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La casse de l’hôpital public : Leur bébé ne réagit plus, des parents inquiets se précipitent aux urgences de Pithiviers… qui les renvoient vers Orléans

Un père de famille témoigne de l’expérience vécue avec son bébé  âgé de deux mois aux urgences de l’hôpital de Pithiviers la semaine dernière. L’enfant va mieux mais les parents ont craint le pire sur le trajet entre Pithiviers et Orléans. La responsabilité du pouvoir de l’ARS et des élus de la majorité est pleine et entière après avoir fermé la maternité de Pithiviers pour favoriser la clinique privée Oréliance

« J’ai envoyé un courrier à la direction de l’hôpital de Pithiviers pour leur expliquer ce que l’on a vécu. Et je compte alerter le président du conseil départemental, l’Agence régionale de santé. »

Renvoyé vers les urgences de Pithiviers

Un habitant d’Ascoux a contacté La Rep’ afin de faire part de l’expérience qu’il a vécue le jeudi 31 mars dernier.

L’homme est père de trois enfants, dont un bébé de deux mois et demi. « Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 1 heure, on a constaté que notre bébé avait un comportement inhabituel. Il ne répondait plus aux stimulations, ne se réveillait pas. Il ne serrait pas la main. Ma femme a senti que quelque chose n’allait pas. Elle m’a réveillé », raconte le père de famille qui a alors appelé le 15.

« Le médecin que j’ai eu au téléphone m’a dit de nous rendre aux urgences de Pithiviers. On a donc pris notre voiture pour y aller. »

« Personne n’a pris les constantes de mon fils »

Une dizaine de minutes après, la famille arrive à l’hôpital.

« À l’accueil, quand on a été pris en charge, on nous a dit qu’il n’y avait pas de pédiatre ou de personnel à même de prendre en charge notre enfant, et que le mieux était qu’on l’emmène à Fontainebleau, Orléans ou Montargis », poursuit le père.

« On n’a pas vu de médecin. Personne n’a pris les constantes de mon fils sur place. « 

Trois jours après, l’habitant d’Ascoux est toujours choqué par ce qu’il a vécu.
« On nous a simplement dit de reprendre la voiture et de faire quarante minutes de route avec ma femme alors que nous étions en panique », résume-t-il. 

Écoutant ce que lui disait le personnel de l’hôpital, le père a alors pris sa voiture,  direction Orléans, pour rejoindre le centre hospitalier régional.

« Ma femme était à l’arrière avec le bébé. Mais cinq-dix minutes après qu’on soit parti de Pithiviers, elle a constaté que le bébé n’avait plus de réaction. On a alors appelé le 18. Un camion de pompier a été envoyé. Il est arrivé une dizaine de minutes après », poursuit l’habitant d’Ascoux qui se trouvait alors avec sa famille, au niveau du rond-point d’Escrennes.

 » J’ai cru que j’étais en train de perdre mon enfant. »

Le bébé est transféré dans le camion. « Les pompiers lui ont pris les constantes. Ils lui ont fait une piqûre pour vérifier sa glycémie. Petit à petit, il a commencé à se réveiller, à changer de comportement. »

La décision a finalement été prise de l’envoyer vers le CHRO, à La Source. Ce lundi matin, le bébé était toujours hospitalisé puisqu’il a subi plusieurs examens ces derniers jours.

Le père de famille veut aujourd’hui témoigner de ce qu’il a vécu car « je ne comprends pas comment on a pu nous laisser dans une détresse comme cela avec notre bébé. Quand je l’ai pris dans les bras, il ne réagissait pas. J’ai cru que j’étais en train de perdre mon enfant. Vous imaginez, on a appelé pour la première fois le 15 à 1h15 dans la nuit de jeudi à vendredi. On a été pris en charge par les pompiers sur le rond-point d’Escrennes vers 2 heures. Mon fils est arrivé à Orléans vers 3 heures. » « Est ce que l’on aurait dû être dirigé directement vers Orléans ? », s’interroge aujourd’hui le père.  

Des questions sur la prise en charge

Cette histoire pose, en tout cas, plus largement la question des urgences pédiatriques à l’échelle du Pithiverais. À l’hôpital de Pithiviers, un enfant de moins de deux ans peut-il être pris en charge au niveau des urgences ? Ou ses parents doivent-ils se rendre directement dans un autre hôpital du Loiret ou d’un département limitrophe : Essonne, Seine-et-Marne ? Pourquoi le 15 a-t-il orienté dans ce cas ces parents vers les urgences de Pithiviers ? 

Contactée ce lundi matin, la direction du CHRO n’a pour l’heure pas répondu à nos interrogations.

Aurélie Richard La République du Centre

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Cette entrée a été publiée le 5 avril 2022 par dans CASSE DES SERVICES PUBLICS, ETAT POLICIER, HÔPITAL.
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