NPA Loiret

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ORLEANS les intermittentEs ne cèdent rien : « On ne relâche pas la pression »

Plus de soixante-dix personnes se sont retrouvées devant le théâtre d’Orléans ce samedi 3 avril, vers 15h30. Face à « l’absence de réponse positive du gouvernement », les occupants du lieu sont « fatigués mais déterminés » à poursuivre leur mouvement.

« Merci Macron. Ce que vous faites ici bas, le peuple un jour vous le rendra. » Les occupants du théâtre d’Orléans, accompagnés par des citoyens ont commencé leur agora citoyenne en chanson, ce samedi 3 avril, vers 15h30. Une mélodie et des mots traduisant leur colère face à « l’absence de réponse positive de la part de l’État ».

Malgré le reconfinement qui débute ce dimanche, ces derniers restent mobilisés. « On ne peut pas se permettre de lâcher la pression sur le gouvernement. Nous sommes fatigués mais déterminés. Il y a urgence », affirmeVincent, batteur percussionniste, représentant du Syndicat national des artistes musiciens (Snam) CGT et membre du Collectif unitaire des intermittents et précaires du Loiret (Cuip 45).

Celui qui bat le rappel depuis le début du mouvement énumère, une nouvelle fois, les revendications des intermittents du spectacle.

« Intolérable en période de crise »

D’abord « le retrait de la contre-réforme de l’assurance chômage, applicable à partir du 1er juillet. Une aberration d’autant plus intolérable en période de crise ».

« La durée du temps de travail minimum pour ouvrir des droits passera de quatre à six mois, sur une période de vingt-quatre au lieu de vingt-huit mois. Le calcul du salaire journalier de référence, qui permet de déterminer le montant de l’allocation, est modifié. Avant, les salaires étaient divisés par le nombre de jours travaillés. Après, ils seront divisés par le nombre de jours travaillés et le nombre de jours chômés. »

Ensuite, pour les intermittents, « la prolongation des droits à l’assurance chômage d’une année au moins », au vu de la situation sanitaire.

« La réouverture annoncée par le gouvernement est un trompe-l’oeil. Beaucoup de festivals sont annulés, il y aura un embouteillage au niveau des spectacles, des salles auront fermé… »

Devant le risque de voir une grande partie des professionnels changer de métier, Vincent s’interroge : « Est-ce qu’on laisse ces gens disparaître ou est-ce qu’on conserve ce tissu artistique et technique, qui fait l’exception française ? »

Enfin, « la garantie de tous les droits sociaux et la mise en place d’un plan de relance sur plusieurs années. Aujourd’hui, pour nous, c’est catastrophique. »

Nouvel appel à manifester jeudi 8 avril

Les occupants du théâtre continueront à se relayer durant les jours qui arrivent. « Nous sommes entre vingt et quarante aux assemblées générales, qui ont lieu chaque soir, et une quinzaine à dormir sur place », explique l’une d’entre eux.

Ils appellent à rejoindre la manifestation interprofessionnelle destinée à exiger des moyens pour le service public et le personnel de santé, prévue jeudi 8 avril, à 10h30, devant le conseil départemental. Et sont prêts à organiser de nouveau une agora citoyenne, samedi 10 avril. Thierry Leu, contrebassiste au sein de l’orchestre symphonique d’Orléans, rappelle qu' »il s’agit d’un mouvement avant tout social, qui va au-delà de la problématique du milieu de la culture. Culture qui, ne l’oublions pas, est un lien, qui fait qu’une société tient« .

Anne-Laure Le Jan La République du Centre

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