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« Le conseil général » remet gravement en cause le dispositif d’écoute des femmes victimes de violences


LAé : Lieu d’accueil et d’écoute du Loiret qui a pour objet d’accueillir les femmes victimes de violences dans le respect de la confidentialité, les écouter, leur apporter des informations utiles, les orienter vers les professionnels.
On y centralise  sur un même lieu le plus grand nombre d’informations permettant ainsi de révéler une situation de violence, de rompre l’isolement, trouver une écouter spécifique, proposer un accompagnement.

Premières concernées, les femmes victimes de violences, dont les violences conjugales, intra-familiales, agressions sexuelles, viols, harcèlement au travail. LAé s’adresse aussi aux personnes proches d’une femme victime de violences, aux partenaires associatifs, institutionnels rencontrant des femmes victimes de violences.

Le gouvernement avait décidé que 2010  serait la Grande Cause Nationale  contre les violences faites aux femmes. En 2011, la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique est adoptée et la France l’a signée.

La loi du 9 juillet 2010, qui accentue les mesures de prévention et de protection des femmes, a institué en France une « journée nationale de sensibilisation aux violences faites aux femmes », organisée désormais chaque 25 novembre, le même jour que la journée internationale de l’ONU.

A peine un an après que soit close cette année 2010 comme « Grande Cause Nationale  contre les violences faites aux femmes », voilà le conseil général qui baisse de 25% la subvention allouée à « LAé ».
Il met en difficulté cette association dans son fonctionnement, être à l’écoute de femmes en détresse sera rendu plus compliqué.

Rappelons à celui qui vient de prendre cette décision – Doligé – que 654 000 femmes ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles en 2009, près de 20 000 de plus qu’en 2008.

Et pour la moitié d’entre elles, ces violences ont eu lieu au sein même de leur foyer, selon les chiffres de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

L’an passé, 140 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint, selon le ministère de l’intérieur. Soit une femme tuée tous les deux jours et demi.

Quel poids sur sa conscience, si par malheur une femme venait à mourir sous les coups sans avoir pu être écoutée!
Pour « Doligé », la conscience s’arrête au 25% de subventions gagnées.

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Cette entrée a été publiée le 3 mars 2012 par dans Actualités des luttes, femmes, local.