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Orléans et l’agressions au théâtre : le principal suspect est « un proche de l’Alvarium », un groupe identitaire d’Angers

Selon nos informations, l’homme de 25 ans soupçonné d’avoir violemment agressé un agent de sécurité et des intermittents au théâtre d’Orléans, début mai, a déjà revendiqué « dans le passé son appartenance à l’Alvarium ». Basé à Angers, ce groupuscule identitaire, classé à l’extrême-droite, est dans le viseur des autorités depuis plusieurs mois.

« L’Alvarium ». Ce nom n’évoque sans doute pas grand-chose aux Orléanais. Il est en revanche beaucoup plus connu du côté d’Angers, où réside le principal suspect concernant les violences commises contre les intermittents du théâtre d’Orléans, dans la nuit du 8 au 9 mai.

Un « proche d’Alvarium »

Ce jeudi 10 juin, la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, a confirmé que cet homme de 25 ans, établi à Angers (Maine-et-Loire), était bien soupçonné d’avoir violemment agressé plusieurs intermittents au sein du théâtre orléanais. L’une des victimes s’est vue prescrire une interruption totale de travail de huit jours.

Si le parquet orléanais ne précise rien de plus concernant le profil du principal mis en cause, cet Angevin de 25 ans n’est pas tout à fait inconnu des services de police locaux. « Je vous confirme qu’il s’agit d’un proche de l’Alvarium, en ce qu’il a déjà revendiqué par le passé son appartenance à ce local politique », explique à La République du Centre le procureur de la République d’Angers, Eric Bouillard.

« Catholicisme social et doctrines nationalistes »

Sur son site Internet, le très controversé local politique est défini comme un « centre communautaire d’actions sociales et culturelles ». Un mouvement « aux confluents du catholicisme social et des doctrines nationalistes », l’un de ses objectifs étant « l’action sociale auprès des nôtres et la lutte contre le nihilisme européen ».

Ce groupuscule angevin, dont le leader Jean-Eudes Gannat (ex-FN) est candidat aux élections départementales dans le canton de Segré, non loin d’Angers, est dans le collimateur des autorités depuis plusieurs mois.

Des faits de violence à Angers

Dans la nuit du 21 au 22 mai, dans la rue où sont installés les locaux de l’association à Angers, cinq personnes affirment avoir été violemment prises à partie par des militants d’extrême droite et sympathisants supposés du local, révélait Ouest France.

C’est un autocollant, collé sur un volet du local identitaire, qui aurait déclenché l’ire de certains de ses membres. Son leader a concédé lui-même auprès du quotidien Libération une « réaction musclée de l’équipe de militants de garde » contre des « antifas qui harcèlent l’Alvarium et dégradent les locaux ».

« L’enquête concernant ces faits suit son cours », insiste le procureur de la République d’Angers.

« Rien ne permet, à ce stade, d’affirmer que le principal suspect concernant les agressions des intermittents, à Orléans, est aussi impliqué dans ces faits-là. Les investigations se poursuivent. »

Le même week-end où ont eu lieu les agressions au théâtre d’Orléans, un rassemblement en hommage à Jeanne d’Arc était organisé place du Martroi.

La préfecture du Loiret confirmait le lendemain même le caractère délictuel de ce rassemblement en vertu des règles liées à la lutte contre le Covid-19.

Sarah Bourletias + Photo La République du Centre

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Cette entrée a été publiée le 11 juin 2021 par dans AGGRESSION, EXTREME DROITE, FRANCE, ORLEANS AGGLOMERATION.