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ENERGIE : Face aux manœuvres de division de Bruno LEMAIRE et du pouvoir plus que jamais : NON à la casse d’EDF. Grande manifestation du 22 JUIN

Dénonçons en même temps le scandale

ou  comment le pouvoir macronien aux ordres introduit la concurrence dans le domaine de l’énergie car de fait, à la demande de l’Union européenne, EDF a obligation depuis 2011, dans le cadre de la loi Nome, de vendre à ses concurrents un quart de l’électricité produite par les 58 réacteurs nucléaires français. Soit un volume de 100 térawattheures (TWh) au prix fixe de 42 euros le mégawattheure (MWh), moins cher donc sue le coût de revient de sa production !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

CASSER le service public pour faire place nette aux intérêts privés, voilà le fin mot de leur projet et de leur politique

EDF : l’interfédérale syndicale toujours vent debout contre le projet de réorganisation EDF 

Dans un communiqué, l’interfédérale syndicale énergie et mines CGT, CFE-CGC, CFDT et FO rappelle son opposition au projet Hercule prévoyant la réorganisation d’EDF et explique être « davantage soudée » pour s’y opposer.
Les termes du communiqué sont clairs :

« L’interfédérale réaffirme son opposition totale à ce projet de démantèlement d’EDF ». Pas question pour les syndicats de renoncer. « Pour l’interfédérale, consciente que le statut quo n’est pas tenable pour EDF, il n’y a aucune urgence à recourir à un processus législatif précipité. Elle demande au gouvernement de prendre en compte sa proposition de mettre en place, dans les plus brefs délais, une commission pour concrétiser un projet ambitieux pour l’avenir d’EDF ».

Le groupement de syndicat fait part d’autres réclamations : des « mesures immédiates » comme « la réévaluation du prix de l’aReNH », l’électricité issue du nucléaire qu’EDF vend aux opérateurs alternatifs. L’interfédérale, qui dénonce des « nombreuses zones d’ombre liées aux contreparties exigées par la commission européenne », « n’admettra pas qu’EDF soit sacrifiée sur l’autel du règlement des contentieux engagés par l’Europe contre l’État français et dont EDF et ses agents sont bien les premières victimes ».

EDF s’envole en Bourse, bientôt le verdict sur les discussions avec l’UE !



Dans le détails, les syndicats s’inquiètent « de l’éventuel caractère temporaire de la renationalisation prévue pour EDF » et demandent au gouvernement « de laisser à Enedis le statut de filiale directe EDF ». Sans quoi, la cohabitation d’un monopole naturel régulé avec des activités concurrentielles dérégulées, pourrait être contestée à l’avenir par Bruxelles comme par les concurrents d’EDF, redoute l’interfédérale.

Le nom du projet abandonné

Lundi 3 mai, dans un courrier adressé au président d’EDF, Jean-Bernard Lévy, que l’AFP s’est procuré, le président de la CGT-FNME l’accusait d’avoir tenté de « diviser pour mieux régner » afin de fracturer l’unité syndicale. Face à l’opposition syndicale, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a annoncé le 23 avril l’abandon du nom « projet Hercule », mais pas l’abandon du projet de réorganisation d’EDF.

Alors que les discussions avec Bruxelles sont dans la dernière ligne droite, l’Etat a détaillé pour la première fois, le 12 avril, son projet de réorganisation dans un document transmis aux syndicats du groupe.

Celui-ci prévoit qu’EDF, aujourd’hui détenu à 84% par l’Etat, soit réorganisé en trois entités pour lui permettre de se développer dans les énergies renouvelables, tout en assurant de lourds investissements dans le nucléaire. L’une des filiales « contrôlée très majoritairement par EDF SA », la société publique tête du groupe, serait consacrée essentiellement au développement des activités renouvelables et aux réseaux de distribution (Enedis).

La manoeuvre de division  de Bruno Le Maire
« Oublions Hercule » : que signifie l’abandon du nom du projet de réorganisation d’EDF annoncé par Bruno Le Maire ?
Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a appelé vendredi à construire « ensemble le grand EDF » en oubliant le nom du projet décrié… Mais le contenu n’est pas changé pour autant. 


« Oublions Hercule et construisons ensemble le grand EDF. » Dans les colonnes du quotidien Ouest-France, vendredi 23 avril, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a acté l’abandon du nom « projet Hercule » à propos du chantier tant décrié de réorganisation d’EDF. Présenté en juin 2019, ce plan consiste en une transformation du groupe EDF en trois entités distinctes. Il fait déjà l’unanimité contre lui, syndicats et opposition y voyant une manière de démanteler une entreprise stratégique.

Interrogé par le quotidien, le ministre a tenté de rassurer, vendredi : « L’unité du groupe EDF ne se négocie pas. Nous ne démantèlerons pas EDF. » Et Bruno Le Maire de souligner son intention de garder des liens entre les différentes structures du groupe : « Son unité passe par des garanties formelles sur lesquelles nous sommes encore en discussion avec la Commission [européenne] : par exemple une direction des ressources humaines qui puisse s’occuper de l’ensemble des salariés du groupe. » Il a notamment insisté sur le maintien des financements entre les filiales, une « ligne rouge » à ne pas dépasser selon son entourage : « L’unité, c’est aussi la possibilité d’avoir des flux financiers entre les différentes entités du grand EDF : le nucléaire, les énergies renouvelables ou les réseaux. La négociation se poursuit. » 

Un projet toujours d’actualité


Faut-il voir dans ces annonces une manière de revenir sur le projet ? Pas vraiment. Si le nom Hercule est abandonné, le projet, lui, n’est ni retiré ni modifié sur le fond, a confirmé l’entourage du ministre à franceinfo. Il resterait ainsi basé sur un même socle : la division en plusieurs entités du groupe EDF, à savoir une société mère et deux filiales.

Dans un document transmis aux syndicats début avril, le ministre de l’Economie et des Finances détaillait déjà un projet qui ne fait mention d’aucun nom, mais qui reprend les grandes lignes du projet Hercule. Il consisterait en une « réorganisation interne du groupe ». Au centre, la société EDF SA, possédée à 100% par l’Etat et qui « ne serait plus cotée en bourse ». Elle serait chargée de la gestion des activités hydrauliques, nucléaires et thermiques du groupe.

Deux filiales découleraient ensuite de cette société mère. La première, possédée à 100% par EDF SA (et donc par l’Etat), serait chargée de la gestion des activités hydroélectriques. La deuxième filiale, « contrôlée très majoritairement par EDF SA », serait dédiée aux activités renouvelables et aux réseaux de distribution, soit l’activité commerciale du groupe. L’ouverture aux capitaux privés serait estimée entre 30 et 35%, « mais ces chiffres ont pu évoluer au fil des discussions », rappellent les syndicats. 

« Il y a une crispation au sein des équipes »


« Au début, on se posait la question, à savoir si le ministre nous avait vraiment entendus, mais on a vite été déçus. Il nous a lui-même présenté un projet similaire au projet Hercule », déplore Sébastien Michel, secrétaire fédéral en charge de la politique énergétique et de la transition écologique à la FCE-CFDT. « La situation est en train de dégrader fortement les conditions du dialogue social, il y a une crispation au sein des équipes », pointe-t-il auprès de franceinfo. 

Agnès Pinson, déléguée syndicale FO à Lille (Nord) au sein de la branche commerce du groupe, s’inquiète pour sa part du statut futur des salariés de son secteur : « Si on est rachetés à 35% par le privé, ça ouvre la porte vers une absorption totale par des groupes privés. Et donc à la fin du statut spécifique pour les salariés issus de cette entité. » Un statut déjà refusé aux salariés des activités d’énergie renouvelable du groupe, et dont les syndicats militent pour la sauvegarde. 

L’absence de modifications concrètes dans le projet porté par Bruno Le Maire n’a pas fait évoluer la position globale des syndicats.

« La réforme d’EDF est désormais innommée et ne s’appellerait plus Hercule mais ses fondamentaux restent absolument inchangés avec un morcellement et une désorganisation réaffirmés. Les salariés du groupe EDF (…) continuent de rejeter cette réforme avec raison et détermination », déclarait l’intersyndicale dans un communiqué du 8 avril .

Des réunions avec l’ensemble des confédérations syndicales auront lieu à l’initiative du ministre pendant la semaine du 26 avril.

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