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Pieds et mains enchaînés, les 1ers expulsés sont arrivés en RDC !

L’arrivée à Kinshasa (Ndjili), dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 avril 2026, de 15 migrants originaires du Pérou et du Guatemala pieds et mains enchaînés durant le vol interroge.

Près de 50 personnes par mois pourraient être envoyées vers la République démocratique du Congo avant d’être à nouveau expulsées, cette fois vers leurs pays d’origine, dans le cadre de l’accord RDC–États-Unis sur l’accueil temporaire de migrants expulsés, signé début avril 2026.

Une trajectoire incohérente !

C’est au Texas qui se trouvent les plus grands centre de detention de l’ICE aux USA.

Le Texas est à 1 890 km du Guatemala et à 5 200 km du Pérou, contre 12 460 km jusqu’à Kinshasa, puis encore 10 000 km+ pour repartir vers l’Amérique latine.

Un coût difficilement justifiable

Un vol de ce type, opéré notamment par U.S. Immigration and Customs Enforcement, peut atteindre 250 000 à 500 000 dollars, voire près d’un million avec une rotation complète.

Paradoxal !

Alors que la RDC compte plus de 7 millions de déplacés internes et a enregistré plus de 74 000 nouveaux déplacements en janvier 2026, les demandes d’asile de Congolais à l’étranger ont, elles aussi, fortement augmenté ces derniers mois. Alors que le 18 mars dernier, une embarcation de 46 Congolais faisant 30 morts s’est échouée au large des Comores en direction de Mayotte ; en Belgique, les demandes d’asile de Congolais sont passées d’environ 1 250 en 2023 à 2 500 en 2025, avec déjà plus de 450 demandes au premier trimestre 2026.

Les raisons d’un tel accord sur la migration entre les États-Unis et la RDC peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs, notamment l’externalisation du contrôle migratoire, le contournement de certaines contraintes juridiques côté américain et certainement les gains économiques pour la RDC dont les autorités refusent de clarifier la situation pour le moment. L’accord RDC–États-Unis sur l’accueil de migrants expulsés suscite aussi des interrogations sur ses contreparties réelles et ses clauses exactes, dans un contexte où plusieurs observateurs dénoncent un manque de transparence et évoquent la possibilité d’un volet stratégique opaque lié aux minerais congolais et la déstabilisation de l’Est du pays.

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Cette entrée a été publiée le 3 Mai 2026 par dans CONGO (RDC), expulsions, Immigrés, USA.

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