NPA Loiret

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Nantes : « On ne dissout pas la révolte ! »

Depuis la mobilisation antifasciste du 21 janvier à Nantes, « Nantes révoltée » est devenu la nouvelle cible de Gérald Darmanin. SIGNEZ LA PETITION CI-DESSOUS !

Le média indépendant est menacé de dissolution administrative suite aux déclarations d’élus LREM et LR mais aussi de la majorité municipale, PS et EÉLV, qui s’est empressée de condamner les prétendues violences des manifestantEs. Les menaces sont amarrées à l’inépuisable rhétorique du « casseur », pendant que les capitalistes expulsent les immigréEs, précarisent la population, détruisent les services publics et à l’occasion mutilent les manifestantEs.

Le pouvoir cible un média « gênant »

Ainsi, alors que la violence raciste et nationaliste décomplexée s’étale à longueur de médias et dans la rue, on réprime celles et ceux qui osent se soulever contre elle. En 1973, la Ligue communiste avait elle-même été dissoute pour avoir organisé une manifestation contre un meeting du groupe fasciste « Ordre nouveau », qui avait donné lieu à des affrontements avec la police qui protégeait les fascistes. Mais à l’époque, le journal Rouge avait pu continuer de paraître au nom de la liberté de la presse… En s’en prenant au média Nantes révoltée, Darmanin aurait-il envie de jouer les Monsieur Plus en réduisant au silence un média gênant pour un pouvoir qui veut continuer d’intimider et réprimer en toute impunité ses opposantEs, voire d’user d’un permis de tuer ? On se souvient que Nantes révoltée est le média avait publié les vidéos de la charge policière qui avait causé la mort de Steve Caniço.

Depuis le mouvement de contestation contre la loi travail de 2016, Nantes révoltée a joué un rôle essentiel de veille politique, et a été un relais et un soutien des luttes sociales écologiques et antifascistes. Et cette nouvelle offensive répressive ne doit rien au hasard dans une ville qui a constitué un des laboratoires de la répression d’État dans le cadre du mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le préfet a d’ores et déjà annoncé qu’il organiserait une réunion à la fin de la crise sanitaire pour renforcer l’encadrement des manifestations à Nantes…

Faire face aux menaces

Plus largement, l’État bourgeois poursuit sa dérive autoritaire. Imposer de nouvelles régressions, afin de préserver les profits d’une minorité, implique pour les capitalistes un recours de plus en plus systématique à la politique de la matraque et à la criminalisation du mouvement social et de la contestation. La dissolution de Nantes révoltée, après celle du CCIF, serait une perte majeure pour la vitalité des luttes sociales et une défaite pour l’ensemble de notre camp social, à laquelle nous ne pouvons nous résoudre. Médias indépendants, associations, partis, syndicats : tout ce que construit la population pour défendre ses droits et ses intérêts en opposition aux politiques capitalistes, racistes et/ou patriarcales, est menacé par cette nouvelle intimidation de la macronie.

Une pétition de soutien contre la dissolution de « Nantes révoltée », pour la liberté d’expression et les médias indépendants, a déjà recueilli plusieurs dizaines de milliers de soutiens. Il faut la poulariser et construire partout des actions de solidarité pour dire ensemble : « On ne dissout pas la révolte ».

La pétition en ligne.

Nantes Révoltée, et nous avec elle

samedi 29 janvier 2022

Le ministre de l’Intérieur a annoncé vouloir dissoudre le média indépendant Nantes révoltée – lire par exemple cet article de Reporterre, 27/01, ou celui d’Arrêt sur images, 28/01. Face à cette attaque contre le droit d’informer, Nantes Révoltée a publié plusieurs communiqués et lancé une pétition qui a déjà recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures.

Nous relayons ici un texte publié par Mouais le 27 janvier et cosigné par plusieurs médias indépendants. (Acrimed)

Gérald Darmanin, après la réclamation d’élus de droite et de la majorité, a annoncé avoir engagé une procédure de dissolution contre Nantes Révoltée, média indépendant dont on vous laisse deviner où il se situe. Contre cette mise en scène délirante de la censure d’un contre-pouvoir local essentiel, nous, médias libres, journalistes, citoyen.ne.s, affirmons que nous ne laisserons pas advenir ce dangereux précédent. S’en prendre à ce média, c’est s’en prendre à nous toutes, à nous tous.

Dolorès : « Et comment vous appelez un pays qui a comme président un militaire avec les pleins pouvoirs, une police secrète, une seule chaîne de télévision et dont toute l’information est contrôlée par l’État ? » Oss 117 : « J’appelle ça la France, mademoiselle. Et pas n’importe laquelle ; la France du général de Gaulle. »

Certes, on n’en est pas là, mais la France du général Macron commence à voir, dans le domaine de la liberté d’expression, des signaux qui virent fâcheusement au rouge.

Rétrogradée à la 34e place sur 180 pays dans le classement de RSF sur la liberté de la presse, elle est régulièrement condamnée pour les nombreuses violations du droit d’informer dans le cadre du « nouveau schéma national de maintien de l’ordre » et du projet de loi dit de « sécurité globale » ; les manifestations sont devenues pour partie des zones de non-droit dans lesquelles le travail des journalistes est de plus en plus compliqué à exercer, voire toujours plus dangereux, avec de nombreux cas de reporters blessés par des tirs de LBD, matraqués, visés par des jets de gaz lacrymogène, arrêtés arbitrairement, ou privés brutalement de leur matériel de reportage. En outre, en 2020, deux journalistes d’investigation au moins ont été convoqués par l’IGPN dans le cadre d’enquêtes pour « recel de violation du secret professionnel ».

Très récemment encore, l’audition devant le Sénat de MM. Bernard Arnault et Vincent Bolloré – le premier ayant mis en place l’espionnage du journal local d’investigation Fakir, et le second ayant racheté massivement des médias afin d’en faire une gigantesque plateforme de propagande pour l’extrême droite – les a vu éviter toute question dérangeante sur leur pouvoir économique et médiatique, et se poser en gentils philanthropes connaissant mal l’univers des médias, murmurant : « L’objectif pour nous, c’est de faire en sorte que ces entreprises puissent devenir rentables. Et de faire en sorte que ce petit groupe de presse prospère. C’est notre objectif et ça ne va pas plus loin ». Mouais…

Et voilà donc que Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur d’un président de la République pour lequel les « journalistes » ne sont là que pour véhiculer avec dévotion sa sainte parole venue d’en haut, s’en prend frontalement et brutalement à l’un des nombreux médias indépendants et de proximité qui, dans tout le pays, dans les villes et villages, souvent à base de bénévolat et d’autofinancement, tentent de faire vivre l’éthique journalistique sobrement résumée par Albert Londres dans une formule souvent citée : « mettre la plume dans la plaie ». Donc : déplaire, déranger, mettre le(s) pouvoir(s) face à ses contradictions, ses violences et ses failles, et donner voix à celles et ceux qui ne l’ont pas.

Cette demande de dissolution se fait notamment, nous rapporte Nantes Révoltée dans son communiqué, par les voix de la responsable LREM de Nantes et de la présidente de la région Pays-de-la-Loire, qui se sont affirmées soucieuses de « ne plus laisser prospérer cette idéologie anarchiste [1] et haineuse plus longtemps », affirmant que « depuis près de dix ans, des centaines de policiers et d’habitants ont été blessés au cours de ces manifestations violentes ». Côté policier, on ne sait pas trop, mais ce qui est sûr, c’est que lors de ces manifestations, de nombreuses personnes ont été arrêtées, blessées, mutilées par les forces de l’ordre. Et que ces exactions ont été dûment renseignées par l’équipe de Nantes Révoltée, qui remplit depuis des années avec minutie et passion son rôle de contre-pouvoir médiatique local.

Pire : Nantes Révoltée est accusée de nuire « à l’image et à l’attractivité de la capitale régionale ». Comme si le rôle de tout organe de presse était de relayer complaisamment la propagande municipale ; au moins, le propos est clair : médias, faites-nous de la pub’, ou bien disparaissez.

Mais voilà : Nantes Révoltée serait un « groupement de fait d’ultra-gauche » qui « répète sans cesse des appels à la violence (…) contre l’État, contre les policiers, avec des propos absolument inacceptables », s’est alarmé Gérald Darmanin à la tribune de l’Assemblée Nationale, réclamant donc la dissolution du média, sur la base semble-t-il de l’article L212-1 du Code de la sécurité intérieure, stipulant « toutes les associations et groupement de faits qui provoquent à des manifestations armées ou à des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens » peuvent être dissous par décret en conseil des ministres.

Problème : en tant que média documentant les « luttes sociales et environnementales », Nantes Révoltée, comme ils et elles le répètent avec insistance à chaque fois que cette accusation leur est faite, ne fait que relayer ces appels à manifester. Puis, en bon média local, ses membres se rendent dans ces manifestations afin de les couvrir et de rapporter ce qui s’y passe. En gros : Nantes Révoltée fait son travail.

Comme le média le rappelle dans son communiqué, « depuis 10 ans Nantes Révoltée propose une information indépendante, au service des mobilisations. Depuis 2012, nous avons publié des milliers d’articles, d’enquêtes, de visuels, de photos, d’analyses. Nous avons écrit des revues, donné la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas, réalisé de grandes fresques. Nous sommes désormais lu-es par plusieurs millions de personnes chaque mois. Et tout cela de façon totalement auto-produite et bénévole, sans publicité ni subventions. » C’est notamment Nantes Révoltée qui, le lendemain de la fête de la musique en 2019, avait publié les vidéos de la charge policière qui avait été fatale à Steve Maïa Caniço.

La dissolution pure et simple d’un média ayant simplement relayé des appels à manifestations, et couvert ces dernières, constituerait une atteinte directe aux droits fondamentaux, notamment à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, et serait un précédent aussi dangereux qu’inacceptable.

Nous, médias & journalistes indépendants, ou autres, ne pouvons accepter ni rester silencieux devant cette énième attaque du pouvoir macroniste qui piétine maintenant depuis cinq trop longues années les principes de la démocratie dans laquelle nous sommes censés vivre. S’en prendre à ce média, c’est s’en prendre à nous toutes, à nous tous.

Si ce projet de dissolution est mené à son terme, Darmanin peut être sûr que chaque média de ce pays verra fleurir dans ses pages une rubrique Nantes Révoltée où nos camarades trouveront hospitalité, et que des mobilisations seront menées dans chaque lieu où la presse alter’ existe ; c’est à dire : partout. Nous avons des plumes, mais nous avons aussi des dents. Et nous savons mordre.


Mačko D. et toute la rédaction du mensuel Mouais (Nice)

La Pétition est ici.

Signataires :

La Mule du pape (Montpellier)
Yannis Youlountas, activiste anarchiste et vidéaste
Mediacoop (Auvergne)
Cédric Herrou, activiste et paysan, auteur de Change ton monde
Le Poing (Montpellier)
Rapports de Force (Montpellier)
Ludivine Bantigny, historienne, autrice notamment de La Commune au présent
Le Nouveau journal du pays de Fayence (Fayence)
Ciao Viva (Grasse)
Pilule Rouge (Nice)
Les Autres voix de la presse (Colmar)
La Lettre à Lulu (Nantes)
Jean-Pierre Duteuil, activiste anarchiste, éditions Acratie
Le Trente-Deux (Tarn)
Le Monte-en-l’air (Paris)
Primitivi (Marseille)
Zin TV (Bruxelles)
SMK Video Factory (Bologne)
Ricochet (Drôme)
Les pieds dans le PAF (Loire-Atlantique)
La Gueule ouverte (partout)
TV Citoyenne (Chambéry)
Démosphère Ariège (Ariège, donc)
Le Ravi (Marseille)
Philippe Merlant, journaliste et conférencier gesticulant
Pascal Maillard, universitaire, militant syndical et blogueur Mediapart
Gildas Loirand, universitaire contributeur et informateur occasionnel à Nantes Révoltée
Françoise Boireaud, défenseure syndicale CNT-STP 26
Demain le Grand soir, média de lutte
L’Empaillé, presse libre d’Occitanie
Le Kiosque de la Tortue, diffusion indépendante downTarn
Zelium Éditions, journal satirique / Presse et BD
Le Journal Minimal
L’Infomniaque, diffuseur & infokiosquier Tarn/Corrèz
La CANSE, média en ligne antinucléaire du sud-est
Pierre Merejkowsky, artiste multimédia

En annonçant vouloir dissoudre Nantes Révoltée, « ce gouvernement s’attaque à la liberté d’expression »

MÉDIAS ENGAGÉS 

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé vouloir engager une procédure de dissolution à l’égard du site d’infos local et engagé « Nantes Révoltée ». En cause : le relais d’un appel à manifester contre l’extrême droite.

L’annonce a surpris. Mardi 25 janvier, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la députée de LREM de Nantes, Valérie Oppelt, demande la dissolution du site d’infos engagé Nantes Révoltée. Une demande aussitôt exaucée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin : « Le groupement de fait d’ultragauche que vous évoquez, depuis la loi El-Khomri [la première loi Travail en 2016, ndlr], répète sans cesse des appels à la violence, et ce week-end évidemment, contre l’État, contre les policiers avec des propos absolument inacceptables. J’ai donc décidé d’engager le contradictoire qui permettrait la dissolution de ce groupement de fait. »

Cette annonce intervient à la suite d’une manifestation antifasciste, « pour la justice sociale » et en riposte à l’extrême droite, qui s’est déroulée vendredi 21 janvier dans les rues nantaises. Au cours de cette mobilisation, des dégradations matérielles ont été commises. Christelle Morançais, la présidente du parti LR dans les Pays-de-la-Loire, demande alors à Gérald Darmanin d’engager une procédure à l’égard du site Nantes Révoltée, qui a « relayé ces délits graves et inexcusables sur les réseaux sociaux ». En cause, le fait d’être le porte-voix, comme d’autres collectifs et syndicats, d’un appel à manifester et d’avoir couvert, ensuite, cette manifestation. Sa demande a donc trouvé écho au sein des députés locaux La République en marche, que ce soit auprès de Valérie Oppelt ou de l’ancien ministre de la Transition écologique, François de Rugy.

« On est un média, pas un groupement de fait »

« En apprenant ça, on a été à la fois stupéfait, et amusé », rapporte à basta! l’équipe de Nantes Révoltée. « Christelle Morançais est une grande amie de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, deux personnalités qui ont été condamnées à de la prison ferme. On ne présente plus François de Rugy et ses homards [1]. Dites vous que ce sont ces gens qui prétendent savoir ce qu’est l’égalité et le droit en France…, répliquent les militants nantais avec ironie. Ils ne savent même pas ce qu’on est, c’est à dire un média indépendant, qui assume une ligne éditoriale engagée.« 

Créé il y a dix ans, Nantes Révoltée se définit comme un « média autonome et engagé sur les luttes sociales et environnementales à Nantes et dans le monde ». Ce dernier mois, il revendique près de deux millions de personnes touchées par leur page Facebook. « On a sorti des informations, comme sur l’affaire Steve », précise un membre de Nantes révoltée. Steve Maia Caniço est mort noyé à Nantes en juin 2019 le soir de la fête de la musique suite à l’intervention brutale de la police (l’ex-préfet de Loire-Atlantique a été mis en examen pour cette intervention). « On est très suivis sur les réseaux sociaux, on a publié dix revues papiers qui se sont écoulées à plusieurs milliers d’exemplaires… On est un média, pas un groupement de fait », poursuit le Nantais.

Les différentes pages de Nantes Révoltée sur les réseaux sociaux cumulent plus de 300 000 abonnés. À la suite de l’annonce du ministre de l’Intérieur, Didier Martin, le préfet de Loire-Atlantique a d’ailleurs déclaré dans les colonnes de Ouest-France que « Nantes Révoltée se revendique média, ont peut donc, par exemple, être confronté au respect de la liberté d’expression et de la liberté de la presse ».

À ce jour, aucune procédure n’a encore été engagée

C’est la question qui se pose après l’engagement de cette procédure : qu’est-ce qui pourrait justifier une telle dissolution ? A priori, elle s’appuierait sur l’article L212-1 du Code de la sécurité intérieure qui prévoit que « sont dissous, par décret en Conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait qui provoquent à des manifestations armées ou à des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens »A priori… car, à ce jour, aucune procédure n’a encore réellement été engagée, comme le notent les quatre avocats du média indépendant, Raphaël Kempf, Aïnoha Pascual, Pierre Huriet, et Stéphane Vallée. « Nantes Révoltée n’a reçu aucun acte d’accusation et ignore ainsi tout des griefs qui lui seraient reprochés », écrivent-ils. Si cette (hypothétique) procédure est engagée, Nantes Révoltée aurait alors 15 jours, à partir de la notification administrative de la dissolution, pour répondre aux arguments du gouvernements.

Quels éléments pourraient justifier la dissolution d’un site d’infos engagé, critique à l’égard du gouvernement et qui relaie des appels à manifester ? « En l’état, la seule hypothèse qui vaille est que Nantes Révoltée déplaît à M. Darmanin, supposent les quatre avocats. Ainsi, pour M. Darmanin, il faudrait dissoudre toute organisation qui relaierait des appels à manifester si, ultérieurement, des dégradations ont été commises au cours de ladite manifestation. Cela n’est pas sérieux, et contraire aux principes républicains », ajoutent-ils.

Empêcher cette dissolution est nécessaire « pour endiguer la casse des libertés »

Au sein de l’équipe de Nantes Révoltée, on analyse cette annonce comme la digne suite « d’un quinquennat néolibéral et autoritaire qui écrase toute les oppositions »« Après plusieurs attaques contre les libertés publiques, ce gouvernement s’attaque cette fois à la liberté de la presse et à la liberté d’expression. Je pense que c’est un test, ils voient s’ils peuvent dissoudre un média indépendant », juge un membre de Nantes Révoltée.

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Dans la foulée de la prise de parole du ministre de l’Intérieur dans l’hémicycle, de nombreuses personnalités politiques de gauche ont apporté leur soutien au média engagé. « Aucun média militant ne peut être tenu pour responsable du déroulement des évènements auquel il appelle », a, par exemple, tweeté le candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon. « Nous remercions vivement les très nombreux messages de soutien que nous avons reçus. On observe que beaucoup de personnes ne sont pas dupes de cette attaque contre la liberté de la presse », a réagi l’équipe de Nantes Révoltée. Pour le média, empêcher cette dissolution est un vrai enjeu politique : « Il y a déjà eu la loi Sécurité globale, maintenant cette dissolution… La stopper est nécessaire pour endiguer cette casse des libertés. »

Jeudi matin, une pétition « Contre la dissolution de Nantes Révoltée – Pour la liberté d’expression », lancée par le média nantais, avait recueilli plus de 20 000 signatures.

Pierre Jequier-Zalc
En photo : La revue Contre-attaque éditée par Nantes Révoltée / © Oli Mouazan

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Cette entrée a été publiée le 9 février 2022 par dans DISSOLUTION, ETAT POLICIER, FRANCE, GOUVERNEMENT, MEDIAS.
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