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TECALEMIT : APRÈS LA LIQUIDATION À BLOIS, TECALEMIT RACHÈTE DANS LE CHER !

Colère et incompréhension : Les salariées et la CGT de Loir-et-Cher n’a pas de mots assez durs pour commenter le rachat de Sandvik par Tecalemit, deux semaines après la liquidation du site de Blois.

Bien sûr, il y a eu quelques rumeurs, jusqu’à ce que la préfecture du Cher ne diffuse un communiqué du ministère chargé de l’Industrie en fin de semaine dernière. La ministre Agnès Pannier-Runacher y salue le rachat de Sandvik Materials Technology par Tecalemit Aerospace. Cette entreprise de fabrication de tubes de précision emploie 51 personnes sur son site du Cher, à Chârost. « Evidemment, nous sommes heureux pour les salariés du Cher, mais en Loir-et-Cher, ce sont 160 salariés de Tecalemit Blois qui n’ont eu d’autres choix que le transfert dans la Sarthe à Luceau ou le licenciement » rappelle Christine Bariaud, de la CGT 41. Après un mois de blocage de l’usine de l’avenue de Châteaudun sur février-mars 2021, un accord sur les conditions de départ avait fini par être conclu, laissant tout de même plusieurs dizaines de personnes sur le carreau.

« Le rachat de la honte »

Depuis l’officialisation de la nouvelle acquisition de Tecalemit vendredi dernier, la CGT de Loir-et-Cher n’en finit pas de s’étrangler : « Quelle honte ! Glorifier une entreprise qui vient de fermer son site de Blois pour transférer son activité à Luceau… » explique le syndicat dans un communiqué. Il est aussi question des aides perçues par Tecalemit de la part de l’Europe, mais aussi de la région, du département et de l’agglomération. La CGT exige la conditionnalité des aides, d’autant que l’entreprise est lauréate aux fonds du Plan de relance pour les projets aéronautiques. « Il y a beaucoup de colère face à ce rachat de la honte » résume Sidi Boussetta, secrétaire départemental adjoint du syndicat. « La CGT avait raison de dénoncer un argument fallacieux pour la fermeture du site blésois ».

Après un mois de blocage du site Tecalemit de Blois, direction et salariés grévistes ont finalement trouvé un terrain d’entente sur les conditions de départs. Les poursuites aussi sont abandonnées.

Au lendemain de l’imbroglio sur les assignations en justice de six salariés, les téléphones ont chauffé toute la journée ce jeudi 11 mars entre les grévistes et leur direction générale basée à Lyon. Jusqu’à ce que la nouvelle tombe, tard dans la soirée. Les deux parties sont finalement tombées d’accord sur les conditions de départ des salariés ne souhaitant pas suivre en Sarthe : 9 500 euros de prime de départ et 500 euros par année d’ancienneté« C’est un peu en-dessous de ce que nous demandions, mais c’est beaucoup mieux que ce qu’on nous proposait au début » commente Nathalie Guillemet, membre du CSE.

Blocage levé dans la nuit du 11 mars 2021

En contrepartie, la direction générale lyonnaise de Tecalemit a demandé la suppression du barrage qui bloquait l’entrée du site de l’avenue de Châteaudun à Blois depuis le 11 février. Les installations de fortune ont été évacuées dans la nuit de jeudi à vendredi par ces salariés qui se seront relayés sur place tous les jours et 24 heures sur 24 depuis un mois. Les rotations des camions vont donc pouvoir reprendre. Il est aussi convenu que la direction abandonne toute poursuite à l’encontre de six salariés. Mais peut-on parler de victoire pour autant ? « Je suis mitigée » reconnaît Nathalie Guillemet, soulagée que tout cela soit terminé : « Mais nous perdons tout de même notre boulot… ».

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