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Renault veut vendre les fonderies de Bretagne ! NON !

Publié le 12 mars 2021 par NPA Auto Critique

Sources presse.
Renault a annoncé rechercher un repreneur pour la Fonderie de Bretagne qui emploie environ 350  personnes.sur le site de Caudan. La direction du groupe a présenté jeudi au comité social et économique (CSE) de l’usine un projet de recherche d’un repreneur, « qui lui parait plus à même de pérenniser les activités et les emplois et d’adapter l’outil industriel aux évolutions du secteur »,
La CGT appelle au combat pour sauver le site :  « Trahison à tous les niveaux ».
Celle de Renault, mais aussi  le comportement de la classe politique locale et régionale, visant les maires de Caudan et de Lorient ainsi que le président de la Région Bretagne. Une trahison « depuis que l’on vous a imposé une charte de confidentialité ».
« La recherche d’un repreneur est une mascarade. Vous voulez fermer la Fonderie de Bretagne, alors dites-le », termine la CGT qui s’engage, dès ce jeudi 11 mars, dans « un combat de lutte afin de garantir l’emploi et la pérennité du site de la Fonderie de Bretagne ». Et appelle à un rassemblement des salariés, ce vendredi 12 mars, devant les locaux de l’entreprise. (Déclaration de la CGT de FDB dans les tracts syndicaux)

Fonderie de Bretagne : la CGT crie à la trahison et appelle à la mobilisation

Alors qu’un comité économique et social extraordinaire se tient, ce jeudi 11 mars, à la Fonderie de Bretagne, la CGT appelle déjà au combat pour sauver le site. Affirmant que le groupe Renault recherche un repreneur pour le site, le syndicat crie à la trahison, mettant en cause le groupe au Losange et les pouvoirs publics.

Alors qu’un comité économique et social extraordinaire se tient, ce jeudi 11 mars, à la Fonderie de Bretagne, la CGT dénonce « une trahison à tous les niveaux » et appelle au combat pour sauver le sit

Alors qu’un comité économique et social extraordinaire se tient, ce jeudi 11 mars, à la Fonderie de Bretagne, la CGT dénonce « une trahison à tous les niveaux » et appelle au combat pour sauver le site. (Archives François Destoc/Le Télégramme)

« Trahison à tous les niveaux ». Alors que le comité social et économique extraordinaire (CSE) à la Fonderie de Bretagne s’est ouvert, ce jeudi 11 mars, en début d’après-midi entre la direction et les organisations syndicales, la CGT vient de publier un communiqué incendiaire sur sa page Facebook.

Selon le syndicat majoritaire, ce CSE, qui doit conclure le cycle de rencontres de la revue stratégique, est annonciateur de très mauvaises nouvelles. Reprenant un à un tous les engagements de Renault vis-à-vis de la Fonderie de Bretagne depuis l’incendie de l’une ses chaînes de production en 2019, la CGT dénonce une trahison en règle.

Fonderie de Bretagne : les syndicats refusent de siéger en sous-préfecture de Lorient

« Une absence de transparence »

La CGT considère que les négociations ne sont pas sincères depuis que Jean-Dominique Senard, le patron de Renault a déclaré, en mai 2020, sur une radio nationale que « la Fonderie de Bretagne n’avait pas vocation à rester dans le giron du groupe Renault ».

Pour le syndicat CGT, il n’y a eu « aucune transparence à chaque réunion de revue stratégique. Notre voix n’a pas été écoutée. C’est un échec ».

La CGT condamne également les conclusions de l’audit du cabinet Advancy, mandaté par la direction. « Vous préparez notre mort », s’offusque le syndicat qui conteste, dans son ensemble, l’analyse industrielle. Une autre étude (Sécafi) démontre, au contraire, que « dans dix ans, nous pouvons être positifs financièrement ».

Une trahison des pouvoirs publics

« Trahison des élus locaux et régionaux »

Le GGT qualifie également de « trahison », le comportement de la classe politique locale et régionale, visant les maires de Caudan et de Lorient ainsi que le président de la Région Bretagne. Une trahison « depuis que l’on vous a imposé une charte de confidentialité ».

« La recherche d’un repreneur est une mascarade. Vous voulez fermer la Fonderie de Bretagne, alors dites-le », termine la CGT qui s’engage, dès ce jeudi 11 mars, dans « un combat de lutte afin de garantir l’emploi et la pérennité du site de la Fonderie de Bretagne ». Et appelle à un rassemblement des salariés, ce vendredi 12 mars, devant les locaux de l’entreprise.

Fonderie de Bretagne. « Renault nous doit de la transparence »

Le groupe Renault a annoncé, jeudi 11 mars 2021, sa volonté de vendre la Fonderie de Bretagne, à Caudan, près de Lorient (Morbihan). Une décision qui continue de susciter de nombreuses réactions.

Jeudi 11 mars 2021, le groupe Renault a annoncé la mise en vente de la Fonderie de Bretagne, qui compte 350 salariés. L’usine emblématique du pays de Lorient, fondée en 1965 à Caudan (Morbihan), compte 350 salariés. Elle fabrique des bras de suspension, des collecteurs et des différentiels de boîtes de vitesse. Cette décision provoque de nombreuses réactions.

« Des engagements »

Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne. « Nous nous sommes battus pour que l’usine ne ferme pas. Nous nous battrons de la même façon pour qu’elle ait un avenir. Renault nous doit de la transparence et des engagements pour l’avenir du site et de ses salariés. Je pense aux salariés et à leurs familles qui vivent de nouveaux moments d’inquiétude. Je demande avec l’ensemble des élus locaux que nous soyons reçus au plus vite par le Ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Nous serons offensifs pour assurer l’avenir de la Fonderie de Bretagne. C’est une question industrielle, d’emplois et de souveraineté. »

« Des documents à charge »

Fabrice Loher, président de Lorient Agglomération, maire de Lorient et Fabrice Vély, vice-président à Lorient Agglomération, maire de Caudan. « Les élus exigent la mise à disposition de ces deux études. Nous regrettons aussi le retard dans la mise en œuvre par la direction des solutions d’économie identifiées comme étant les plus rapides à appliquer. Les documents remis aux salariés en début de semaine sont à charge, aucune allusion aux améliorations récentes. Ce n’est pas acceptable. Certes, Renault est en difficulté mais il a reçu de l’État des sommes colossales. Son actionnariat est en partie public. Les pouvoirs publics ont mis de l’argent dans l’outil de la fonderie après le rachat par Renault en 2009. Nous sommes fondés à demander des comptes. Il est temps de nous montrer que la relocalisation industrielle et la souveraineté économique ne sont pas de vains concepts. »

« Relocalisation, réindustrialisation »

Ronan Loas, vice-président au Département du Morbihan, à Lorient Agglomération, maire de Plœmeur. « La présence industrielle du constructeur automobile français risque de disparaître en Bretagne au moment où nous parlons tous de relocalisation et de réindustrialisation. Renault a pourtant bénéficié de l’aide généreuse de l’État en 2020, d’ailleurs actionnaire du groupe. Cette aide ne pouvait être consentie sans contrepartie sociale, sans transparence dans l’information, sans éthique ni humanité. J’apporte mon soutien aux 350 salariés ainsi qu’aux élus locaux engagés pour le maintien de l’entreprise et donc de l’emploi dans le pays de Lorient. »

« Absence d’investissement »

Dominique Le Vouëdec, pour les élus de gauche de Lorient Agglomération Coopération Terre Mer. « Les membres du groupe déplorent l’absence d’investissement significatif sur le sujet de la part du Président et de son équipe. Ils regrettent, en premier lieu, qu’ait été acceptée la mise en place d’une clause de confidentialité au sein de la revue stratégique, refusée par les élus sur d’autres sites en France, et la faible représentation politique au sein de celle-ci. Alors que le groupe Lorient Agglomération Coopération Terre et Mer appelait l’État et l’Agglomération à être fermes lors des discussions, ses membres regrettent le peu de poids joué par les élus, en responsabilité aujourd’hui, dans le dossier. Le groupe dénonce le désengagement de l’État actionnaire et apporte son soutien aux salariés. »

« Manque de transparence »

Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Parti communiste morbihannais. « Dans cette affaire, ce qui nous heurte c’est le manque de transparence. Après des mois de réunions, on arrive à cette décision de Renault qui après avoir reçu des milliards d’aides publiques fait des économies sur le dos des salariés. La Fonderie ce sont 1 000 emplois induits dans le pays de Lorient. Humainement c’est honteux. Il faut une vraie action politique pour défendre la réorientation du site. »

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