NPA Loiret

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Orléans : Les travailleurs sociaux manifestent devant le conseil départemental le 22 avril !

Les travailleurs sociaux sont inquiets de la réforme des Maisons du département, à l’heure « où nous n’avons plus les effectifs pour mener nos missions à bien ». Malgré les vacances, une vingtaine d’entre eux manifestaient, ce jeudi, sous les drapeaux de la CGT.

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Ils étaient une vingtaine, sous les drapeaux de la CGT, rassemblés ce jeudi 22 avril au matin devant le siège du conseil départemental, à Orléans.

Une vingtaine de travailleurs sociaux et agents administratifs, qui protestent contre le « projet de transformation de l’action sociale », qui doit affecter les six Maisons du Département du Loiret (en charge  de l’enfance, du RSA, de la protection maternelle et infantile, des allocations personnalisées d’autonomie…).

Bien-être des usagers, ou souci d’économies ?

« Ça nous a été présenté en janvier 2020, mais j’aurais bien du mal à vous expliquer ce que c’est, car vraiment, on ne se comprend pas avec les élus », lance une militante de la CGT. Qui réussit tout de même à décrire le projet… et ce que les manifestants lui reprochent. « Ils veulent remplacer les six Maisons du Département par quatre agences de solidarité, et prévoient un redécoupage territorial maillé par des petites équipes pluridisciplinaires. »

On nous dit que c’est dans l’intérêt des usagers. Pour nous, c’est surtout par logique économique, avec plusieurs postes supprimés, et des départs à la retraite non remplacés. Une réorganisation ? Pourquoi pas. Sauf qu’en étant toujours moins nombreux, je ne vois pas comment nous pourrons être au plus proches du terrain.

Ils demandent des recrutements

Se pose notamment, estiment les manifestants, la question du recrutement. « Des équipes pluridisciplinaires, ça veut dire qu’il faut quelqu’un de chaque compétence dans chaque équipe. Actuellement, nous avons six ou sept psychologue, ce n’est pas assez pour en avoir un dans chaque future équipe… Ils nous disent qu’ils vont recruter. On leur demande si c’est acté ? ‘Non’. Combien ils vont recruter ? ‘On ne sait pas’. »

Le syndicat se lamente sur le manque de concertation. « Nous avons pu réunir quatre groupes de travail, ce n’est pas assez pour une modification aussi massive ! » Et ne s’estime pas assez écouté, notamment sur la question des cadres.

Ils refusent d’être privés de leurs responsables : Autogestion mais petits moyens !

« Actuellement, nous avons un responsable par corps de métier, qui est souvent un ancien travailleur social et connaît les problématiques, les interlocuteurs. Ils veulent les remplacer par des managers.

Leur prétexte ? Comme les travailleurs sociaux sont passés en catégorie  1, ils disent que nous n’avons plus besoin de cadres. Mais il ne faut pas confondre cadre et fonction, nous avons besoin de ces responsables.

C’est une opinion qui a été largement défendue dans les groupes de travail, mais nous n’avons pas été entendus. Le principe des managers est acté, validé.

La réponse du Département : Debrouillez-vous !

Les manifestants ont été reçus par les élus du Département, ce jeudi. « On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu de concertation, mais je crois que nous nous sommes pas compris », estime la vice-présidente Pauline Martin. « Nous leur avions dit : ‘À vus de vous emparer du sujet’, et il n’ont pas l’habitude de ce mode de fonctionnement. Je comprends que ce soit très anxiogène pour eux, mais ils ont la liberté d’organiser ce changement comme ils l’entendent. »

Sur la question des finances, l’élue assure que « ce n’est pas une question de moyens, nous allons voter dans un mois pour allouer un million d’euros de plus à la transformation de l’action sociale. L’objectif, c’est que l’usager y trouve son compte ».

Manifestation aussi à la Métropole d’Orléans

Ce même jour, des agents de la Métropole se sont rassemblés devant la mairie de Fleury-les-Aubrais afin de protester contre le passage aux 1.607 heures.
« Plusieurs collectivités territoriales, comme les Villes d’Orléans, Olivet ou Fleury étaient attractives pour les agents parce que, certes, le salaire était bas, mais c’était compensé par de nombreux congés. Avec le transfert de compétences à la Métropole, ils ont régularisé tout le monde à 1.607 heures, mais sans réégaliser les primes », dénonce Yann Bouguennec, responsable des services publics CGT.
Les manifestants demandent donc « qu’on arrête de nous piquer nos congés », mais aussi une revalorisation des salaires et des filières de métier : « Même si les salaires hommes-femmes sont officiellement les mêmes, dans les faits, les services techniques où il y a plus d’hommes sont mieux payés que les services jeunesse où il y a plus de femmes, par exemple. Il faut que ça change. »

Caroline Bozec + Photos La Republique du Centre

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Cette entrée a été publiée le 25 avril 2021 par dans ANTISOCIAL, ETAT POLICIER, FRANCE, LOIRET, ORLEANS AGGLOMERATION.