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HOMOPHOBIE : 26 avril 2021 : Visibles… mais pas trop ! Communiqué de S.O.S homophobie

Nous avons reçu ce communiqué de S.O.S homophobie que le Poing relaie
  Comment être visible quand la place des femmes est réduite dans de nombreuses sphères de notre société ?  

Comment être visible alors que les réseaux sociaux, les médias refusent et censurent le mot « lesbienne » ?  

Comment être visible sachant que le risque d’agression est réel et que des hommes souhaitent se réapproprier nos corps?  
Comment lutter contre la lesbophobie sans montrer au monde que nous existons, que nous sommes fières et que nous avons les mêmes besoins et envies que tout·e citoyen·ne ?


Comment être fière alors que le gouvernement nous refuse une égalité des droits, rabaissant nos projets et nos familles ?

The L Word, la fin du L ? La série lesbienne la plus connue, “The L Word”, n’osait écrire le mot “lesbienne” en 2004, il y a toujours en 2021 une véritable difficulté à prononcer ce mot. En février 2021, l’absence d’utilisation du terme « lesbienne » lors de la présentation dans “l’amour est dans le pré” de Delphine est un exemple frappant de cette invisibilité. Les réseaux sociaux ne sont pas en reste avec de nombreuses dénonciations de censure du hashtag “lesbian” sur Instagram ou encore du terme “gouine” sur Twitter sans prendre en considération  la réapropriation de cette insulte par les concernées. Même si écrire “lesbienne” sur Google ne renvoie plus vers des sites pornographiques à destination des hommes hétérosexuels. Malheureusement, lorsque “lesbienne” est associé à “jeune”, “noire” ou encore “asiatique” nous sommes toujours renvoyé·es à ces sites.

Entre visibilité et invisibilité Ces dernières années, la visibilité des lesbiennes a fait un grand pas avec de plus en plus de personnalités qui se revendiquent lesbienne, mais elles sont encore trop peu nombreuses.

Dans la musique, nous pouvons citer Pomme, Aloïse Sauvage, Suzane, Hoshi, dont les paroles et les clips engagés prônent l’amour sous toutes ses formes. Dans le sport, on peut citer les handballeuses Amandine Leynaud et Alexandra Lacrabère, la gardienne de foot Pauline Peyraud-Magnin. En politique, on peut citer la députée Laurence Vanceunebrock-Mialon et la conseillère de la mairie de Paris Alice Coffin. 

Leur visibilité nous inspire et joue un rôle de modèle indispensable pour les jeunes et les moins jeunes. Mais pourquoi peu de femmes publiques osent se dire lesbienne ?

Cette révélation aurait-elle des conséquences sur leur carrière ? La visibilité dans la sphère publique comme dans l’espace public entraîne du rejet, des agressions, de la discrimination et de la sexualisation des femmes lesbiennes ou supposées l’être.

Le rapport sur les LGBTIphobies de SOS homophobie de 2020 a relevé un lien dans 60% des cas entre les agressions lesbophobes dans les lieux publics et la visibilité des couples de femmes. Cela révèle la difficulté d’être visible dans certains milieux. Une visibilité qui pourrait entraîner un risque pour la vie et la carrière de ces femmes.

Quand nous sommes visibles, nous sommes censurées, agressées et sexualisées à la fois en tant que femme et en tant que lesbienne. Les discriminations que nous subissons sont d’autant plus nombreuses si nous sommes des femmes trans, racisées, avec un handicap ou encore travailleuses du sexe. SOS homophobie demande la mise en place de véritables mesures de lutte contre la lesbophobie dans tous les domaines de la société.

Cette lutte est indispensable pour créer des espaces sans discrimination permettant un empouvoirement et une visibilité des femmes lesbiennes ainsi que de leur diversité. Et nos droits, c’est du vent ?

En 2021, près de 5 ans après la promesse d’Emmanuel Macron, nous attendons toujours l’élargissement de la PMA à tou·tes.

Comment peut-on croire que les gouvernements nous considèrent lorsque l’on voit le manque d’intérêt de leur part pour mettre fin à cette discrimination ?

SOS homophobie exige que le projet de loi bioéthique soit programmé dans le calendrier parlementaire sans délai.

SOS homophobie demande également que cette loi repose sur une égalité des droits : une ouverture de la PMA à tou·te·s, une filiation pour les couples de femmes alignées sur le droit commun et une possibilité de disposer de ses gamètes au sein de son couple.

Pour montrer que nous existons, que nous sommes visibles et fières Pour exiger une égalité des droits pour toutes et une implication des pouvoirs publics dans la lutte contre la lesbophobie

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