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Brossard à Pithiviers grève à l’appel de la CGT.

Des débrayages ont lieu depuis plusieurs jours sur le site Brossard à Pithiviers. Des salariés veulent faire entendre leur mécontentement dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. 

Une trentaine de salariés de l’entreprise Brossard à Pithiviers étaient réunis ce jeudi 3 juin à midi, à l’appel de la CGT, devant l’entrée du site pour y organiser un barbecue et par là même faire entendre leur mécontentement quant aux propositions de la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO).

« Les richesses sont mal partagées »

« Elles ont commencé il y a quinze jours », souligne Christophe Percheron, délégué CGT chez Brossard. « La direction nous propose une augmentation de 0,3% des salaires. Cela représente en moyenne cinq euros par mois. Les salariés n’ont pas vraiment apprécié cette proposition. Nous demandons une augmentation générale des salaires de 2% : 1% au 1er avril 2021 et 1% au 1er juillet 2021. Cela représenterait 30 à 35 euros par mois en fonction des classifications. Et aussi une hausse des indemnités kilométriques à 0,07 euros par kilomètre. » Une extension de la prime de décalage horaire à l’ensemble des équipes fait aussi partie des revendications.

Depuis une dizaine de jours déjà, des débrayages ont eu lieu sur le site. « C’est à la convenance des salariés, l’objectif est de les faire en cascade », indique Christophe Percheron. Dans le but de perturber le fonctionnement des lignes de production. Pour le syndicaliste, « la situation économique du groupe Jacquet Brossard est acceptable. Fin juin 2020, Savane Brossard, c’est 800.000 euros de bénéfices, Jacquet 1,6 million. Aujourd’hui, les richesses sont mal partagées. »

Le site pithivérien compte environ 300 salariés permanents, un chiffre qui peut monter à 400 avec les intérimaires. Au-delà d’une hausse des salaires, la CGT réclame une amélioration des conditions de travail. « Il n’y a pas d’investissement, le matériel n’est pas bon. Il y aussi un problème au niveau de la maintenance », avance Christophe Percheron. Le syndicat souhaiterait également des embauches en CDI. « Une dizaine sont prévues en septembre », précise le délégué CGT. « Mais aujourd’hui, il y a un mal-être dans cette entreprise qui fait que les gens partent. »

Contactée ce jeudi midi, nous n’avons pour l’heure pas obtenu de retour de la direction.

LA REPUBLIQUE DU CENTRE

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