttes internationales des Femmes ! Vive la grève féministe du 08 mars !

Communiqué NPA Loiret 01-03-2021

Vive les luttes internationales des Femmes !

Vive la grève féministe du 08 mars !

Samedi 6 mars à 15h rassemblement place de la République à Orléans

A l’appel d’Offensive Féministe 45 contre le Patriarcat et tant qu’il le faudra

Il faut en finir avec le patriarcat, qui génère le sexisme et cautionne toutes les formes d’inégalités !

Rendez-vous lundi 8 mars, 15 h, place de Gaulle à Orléans !

L’intersyndicale CGT-FSU-Solidaires pour les droits des Femmes du Loiret

80% des femmes sont confrontées au sexisme dans leur travail. Une femme sur 3 a déjà été harcelée sexuellement dans sa carrière.

Patriarcat : état de notre réalité où les hommes dominent depuis toujours pratiquement toutes les structures privées comme publiques, familiales comme politiques. Un système où le masculin incarne à la fois le supérieur et l’universel.

Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits. L’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe et le monde occidental, au début du XXe siècle.

La création d’une « Journée internationale des femmes » est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Jusqu’à nos jours…

La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la « Journée internationale des femmes » est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant qu’une seule femme sur la planète subira les effets du patriarcat, la lutte des femmes sera légitime, et le féminisme nécessaire.

Quelques avancées : IVG : UNE VICTOIRE HISTORIQUE EN AMÉRIQUE DU SUD

Mercredi 30 décembre, à 4 h 30, des milliers de personnes se retrouvaient dans la rue en Argentine pour fêter l’adoption du texte de loi autorisant l’avortement sans conditions. Il aura fallu deux ans de combat, leur foulard vert et leur cri : « Aborto legal ya! » (avortement légal maintenant) symboles de leur lutte, pour que le texte rejeté par le parlement en 2018 soit adopté en 2020.

Jusque-là, chaque année, entre 370 000 et 520 000 femmes devaient risquer leur vie en pratiquant des IVG clandestines et 38 000 d’entre elles se retrouvaient hospitalisées dû à des complications. Cette loi place l’Argentine dans le groupe des plus de 50 pays qui ont mis fin aux avortements dangereux. Elle rejoint ainsi Cuba, l’Uruguay, le Guyana, la ville de Mexico et l’État mexicain d’Oaxaca, seuls à autoriser l’IVG sans condi­tions en Amérique latine

De nombreux reculs !

France : Communiqué de presse du collectif « Avortement en Europe les femmes décident ! »

Le Collectif « Avortement en Europe les femmes décident » s’élève avec force contre l’attitude des députés Les Répu­blicains qui par leur attitude d’obstruc­tion ont provoqué le retrait par le groupe socialiste de la proposition de loi amé­liorant les conditions de l’IVG.

Cette proposition prévoyait en particu­lier l’allongement du délai de 12 à 14 se­maines de grossesse, la fin de la double clause de conscience, spécifique à l’IVG, et la possibilité donnée aux sages-femmes de pratiquer des IVG instrumen­tales.

Ils refusent ainsi, en déposant plus de 400 amendements, ce qui rend l’examen de la proposition de loi impossible dans le temps imparti, de prendre en consi­dération les femmes, entre 3000 et 5000 chaque année, qui partent à l’étranger pour pouvoir avorter, ceci étant aggravé par la pandémie.

Cela ne nous étonne pas : la loi de 1975, pourtant adoptée sous Giscard d’Estaing, a été votée grâce aux voix de gauche.

Mais nous connaissons la solution : que le groupe LREM, majoritaire à l’Assem­blée, progressiste parait-il, reprenne à son compte cette proposition de loi. Il n’y aura alors plus aucun obstacle pour la faire adopter !

AILLEURS : En Pologne, depuis le 22 octobre 2020, des milliers de personnes

manifestent contre la quasi-interdiction de l’IVG. Elle était auparavant autorisée en cas de viol, d’inceste ou de malformation grave du foetus. Le 27 décembre 2020, le gouvernement interdit l’IVG en cas de malformation du foetus en expliquant que ce sont des avortements « eugénistes ». Ce sont encore souvent ceux qui sont hommes et toujours ceux qui sont riches qui décident pour nous ce qu’on devrait faire de nos corps et de nos vies ! En Pologne, ce sont 2000 avortements légaux contre 22 000 clandestins ou pratiqués à l’étranger.

Au travail, les femmes sont en 1ère ligne dans des professions mal payées.

Depuis le début de la pandémie, les femmes sont plus que jamais en première ligne, tant sur le front du travail que sur le plan de la vie familiale. Et la société ne peut plus les ignorer. Sans le travail des femmes, salarié ou non, la société se serait écroulée !

La pandémie, notamment lors du 1er confinement, a rendu visible le peu de reconnaissance accordée aux pro­fessions essentielles dans ce pays : soigner, éduquer, as­sister, nourrir, nettoyer, ramasser les poubelles, livrer les marchandises vitales. Toutes ces professions sont dévalo­risées au regard des diplômes, de la pénibilité, et de l’utilité sociale du travail effectué.

Majoritairement occupées par des femmes, ces mé­tiers se sont construits autour de compétences présumées « naturelles » des femmes. Ces boulots sont moins bien couverts par les conventions collectives, moins bien défi­nis dans les classifications et donc moins bien rémunérés, sous prétexte qu’il ne s’agirait pas de « vrais métiers ». Les métiers d’éboueurs, chauffeurs ou livreurs majoritairement masculins, ne sont pas mieux lotis.

Pendant qu’on continue à distribuer des dividendes aux actionnaires de grosses entreprises, la prime humiliante (de 500 à 1500 euros), l’augmentation de salaires ridicule accordées à certain·es soignant·es est indigne ! Ce sont de vraies augmentations de salaire, des embauches, de meilleures conditions de travail, une vraie reconnaissance que veulent les professionnel·les de la santé, du social, de l’éducation, du commerce, pas des pourboires qui divisent les salarié·es ! La colère est profonde !

À la maison, la quadruple peine pour les femmes : télétravail, travail scolaire, tâches domestiques et, parfois, la violence !

Quant au confinement en famille, on aurait pu naïve­ment espérer que les tâches ménagères allaient se répartir de façon plus égalitaire. Mais les témoignages montrent que lorsque les deux parents télétravaillent, la priorité est donnée plus souvent au travail de Monsieur (plus de res­ponsabilités, un meilleur salaire…), l’accroissement des tâches domestiques lié au confinement (repas supplémen­taires suivi scolaire, organisation de la journée…) étant as­suré par les femmes.

Cette situation est particulièrement difficile pour les mères élevant seules leurs enfants (18 % des enfants sont dans ce cas) car elles ne peuvent pas refuser le télétra­vail si leur entreprise l’exige, comme le prévoit la loi (article L. 1222-11 du Code du travail).

Or, comment imaginer pouvoir télétravailler tout en prenant en charge ses enfants, a fortiori quand il faut leur faire la classe ?

C’est cette réalité que vivent les enseignant·es, une majorité de femmes également, obligées de jongler entre les cours à distance à assurer et le suivi de leurs enfants. Et que dire des femmes qui n’ont pas le bagage culturel pour assurer ce suivi scolaire ?

Face au confinement, les inégalités de genre liées à l’assi­gnation des femmes aux tâches domestiques se croisent avec l’accroissement des inégalités sociales.

Et, comme redouté, le confinement a augmenté les vio­lences faites aux femmes (+ 30 %), aux enfants (+ 20 %), aux personnes LGBT, enfermé-es avec leur(s) bourreau(x). Là encore, les réponses ont été loin des besoins. Ainsi, trop peu d’hommes ont été sommés de quitter le domicile pour une chambre d’hôtel réquisitionné !

Cette crise rend plus centrale encore la lutte des femmes pour une vraie égalité avec revalorisation des salaires, des conditions de travail, pour une politique ambitieuse contre les violences sexistes et sexuelles.

Des milliards magiques sont sortis du chapeau ? Où sont ceux pour les femmes ?

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