NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

Détresse des étudiants : Appels à une mobilisation de la jeunesse mardi 16 mars 2021 contre la précarité !

Une dizaine d’organisations syndicales et politiques de gauche ont lancé aux jeunes un appel à la mobilisation, mardi, réclamant notamment un plan d’urgence contre la précarité. Cette mobilisation pourra prendre la forme de manifestations ou de rassemblements. A Paris, un cortège doit partir à 14 heures du ministère du Travail, en direction du ministère de l’Enseignement supérieur.

C’est un point de départ « symbolique », a expliqué la présidente de l’Unef, Mélanie Luce, pour réclamer la création pour les jeunes d’emplois stables, en CDI, et l’accès au RSA pour les moins de 25 ans. Depuis le début de la crise sanitaire, « nous n’avons toujours aucun filet de sécurité, aucune protection sociale à la hauteur », déplorent les organisations qui appellent à cette mobilisation (Unef, mouvements des jeunes communistes de France, jeunes insoumis, NPA jeunes, UNL, FIDL, MNL,etc.) « Bon nombre d’entre nous vivent sous le seuil de pauvreté », assurent-elles.

L’Unef réclame un plan à 1,5 milliard d’euros

Depuis plusieurs mois, le gouvernement estime avoir entendu ce message et a annoncé une série de mesures de lutte contre la précarité comme la création de « chèques psy » ou des repas à un euro dans les restaus U. Ces mesures sont jugées « insuffisantes » par bon nombre d’organisations. « Ces aides sont un pansement sur une jambe de bois. Nous demandons un plan d’urgence d’1,5 milliard d’euros » en commençant par une augmentation immédiate des bourses et des APL (aides au logement), rappelle Mélanie Luce.

Son syndicat demande aussi l’ouverture d’une concertation en vue de la création d’une allocation d’autonomie pour tous les étudiants. Les organisations de jeunesse réclament par ailleurs la réouverture à 50 % des universités. Pour les lycéens, elles souhaitent l’abandon du processus de sélection de Parcoursup et un plan de recrutement massif d’enseignants pour rattraper les retards accumulés.

Précarité étudiante : 14 syndicats et mouvements appellent à une mobilisation le 16 mars

Quatorze syndicats étudiants et mouvements de jeunes appellent à une mobilisation le 16 mars pour protester contre la précarité étudiante et réclamer un « filet de sécurité » qui, selon eux, manque depuis le début de la crise sanitaire.

Etudiants Orléanais aidéEs par la Banque Alimentaire (Rep du Centre)

« Les jeunes mobilisés pour leur avenir ! » : voilà le mot d’ordre d’une journée de mobilisation programmée pour le 16 mars, à l’initiative de 14 syndicats étudiants et mouvements de jeunes. Dans un communiqué diffusé mardi 23 février, ces organisations appellent les jeunes à se faire entendre. Elles réclament un « filet de sécurité » pour limiter la précarité à laquelle ils sont exposés de manière plus importante depuis le début de la crise sanitaire. 

Un plan d’1,5 milliard d’euros réclamé

Parmi les signataires de l’appel, les syndicats étudiants Unef, UNL et FIDL notamment. Les branches jeunesse de plusieurs partis de gauche, comme les Jeunes socialistes, les Jeunes insoumis ou le NPA jeunes, figurent également parmi les auteurs de l’appel à la manifestation. « Nous appelons les jeunes et les étudiants à se mobiliser à nouveau partout en France et à construire des mobilisations locales par région », écrivent les différentes organisations, qui rappellent que l’objectif est de « se faire entendre »

« Les jeunes et les étudiants sont parmi les plus impactés » par la crise sanitaire, affirment les signataires de l’appel, qui estiment qu’il n’existe « toujours aucun filet de sécurité, aucune protection sociale à la hauteur »« Les crises sanitaire et économique ont amplifié » la précarité des jeunes, rappellent ces organisations. Elles demandent un plan d’urgence d’1,5 milliard d’euros pour lutter contre cette précarité et souhaitent que cela passe notamment par une augmentation des bourses et des APL, l’ouverture du RSA aux jeunes de moins de 25 ans en insertion et la suppression des contrats précaires pour aller vers le CDI. Des appels à la mobilisations ont déjà été lancé dans le milieu étudiant et de la jeunesse les 20 et 26 janvier ainsi que le 4 février.

« Nous n’avons toujours aucun filet de sécurité », proteste une inter-organisations de jeunes, qui estime que les étudiants sont parmi les plus « impactés » de cette crise sanitaire.

APPEL

Alors que des milliers d’étudiant-e-s vivent sous le seuil de pauvreté, que 21% d’entre elles et eux déclarent avoir des difficultés à se nourrir durant le confinement et qu’un tiers rencontrent des difficultés financières (chiffres OVE). Notre ministre ne se rappelle de nous que lorsque les étudiant-e-s en viennent à casser des grilles ou incendier des gymnases de colère et de désespoir. Le gouvernement et la ministre, sont donc plus intéressé-e-s par trois bouts de métal et de bétons que par les vies et avenirs des étudiant-e-s. Pire, ils vantent leurs actions auprès de qui veut bien l’entendre, pourtant le quotidien des étudiant-e-s reste désastreux.
De nombreux-ses étudiant-e-s n’ont plus de quoi vivre et la pandémie accentue les inégalités. Alors que plus de 50% des étudiant-e-s ont un travail à côté de leurs études, la crise sanitaire renforce cette dépendance aux jobs étudiants précaires, quand elle ne provoque pas leur perte. Nos assiettes restent vides et les files d’attente pour obtenir un repas au Secours populaire s’allongent. Pendant ce temps-là, la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche reprend les idées de l’extrême-droite et lance une enquête sur “l’islamo-gauchisme” dans les universités. Jouer sur les terres du Rassemblement national est visiblement bien plus important que de lutter contre la précarité étudiante.
Pourtant, des solutions concrètes et capables de changer le quotidien des étudiant-e-s existent mais le ministère ferme les yeux et refuse d’augmenter les bourses sur critères sociaux, d’augmenter les budgets des universités ou même de distribuer des masques et du gel hydroalcoolique gratuitement.
Sa seule réponse est la mise en place du repas au Restaurant Universitaire à 1€ mais cette mesure est loin de toucher l’ensemble des étudiant-e-s précaires et n’est que temporaire.
Qu’en est-il de nos difficultés à nous loger ? Le gouvernement n’a recours à aucune exonération de loyers dans les cités U et complique l’attribution des aides au logement de la CAF depuis janvier dernier.
Le pouvoir exécutif est tellement largué qu’il a fait appel à des youtubeurs non étudiant-e-s pour parler de la situation étudiante, et préfère se refaire une bonne image auprès de la jeunesse à peu de frais plutôt que d’intervenir concrètement. Cette campagne de communication sonne comme une vaste blague ! Toutefois, cette situation n’est pas due au hasard puisque l’État organise méthodiquement depuis des décennies la destruction de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, des services publics et de notre système de sécurité sociale.
Face à ce système d’exploitation des étudiant-e-s, revendiquons notre statut de travailleur-euse-s en période de formation, producteurs et productrices de savoirs et de connaissances. Notre rôle central dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche n’est pas reconnu. Pourtant, nous produisons des travaux universitaires et travaillons lors de stages qui sont, dans l’écrasante majorité des cas, non rémunérés.
Face à cette situation, organisons-nous collectivement pour imposer un autre avenir !
Revendiquons des mesures concrètes pour l’amériolation de nos conditions matérielles d’études :
Le repas à 1€ au Crous pour tou-te-s définitivement.
 
Le gel puis la baisse des loyers en résidence étudiante, publique ou privée.
 
Un plan d’urgence d’1,5 milliard d’euros contre la précarité étudiante en commençant par une augmentation immédiate des bourses et des APL.
 
Un plan pour protéger la santé mentale des étudiant·e·s incluant le recrutement de personnel·le·s et au minimum un rendez-vous avec un·e psychologue par an.
 
La réouverture des universités à 50% avec les moyens économiques et humains nécessaires.
 
L’instauration d’un salaire étudiant, supérieur au seuil de pauvreté pour éliminer la précarité étudiante et lutter contre le salariat des étudiant·e·s.
 
Pour l’amélioration de nos conditions matérielles d’études et d’existence, tout-e-s dans la rue le 16 mars !
 


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s