NPA Loiret

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Orléans : Les agents territoriaux ont manifesté devant la mairie le 11 juin 2021

Près de 300 agents territoriaux ont manifesté contre la loi de modernisation de la fonction publique, ce vendredi 11 juin, en milieu de journée. 

« Fonctionnaires en colère ! Nous avons tous les nerfs ! Non au vol des congés ! » Après ces slogans chantés au micro, les applaudissements pleuvent de la part des 250 personnes présentes pour manifester devant la mairie d’Orléans, ce vendredi 11 juin. Pourquoi ? En cause, cette loi de modernisation de la fonction publique d’août 2019, qui oblige les collectivités à supprimer, à partir du 1er janvier 2022, les jours de congés octroyés au-delà de vingt-cinq jours.

« On est dépité… »

Quelque temps après, une délégation d’organisations syndicales fait le point après sa rencontre avec Isabelle Rastoul, adjointe en charge des ressources humaines, affaires administratives et administration générale. « On est très, très mitigé », souffle-t-on au micro. « Les collectivités nous proposent de mettre en place un système de jours de pénibilité liés à l’âge. » Une phrase qui ne passe pas parmi les manifestants, très déçus et en colère eux aussi. Concernant cette rencontre, les organisations syndicales avouent « qu’il y a beaucoup de si, et pas beaucoup de certitudes. C’est très maigre. Même si on a marqué le coup aujourd’hui, on est dépité… »

En conclusion, devant ces 250 manifestants, les organisations expriment leur révolte : « Pendant cette crise, on a félicité le service public et maintenant on vote une loi qui nous met dedans… Cette loi permet de balayer ce qu’on a connu pendant des années, elle est inaudible. C’est la mort du service public tel qu’on le connaît. »  

Mettre en place les 1.607 heures

Du côté de la mairie d’Orléans, Isabelle Rastoul explique que « l’on doit mettre en place les 1.607 heures (annuelles de travail) dans la fonction publique territoriale au 1er janvier 2022. Auparavant, les lois nous autorisaient des dérogations. Aujourd’hui, avec cette nouvelle loi, ce n’est plus possible. Toutes les collectivités doivent se mettre en conformité. On y travaille depuis plus de trois mois avec les organisations syndicales. À l’échelle de la collectivité, nous avions vingt-sept temps de travail différents (à la Métropole) et sept temps de travail différents au niveau de la Ville. Il faut bien que nos 3.400 agents aient un temps de travail conforme à cette loi. Nous sommes obligés de la respecter. En tant que collectivité, nous sommes garants de la loi. »

« La volonté politique est de ne pas impacter et les organisations et les agents », conclut Isabelle Rastoul. « C’est un travail très technique mais il faut comprendre qu’il y a des choses que la loi ne nous permet plus de faire. Mais, c’est vrai que c’est compliqué pour les agents, surtout au sortir de la période sanitaire. » 

Alban Gourgousse La République du Centre

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