NPA Loiret

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Les professeurs doivent être aux côtés des étudiants !


Alors que le conflit étudiant tient bon, les enseignants se rebiffent face à la situation dans laquelle le gouvernement tente de les placer et contre les forces policières qui interviennent d’une manière de plus en plus musclée lors des manifestations étudiantes.

La Fédération qui regroupe les syndicats de professeurs d’université s’oppose désormais à un retour forcé en classe et dénonce la judiciarisation du conflit, estimant qu’elle a créé un climat de peur dans lequel il est impossible d’offrir des cours dans une atmosphère sécuritaire et sereine et de respecter les exigences pédagogiques requises.

En conférence de presse, à Montréal, le président de la Fédération québécoise des professeurs d’université (FQPPU), Max Roy, a parlé d’une situation intenable pour ses membres.

«L’obligation d’enseigner, dans les circonstances, favorise la discrimination entre les étudiants. Elle place les professeurs dans une position intenable de devoir arbitrer des conflits d’opinions et de défier les décisions prises démocratiquement par les associations étudiantes dûment constituées », a-t-il fait valoir.

Il a également dénoncé avec vigueur le fait que des professeurs aient été intimidés par des agents de sécurité et des policiers, et que certains de ses membres aient été appréhendés de manière «injustifiée».
«On porte ainsi atteinte aux libertés civiles, dont la liberté d’expression. Un climat de peur s’installe sur les campus universitaires, ce qui était inimaginable et qui est absolument inacceptable.»

Pendant ce temps, le comité de coordination de «Profs contre la hausse» a décidé d’utiliser l’ironie pour dénoncer les arrestations d’enseignants, la présence policière dans les institutions et l’intimidation exercée par des agents de sécurité. Certains d’entre eux devaient se livrer aux policiers «de façon préventive»,  au quartier général de la police à Montréal.

Dans un communiqué, les porte-parole du mouvement déclarent: «si des injonctions devaient s’imposer également dans nos institutions, nous refuserions d’obtempérer, désobéissant ainsi à la loi. C’est pourquoi, par souci d’économie d’essence et de travail, nous vous demandons de nous arrêter immédiatement».

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Cette entrée a été publiée le 23 avril 2012 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, international.
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