NPA Loiret

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Philippe Poutou (NPA) et Eric Coquerel (LFI) manifestent contre les délocalisations, aux côtés des ex-GM&S, à La Souterraine (Creuse)

Environ 200 personnes ont manifesté contre les délocalisations, dans les rues de La Souterraine (Creuse), samedi 18 décembre 2021, à l’appel du collectif “Plus jamais ça”. Philippe Poutou, candidat à la présidentielle pour le Nouveau Parti Anticapitaliste, et Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, ont fait le déplacement.

La Creuse est un département rural, mais son tissu industriel n’a rien de négligeable. C’est l’un des messages qu’a voulu faire passer “Plus jamais ça”, en organisant un rassemblement, à La Souterraine, devant le Centre culturel Yves-Furet, suivi d’une manifestation, ce samedi 18 décembre 2021.

200 personnes mobilisées avec les ex-GM&S

Le collectif, dont l’antenne locale réunit la CGT Creuse, la Confédération paysanne, la FSU et le Collectif de défense des services publics, appelait à soutenir la mobilisation des salariés de l’équipementier automobile sostranien LSI (ex-GM&S), qui craignent une nouvelle fois de perdre leurs emplois.

La production n’est pas au rendez-vous. Notre PDG nous avait dit qu’il allait nous fournir du travail, mais il ne le fait pas. Aujourd’hui, nous sommes au chômage partiel deux jours par semaine. On voudrait bien savoir pourquoi?? 

Gilbert Aucharles, ex-GM&S, syndicaliste CGT

200 personnes ont défilées dans les rues de La Souterraine, samedi 18 décembre 2021.


Le cas des ex-GMS fut l’occasion de faire un focus sur d’autres sites industriels du département, qui, selon leurs représentants syndicaux, sont, eux aussi menacés par des destructions d’emplois : Dagard à Boussac, Eurocoustic à Genouillac ou encore Sauthon à Guéret. « Nous avons été rachetés par un groupe espagnol et portugais il y a trois ans. Nous n’arrivons pas à comprendre sa stratégie. Depuis, nous avons perdu beaucoup d’effectifs. En 2010, nous étions 453 salariés aujourd’hui nous sommes 360 », témoigne Éric Barret, salarié de Dagard.

Les ex-GM&S ont présenté le projet de loi visant à responsabiliser les donneurs d’ordres vis-à-vis des sous-traitants, dont ils sont à l’initiative.

Des « Sam » font le déplacement depuis l’Aveyron 

Mais la mobilisation qui a rassemblé environ 200 personnes, ce samedi, ne s’est pas arrêtée à la Creuse. D’ex-salariés d’entreprises françaises dont les trajectoires rappellent celles des GM&S étaient également représentés. À l’image des Fonderies du Poitou, à Ingrandes (Vienne), sous-traitant de Renault, qui a fermé ses portes il y a quelques mois. Ou encore la fonderie Sam, équipementier automobile aveyronnais, dont les 333 salariés viennent d’être licenciés suite à une liquidation judiciaire.

Par leurs décisions, les donneurs d’ordres ont droit de vie ou de mort sur des entreprises, des territoires. La situation que l’on vit est celle qu’ont vécue les ex-GM&S. On a un donneur d’ordre principal qui est Renault. Et qui s’est opposé à la reprise de l’entreprise par un candidat solide

David Gistau, élu CGT au Comité social et économique de la Sam (CSE).

David Gistau et Sébastien Lallier, représentants CGT de la fonderie Sam (Aveyron).


Philippe Poutou (NPA) et Éric Coquerel (LFI) présents

Deux personnalités politiques de gauche ont également fait le déplacement à La Souterraine : Philippe Poutou, candidat à la présidentielle pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), et Éric Coquerel, député la France Insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis. Éric Coquerel qui, avec ses collègues parlementaires LFI, s’est engagé à soutenir un projet de loi, initié par d’ex-GM&S, visant à responsabiliser les donneurs d’ordres vis-à-vis des sous-traitants.

L’an dernier, il y a eu 1.100 plans de licenciement en France. C’est trois fois plus que d’habitude. Beaucoup de groupes ont profité du Covid pour délocaliser. La vraie situation du pays, elle est ici 

Eric Coquerel, député La France Insoumise de Seine-Sainte-Denis

Eric Coquerel, député France Insoumise de Seine-Saint-Denis.


De son côté, Philippe Poutou, met en avant la « réquisition » comme « réponse politique contre les fermetures d’usines et les licenciements ».

Reprendre les outils de travail, c’est le seul moyen de sauver les emplois 

Philippe Poutou, candidat NPA à l’élection présidentielle

Plutôt bien accueillie, la présence des politiques a cependant fait l’objet de quelques critiques : « on ne veut pas que la mobilisation soit récupérée par un parti », glisse une participante. Venant ainsi rappeler que les élections présidentielles doivent avoir lieu dans moins de six mois.

En Creuse, le personnel de justice se mobilise : « On dénonce une souffrance »

Textes et photos : François Delotte 

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