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Orléans : Entre 200 et 250 retraitéEs ont manifesté pour l’augmentation des pensions !

A l’appel de plusieurs syndicats et asspciations (le groupe des 9), les retraités ont dénoncé la baisse du pouvoir d’achat, engendrée par la hausse du taux de la CSG et l’inflation, et plaidé en faveur de la création d’un service public de l’aide à domicile, afin d’éviter les situations scandaleuses dans les Ehpad. Après avoir arpenté le centre-ville, le cortège s’est dirigé vers la préfecture où une délégation a été reçue.

« Depuis dix ans, nous avons perdu un mois de retraite. » Tel est le constat dressé par Pierre Montigny, 67 ans, président de l’union départementale de la CFE (Confédération française de l’encadrement) -CGC. Un chiffre qui va à l’encontre de la préservation du pouvoir d’achat, « mise à mal par l’augmentation du taux de la CSG (Contribution sociale généralisée) opérée sans déduction. »

Ce jeudi 24 mars, il faisait partie des 200 à 250 retraitéEs venus de tout le Loiret mais aussi d’Eure-et-Loir, qui s’étaient donné rendez-vous place du Matroi, à Orléans, afin de manifester contre la hausse du coût de la vie, tout en souhaitant une réforme de la prise en charge de la perte d’autonomie liée au grand âge. Au micro, la représentante de la CGT plaide pour une augmentation immédiate de 300 euros des pensions. Après avoir marché dans le centre-ville, une délégation a été reçue à la préfecture.

« La retraite à 65 ans, c’est absurde »

« Nous nous mobilisons aussi pour les actifs. La retraite à 65 ans, c’est absurde. On sait qu’à 62 ans, un actif sur deux n’a plus de travail. Et qu’à 64 ans, la moitié des actifs a un problème de santé et que 25 % des salariés les moins bien lotis sont décédés », ajoute Pierre Montigny.

Face au scandale des Ehpad, mis au grand jour par le livre « Les Fossoyeurs », il dénonce ces machines à cash que sont ces établissements : « Face aux montants hallucinants, je pense qu’il faut un service public du grand âge. Et se prononcer en faveur du maintien à domicile, c’est bien. Sauf qu‘il est difficile de recruter des aides à domicile et que nous sommes dans un désert médical. Macron poursuit la même trajectoire que ces prédécesseurs. C’est un jusque-boutiste. »

Sur la place, Sylvie de la FSU aborde un panneau avec un graphique éloquent indiquant les courbes inversées entre l’inflation et les pensions. « Ca saute aux yeux. Nous devons peser sur l’élection présidentielle. Les promesses n’ont pas été tenues. La hausse des prix est pour tout le monde. Il faut négocier les salaires mais aussi les pensions« , mentionne Marie-Claude.

« On est tous des retraités en puissance »

Selon Daniel Cazalda, pour la CGT, « c’est Macron, le responsable. Aujourd’hui, on n’y arrive plus. En 2021, le coût de la vie a augmenté de 3 %. En février 2022, les pensions ont augmenté de 1,1 %. Mais avec la hausse de la CSG, on a finalement 40 euros de retraite en moins, par mois. »      
Bruno Lacroix, premier adjoint à la maire de Fleury-les-Aubrais, drapeau de la CGT à la main, est là par solidarité : « On est tous des retraités en puissance. Nous sommes pour une retraite à 60 ans. Voire moins pour certaines professions. De l’argent, il y en a mais c’est une question de choix et de répartition. »

Evelyne, 74 ans, de Solidaire, dénonce les augmentations et le fait de devoir se serrer la ceinture : « A l’Élysée, ils sont coupés du monde. Sous les dorures de la République, ils perdent la tête. »

Quant à Ruben et Victoria, élèves de première au lycée Maurice-Genevoix d’Ingré, ils ont pris la peine de s’arrêter discuter avec les manifestants pour comprendre l’objet de la mobilisation. A défaut de penser à leur retraite, il faut qu’ils pensent à l’avenir. Mais, au moins, ils sont curieux et informés. 


Rendez-vous. A l’occasion de la mobilisation de ce mercredi 24 mars, il a été lancé un appel pour un rassemblement devant le conseil départemental du Loiret, à Orléans, le mardi 26 avril. L’objet sera de demander au Département sa position sur l’accès aux soins et la prévention, l’hébergement, la vie à domicile des personnes âgées en perte d’autonmie et le financement de la compensation de la perte d’autonomie. 

Alexis Marie La République du Centre

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Cette entrée a été publiée le 24 mars 2022 par dans ETAT POLICIER, FRANCE, LOIRET, POUVOIR D'ACHAT, retraites.
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