NPA Loiret

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ORLEANS : La fonderie Sifa technologies fermera fin février faute de repreneur !

Une audience s’est tenue mercredi 11 janvier au tribunal de commerce d’Orléans. Les salariés souhaitaient un arrêt immédiat. Le travail continuera comme prévu jusqu’au 28 février pour honorer les dernières commandes destinées à Maserati et Renault.

Plusieurs salariés, les dirigeants Patrick Bellity, président, et Julien Barbrault, directeur général, accompagnés de leurs avocats et de Franck Michel, l’administrateur judiciaire, ont participé à l’audience de mi-parcours, mercredi 11 janvier, à 12 h 30, au tribunal de commerce d’Orléans.

Tribunal qui avait prononcé la liquidation judiciaire de la fonderie le 30 novembre 2022, tout en accordant une poursuite d’activité jusqu’au 28 février 2023. Seulement une partie des 78 salariés travaillent, actuellement, pour honorer les dernières commandes destinées à Maserati et Renault. Les autres sont au chômage technique.

« Passer à autre chose »

Les salariés, par la voix du délégué syndical FO Loïc Beury, demandaient l’arrêt immédiat du travail, afin de « passer à autre chose », la motivation étant au plus bas. Et pour chercher un emploi plus rapidement dans les industries alentour. « Ce ne sera pas un problème pour les techniciens de maintenance, les ajusteurs, ceux qui ont un métier…, mais ce sera plus compliqué pour les moins qualifiés », craignent les représentants du personnel, qui estiment l’ancienneté moyenne à 25-30 ans.

Toujours est-il que l’activité se poursuivra comme prévu jusqu’au 28 février, avec une nouvelle audience le 22 février afin d’acter la liquidation et de lancer le plan de sauvegarde de l’emploi. 

Le site sera à vendre

Puis, la fonderie disparaîtra du paysage qu’elle occupait depuis 1936. Le terrain de près de 3 hectares et les bâtiments de 22.000 mètres carrés seront alors à vendre, ce qui ne devrait pas poser de problème dans un site très bien situé, dans la zone des Montées au sud d’Orléans.

Le projet de reprise un temps évoqué n’a pas pu se concrétiser, faute de partenaire. Julien Barbrault, le directeur, avait, en effet, un projet de compactage du sable pouvant se substituer aux dalles de béton utilisées dans les travaux publics.

« L’arrêt brutal d’un marché avec Renault » Il est, de plus, impossible d’imaginer une reprise par une autre fonderie, le secteur étant en voie d’être sinistré, avec le passage des moteurs thermiques aux moteurs électriques. Patrick Bellity, 66 ans, a dit, devant le tribunal, son émotion de voir sa carrière industrielle en fonderie s’achever. « J’espère une suite digne pour les salariés, que le PSE se passe bien. Cela ne sera plus entre nos mains. ».

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